‹ Traité élémentaire d'hygiène, privée et publique (volume 2)Chapitre 106 sur 134 · CHAP. II. — FÉCONDITÉ, STÉRILITÉ · texte numérisé non relu

CHAP. II. — FÉCONDITÉ, STÉRILITÉ

samment question en traitant des divers agents dont la matière de l'hygiène peut disposer.

En prenant la question d'un peu plus haut, on trouve des causes générales qui tiennent aux climats, à l'alimentation des peuples, à leur richesse, et qui ont une influence prononcée sur la fécondité des populations. Ce sont ces causes générales qu'il s'agit d'examiner.

Les climats exercent une grande influence sur la fécondité. Il a été démontré précédemment que cette fécondité était plus considérable clans les pays chauds et moindre dans les contrées septentrionales.

La richesse d'un pays, l'abondance de ses productions, la fertilité de son sol augmentent la fécondité de ses habitants. Les conditions contraires la diminuent dans une proportion notable.

On peut se faire une idée de la fécondité relative des mariages dans divers pays de l'Europe par le tableau suivant, emprunté à M. Boudin.

Nombre d'enfants

Nombre d'enfants

Pays.

par

Pays.

par

couple marié.

couple marié.

Suède,

Mecklembourg, S.

Pays-Bas,

Autriche,

Prusse,

Wurtemberg,

Angleterre,

Courlande,

France,

Islande,

Belgique,

Genève,

Hanovre,

Guanaxalo,

On compte 1 naissance en Paissie, en 1842, sur 23 habitants ; en Autriche, en 1840, 1 sur 26 habitants ; en Prusse, en 1840, 1 sur 27 habitants; en Angleterre, en 1841, 1 sur 31 habitants.

En France, les naissances ont suivi depuis 80 ans une marche décroissante, et voici le tableau et les résultats que nous empruntons encore au travail de M. Boudin.

Habitants pour

Habitants pour

1 naissance.

1 naissance.

31,55 32, il

On voit, ajoute-t-il, que depuis 1772 la fécondité a diminué de plus de 40 pour cent. On comptait, en 1784, sur 24,800,000 habitants, 965,648 naissances. En 1841, le nombre de ces dernières ne dépassait pas 970,929, sur une population de 34,230,000 individus.

Quelle est la cause de cette diminution? Il faut l'attribuer, selon M. Boudin, à l'énorme proportion des anciens prolétaires devenus propriétaires par le fait de la Révolution.

La même diminution de fécondité se montre dans plusieurs autres contrées de l'Europe. Elle est, en Allemagne, de 1 sur 13, en 17 ans; en Suède, 1 sur 9, en 61 ans ; en Russie, 1 sur 8, en 28 ans ; en Espagne, 1 sur 6, en 30 ans; en Danemarck, 1 sur 4, en 82 ans ; en Prusse, 1 sur 3, en 132 ans ; en Angleterre, 1 sur 3, en 100 ans.

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