TANT ANCIENS QUE MODERNES
AMMANN ( Paul ), médecin et botaniste allemand, naquit à Breslan en 1634. Il fit d’excellentes études dans diverses universités d’Allemagne, et reçut le grade de docteur dans celle de Leipsig. Il mourut en 1691, peu d’années après avoir été admis membre de l’académie des Curieux delà nature, sous le nom de
IDryunder. Doué d’un esprit juste, mais satirique outre mesure , il n’épargna ni la méciuede ni les médecins. Il a publié plusieurs ouvrages de botanique, et a droit à la reconnaissance de
Iceux qui cultivent cette science.
BELLOC, chirurgien, né près d’Agen, eu 1780, étudia à Montpellier et à Paris. A l’âge de vingt-quatre ans, il reçut le grade de maître ès-arts. Il s’établit à Agen, où il jouit d’uue immense réputation. Vers 1766, il se joignit à son ami M. de Lacépède , pour y établir une ; société de belles lettres, qui ne tarda pas à ac- 1 quérir de la réputatiou. En 1744 > ü fui nommé lieutenant du premier chirurgien du roi,
et peu après il parvint à faire établir une école de chirurgie à Agen. Il mourut le 28 décembre 1807, des suites d’une péripneumonie.
CABANIS (V. la Biog. de la Physiologie). Son Traité des rapports du physique et du moral contient une foule d’idées et de vues ingénieuses applicables à l’hygiène publique.
CHAUSSIER (François), né à Dijon, le 2 juillet 1746, lit ses premières études scientifiques dans sa ville natale. Dès 1769, il se livra à l’enseignement public et professa l’anatomie. En 1794, il fut appelé à Paris par le gouvernement pour contribuer à la réorganisation de l’enseignement médical: A peine se fut-il acquitté de sa tâche, qu’il retourna dans sa pa-‘ trie, d’où il fut bientôt rappelé avec le titre de professeur de l’école qu’il avait contribué à fonder, fonctions qu’il conserva jusqu’en 1823. Dans la même année, l’Institut l’appela dans son sein , en remplacement de Hallé qui venait de mourir, et le j'écompensa ainsi de la mesure illégale dont il fut victime. La douleur qu’il avait éprouvée en se voyant expulsé de la Faculté avait altéré sa santé. Il eut une attaque d’apoplexie à laquelle succéda une hémiplégie. Le 9 juillet 1828, il périt à l’âge de quatrevingt-deux ans.
CELSUS (Cornélius). Yoir la Biog. de la Médkciwe.
DE l’hygiène TUBI.IQUE. . 273
• GALIEN (Glande). V. la Biog. delà Médecine. Ce qn’il dit de l’Hygiène publique se trouve dans son Commentaire sur le traité d’ Hippocrate, De aere , locis et acquis.
GUYTON DE MORVEAU. V. la Biog. de la Chimie. C’est à lui que nous devons la première découverte de la propriété désinfectante du chlore. Il a publié sur ce sujet un ouvrage très-important.
HEllODtCUS. Nous possédons peu de notions certaines sur ce médecin, qui vécut avant Hippocrate. Nou-seuleœent il nous est représenté comme médecin, mais aussi comme directeur de gymnase, ce qui lui permit d’observer certaius effets de l’exercice sur la santé. Aussi fut-il le premier qui fonda en Grèce une gymnastique médicale, pour laquelle il établit des règles et des préceptes appropriés aux besoins du corps. Mais nous avons perdu les vues ingénieuses de ce médecin philosophe, avec ses ouvrages. Ou n’en retrouve que quelques fragrneus dans les ouvrages de Celse, Galien et autres, que Mercnrialis a pris soin de réunir dans un traité intitulé de Arte gymnastica.
HIPPOCRATE. V. la Biog. de la Médecine.
ICCUS, médecin et athlète grec. Nous possédons encore moins de documens sur son compte que surHérodicus,qui passe pour avoir