‹ Traité élémentaire d'hygiène et de médecine légale, précédé d'une introduction historique et suivi d'une biographie, d'une bibliographie, etcChapitre 50 sur 53 · HYGIÈNE FCBL. ET MED. LEG · texte numérisé non relu

HYGIÈNE FCBL. ET MED. LEG

été son élève. Il n’existe de lui aucun écrit, ni

même de fragmens.

LAFOSSE( Jean), né à Montpellier, en 1743. Après ses premières études, il étudia à la Faculté établie dans sa ville natale , et se livra bientôt à l’enseignement particulier. On trouve de lui deux Mémoires remarquables , imprimés dans la collection de l’Académie royale des sciences; l’un sur les contre- coups, et l’autre sur lesanastomoses. De même que Louis, il attaqua avec chaleur le rapport destiné à constater l’état: du cadavre de Calas le fils, et conclut en faveur: du père. Il étudia avec un soin particulier la plupart des questions les plus importantes de médecine légale; mais la mort le surprit en 1775, à peine âgé de trente-deux ans, au moment où il se proposait de publier un traité complet sur la matière. On trouve une partie de ce travail dans le Supplément au Dictionnaire encyclopédique.

LAVOISIER. V. la Biog. de la Chimie. La collection des Mémoires de /’ Académie royale des sciences contient plusieurs Mémoires de lui, qui ont pour objet l’analyse de l’air atmosphérique et son influence dans l’acte respiratoire. Ses travaux devinrent l’objet de fréquentes applications à la solution de plusieurs problèmes d’hygiène publique.

LOUIS (Antoine) naquit à Metz le i3 février 1723. Après avoir fait ses première* çtu-

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des chez les jésuites, il vint à Paris , où il se fit remarquer de Lapeyrouie, qui lui voua une tendre affection, et lui fit obtenir la place dite de gagnant-maîtrise à la Salpétrière. Après la mort de Lapeyronie, Lamartinière lui accorda aussi son amitié, et le fit nommer professeur de physiologie. Il fit un certain nombre de leçons et d’ouvrages sur les questions les plus importantes de la médecine légale. Vers 1763 , il fut nommé chirurgien de l’armée du Haut-Rhin, et en 1763, il prit part à la discussion que suscita le malheureux procès des Calas, dans l’ouvrage intitulé : Principes pour distinguer à l’inspection d’un corps pendu, les signes du suicide d'avec ceux de l’assussinat.

LORRY (Antoine Charles), docteur régent de la Faculté de Paris , naquit à Crosne le 10 octobre 1726. Il jouit de l’avantage d’avoir été dirigé dans ses humanités par le célèbre Rollin. Bientôt sa réputation devint assez grande, pour que ses conseils fussent réclamés par Louis XY, pour la petite vérole, à laquelle ce monarque succomba. Nous possédons de lui un ouvrage important sur les alimens, qui n’est qu’un commentaire des livres diététiques d’Hippocrate, où cependant on trouve de judicieuses remarques sur leur nature et leurs moyens de conservation. Il mourut à Bourbonne-les-Bains, le 18 septembre 1783.

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MAHON naquit à Chartres le 16 avril 1752. Il vint terminer ses études à Paris, et se fit agréger à la Faculté. Bientôt il fut admis dans le sein de- la Société royale de médecine. Lors de la révolution, il fut médecin de l’hôpital des vénériens ; lors de la réorganisation de la Faculté de médecine, en frimaire an tu i 1794), il fut nommé professeur et chargé de la chaire de médecine légale, qu’il conserva jusqu’en 1801, où il périt des suites d’une péripneumonie. Après sa mort on publia un ouvrage de lui , sous le titre de Médecine légale et police médicale. 3 vol. in-8°, avec notes de M. Faulrel.

PARÉ (Ambroise). Y. la Biog. de la Chirurgie.

PIGRAY (Pierre) , chirurgien du xvie siècle, élève et ami d’Ambroise Paré, dont le plus souvent il ne fait que commenter les idées. Il fut premier chirurgien de Henri IV et de Louis XIJJ, et mourut à Paris le 16 novembre i6i3.

RAMAZZINI (Bernard) naquit en 16 1 3, à Carpi, petite ville de l’état de Modène. Après avoir suivi les cours de l’université de Parme où il reçut le titre de docteur en i65g, ilse rendit à Rome, où il se mit au nombre des élèves de A. M. de Rossi. Après avoir exercé quelque temps dans la ville de Castro, il retourna dans sa patrie, et y exerça la médecine jusqu’en 1671, qu’il fut

DE L’HYGIÈNE EUIÎLIQUE. 277 appelé à Modène par le duc régnant qui, quatre ans après, le nomma professeur de ihéorie à l’école de médecine de cette ville. En i 700 il fut nommé professeur de médecine pratique à l’université de Padoue. En 1708, le sénat de Venise le nomma président du collège de médecine de cette ville, et, l’année suivante, il fut promu à la première chaire de médeciue pratique. Le 5 novembre 1714, une attaque d’apoplexie foudroyante termina ses jours. Il était âgé de quatre-vingt-un ans. Dans le cours de sa vie , Ramazzini se livra à des travaux multipliés, en observateur exercé et en médecin judicieux , bien qu’il s’attacha peut-être avec trop d’exclusion aux doctrines de son pays; il a beaucoup écrit, mais de tous ses ouvrages, le seul qui nous intéresse est De inorbis artificum diatriba, ouvrage traduit par Fourcroyen 1777, et refondu parM. Pâtissier, eu 1S22.

TENON (Jacques Réné), chirurgien, né à Spaux près de Joigny, en 1724. Après avoir fini ses premières études, il vint à Paris, où il se fit honorablement remarquer de Winslow et i des deux de Jussieu. Il ne tarda pas à être i nommé chirurgien de première classe des ar- D ruées , et lit, en cette qualité , la campague de .1 Flandre. De retour à Paris, il devint premier ;q chirurgien de l’hospice de la Salpétrière, et en ; 1759, il fut admis à l’Académie royale des d sciences. Louis XVI l’envoya visiter les liôpi-

278 BIOGRAPHIE DE l’hïG. PUBLIQUE, taux d’Angleterre , où il reçut l’accueil que méritaient son savoir et son caractère, et recueillit d’importans documensqui, plus tard, furent publiés par ordre du roi. A la révolution, il fut nommé député à l’Assemblee législative, où, toujours , la sagesse et la modération de ses opinions le firent distinguer. Il rentra dans la vie privée après la dissolution de cette assemblée, et mourut à Paris le i5 janvier 1816. On lui doit d’importantes recherches sur les infirmeries des prisons , d’utiles conseils aux vieillards sur les moyens de prolonger la vie , et plusieurs mémoires sur les accidens et les dangers qu’entraînent les exhumations des cadavres destinés aux anatomistes.

ZACCHIAS (Paul) naquit à Rome en i584, où il fut médecin du pape Innocent X, et plus tard proto-médecin des Etats pontificaux. A beaucoup d’érudition , il joignait le talent d’embrasser les questions qu’il traitait dans toute leur étendue. On doit lui reprocher d’avoir mêlé la théologie à la médecine, et d’être resté, dans ses écrits, trop fidèle aux superstitions du moyenâge.’On lui doit l’ouvrage intitulé : Çhiœstiones medico-legales in quibus omnes eœ quee ad leges faciendas videntur pertinere, proponuntur,pertractanturet resolvuntur, neuf liv. de 1621 à 1 63 5 ; ouvrage complet, pour le temps, où plusieurs poiuts sont traités avec talent, plus Souvent en théologien qu’en médecin.

ou

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