‹ Traité élémentaire d'hygiène, privée et publique (volume 2)Chapitre 105 sur 134 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

Fécondité, stérilité,

Tous les mariages ne sont pas féconds, et bon nombre d'époux n'ont jamais d'enfants. Les causes qui produisent de tels résultats dépendent de l'homme ou de la femme, quelquefois de tous les deux.

Les causes inhérentes à la femme sont locales ou générales. Parmi les premières on doit ranger :

1° Les divers vices de conformation des organes génitaux, qui ont pour caractères l'absence ou l'occlusion du vagin; l'absence de l'utérus, des trompes ou des ovaires; l'occlusion de l'orifice du col ou des trompes ;

2° L'absence de menstruation, qui indique, en général, qu'il n'y a pas d'ovulation spontanée;

3° La plupart des maladies du corps ou du col de l'utérus, et en particulier l'antéversion ou la rétroversion, la métrite chronique, l'inflammation catarrhale de la membrane interne de la cavité du col ou du corps de l'utérus, le cancer de cet organe.

Parmi les causes générales, on doit placer la faiblesse de la constitution, la mauvaise santé habituelle, les maladies chroni-

ques déterminant un état cachectique, la chlorose, les diverses espèces d'anémies.

On regarde encore comme causes de stérilité les travaux physiques exagérés, les marches forcées, l'équitation. L'abus des plaisirs vénériens et le tempérament génital très-prononcé conduisent souvent à ce résultat ; la prostitution est une des causes les plus fréquentes d'infécondité.

Enfin, bien souvent aucune cause ne peut rendre compte de la stérilité de la femme, et elle se produit malgré l'intégrité anatomique et physiologique de tous les appareils organiques, et malgré une belle et forte constitution.

Chez l'homme, les causes de stérilité ne sont pas moins nombreuses, et elles tiennent également aux organes génitaux ou à l'ensemble de l'organisme.

Parmi les premières, on trouve les vices de conformation de la verge, l'hypospadias, l'absence du pénis, l'absence des testicules (en supposant qu'ils ne sont pas restés dans l'abdomen), le volume trop considérable delà verge, qui s'opposeàson introduction; Timpuissance proprement dite, consistant dans l'impossibilité de l'érection; l'absence d'animalcules spermatiques, la liquidité trop grande du sperme ; les maladies de la prostate, de l'urètre et des vésicules spermatiques.

Les causes générales sont les, excès vénériens, la spermatorrhée, l'abus du coït et de la masturbation, la faiblesse primitive de la constitution, les cachexies diverses, les anémies symptomatiques de divers états généraux, telles que les fièvres intermittentes, les intoxications mercurielles et saturnines, une alimentation insuffisante ou insuffisamment réparatrice ; toutes ces influences générales déterminent probablement la disparition des spermatozoaires et la liquidité du fluide spermatique.

Enfin, de même que chez les femmes, il est un certain nombre de cas dans lesquels, avec une constitution excellente, l'absence complète de maladie, et la composition normale clu sperme, il y a une stérilité de l'homme que l'on ne sait à quelle cause rapporter.

L'hygiène et la thérapeutique indiquent les moyens de remédier à quelques-unes de ces altérations et de faire disparaître un certain nombre de ces causes. gg|

Ce n'est pas toutefois ici le lieu d'en parler, et il en a été suffi-

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