‹ Traité élémentaire d'hygiène, privée et publique (volume 2)Chapitre 11 sur 134 · TABLEAU NOSOGRAPHIQUE DES MALADIES QUI PEUVENT ÊTRE CAUSES DE MORT · texte numérisé non relu

TABLEAU NOSOGRAPHIQUE DES MALADIES QUI PEUVENT ÊTRE CAUSES DE MORT

ire classe. — Pyrexies ou Fièvres.

i'FiÈVRES continues { gj^ j «*£? Jaune' j Choléraasiatique.

2°FIÈYRES INTERMIT- ) sjmD|es

ÏENïS.°y.RÈM.IT:)perSic^uses-

/ Variole.

\ Vanoloïde.

3*nÈTRESÉRUPTIVES{ Rougeole.

i Scarlatine.

\SuetU miliaire.

2me CLASSE.

Inflammations.

/Angio-cardite l Endocardite 1» de l'appareil SAN- J Péricardile v j ë QU chronique.

GUIN 1 Cardite

f Artérite V Phlébite 2°de l'appareil lym- j Adénite 1 . chronique.

phatique I Lymphagite j " ^

/ Congestion céré- s l bra,e: i

3° de l'appareil ner-; Encéphalile > aiguë ou chronique.

veux.. ■ • » Myélite (

ramollissement des } centres nerveux /

4» de la peau et du ( Kuieï16-

TISSU CUTANE.... ^ph]egmôn<

Laryngite simple, aiguë et chronique.

— pseudo-membraneuse.

C aiguë.

5* DE l'appareil res-; Bronchite ] chronique.

piratoire \ l capillaire.

Congestion pulmonaire.

Œf j^e ou chronique.

/Muguet.

. • ( simple.

An6,ne \couenneuse.

Glossite OEsophagile Gastrite Entérite 6* de l'appareil di-/ Colite

gestif \ Dyssenterie

Péritonite >aigu ou chronique.

Hépatite

Ulcère chronique

de l'estomac Ulcère chronique

des intestins ^Choléra sporadique i .Méîro- péritonite { puerpérale \

f DE l'appareil uri- 1 Néphrite simple j

naire (génito-uri-^ — albumineuse \ aiguë ou chronique.

naire i Cystite l

f Ovarite 1

^Métrite /

8* des tissus muscu- ( Rhumatisme )

l aires fibreux < Goutte >aigu ou chroniqu e.

et synovial ( Arthrite j

! Ostéite J

Carie \ aiguë ou chronique.

Kécrose. j

«me classe. —Iflémorrhagies.

1" HEMORRHAGIE ARTERIELLE.

2e HÉMORRHAGIE VEINEUSE.

HEMORRHAGIES CA- PILLAIRES

Apoplexie

Epîstaxîs.

Hémoptysie.

Hématurie, nématémèse.

Métrorrhagie.

cérébrale, cérébelleuse, médullaire, pulmonaire.

4me CLASSE. ■

Névroses.

Épilepsie.

Catalepsie.

Ie DES FONCTIONS CEREBRALES < Hystérie.

| Aliénation mentale.

v Hypocondrie.

2° DE LA LOCOMOTION [ JonTlsionS.

3° de l'appareil digestif | El^éra!gie.

' ( Coqueluche.

4° des appareils respiratoire et /Asthme.

circulatoire ) Angine de poitrine.

( Syncope.

sme classe. — Lésions organiques ; aberrations de nutrition tissus accidentels et corps étrangers.

(Indiquer l'organe.)

Scrofules.

Tubercules.

Squinhe et cancer.

Hypertrophie.

Atrophie.

Anorexie.

Varices.

Hydropisie et œdème.

Emphysème et pneumatose.

Gangrène.

11° Rachitis.

12° Tumeurs.

{biliaires, urinaires.

fécales.

I4a Entozoaires.

15° Cirrhose.

16° Scorbut.

17° Diabète.

6me classe.— Blessures et solution de continuité.

(Indiquer l'organe.)

1* Contusions.

2° Commotions.

3° Plaies, déchirures, écrasements.

48 brûlures par combustion spon-

tanée.

5" Fractures.

6* Ruptures.

7° Ulcérations,

jme classe. — Déplacements* \

fw„ •„„ (simples.

»... Hernies [ étra^gI

1» des parties molles. . . I "clu,ca ^ étranglées. ( Étranglement interne.

2" des parties dures | Luxations (indiquer l'articulation).

«me classe. — Empoisonnements et maladies virulentes.

I9 par aliments non altérés | Indigestion.

, , f (Indiquer l'aliment. )

2° par aliments altères j Ergot israe.

( (Indiquer le poison.) 39 par l'introduction de poisons. ] Maladies mercunelles.

( — saturnines.

/ Hydrophobie.

i Morve aiguë ou chronique.

4" par l'introduction d'un virus. I Charbon.

i Pustule maligne.

\ Syphilis.

sme classe. — Asphyxies»

iB Par submersion. j 4° Par un gaz délétère (indiquer le gaz),

2° Par strangulation. j 5° Par le froid.

3° Par suspension. I 6° Par la chaleur.

lOme CLASSE.;

i* Monstruosités. Vices de conformation.

2e Enfant mort-né,

3° Mort subite sans lésion matérielle appréciable.

Des signes de la mort. — Les uns" se montrent immédiatement après la mort, les autres plus tard. Les premiers sont au nombre de 45, et chacun d'eux est bien loin d'avoir le même degré de valeur. Les voici par ordre d'importance : 1° l'absence prolongée des battements du cœur, constatée par l'auscultation ; 2» la face cadavérique ; 5° la décoloration de la peau ; 4° la perte de la transparence de la main ; 5° l'absence d'aréole et de phlyctène dans la brûlure de la peau; 6° l'immobilité complète des parois thoraciques ; 7° l'absence de souffle nasal et buccal; 8° le défaut d'action des sens et des facultés intellectuelles ; 9° le relâchement simultané des sphincters; 10° l'affaissement de l'œil et l'obscurcissement de la cornée par une toile glutineuse; 41° l'immobilité du corps; 12° l'abaissement de la mâchoire inférieure; 13° la flexion du pouce clans le creux de la main,

Les signes de la mort qui se manifestent à une époque plus éloignée sont au nombre de cinq, qui sont : 1° le refroidissement du corps ; 2° la rigidité cadavérique ; 3° l'absence d'irritabilité musculaire sous l'influence des agents galvaniques ; 4° l'affaissement des parties molles ; 5° la putréfaction.

D'après M. Bouchut, qui a discuté avec soin tous ces signes dans son traité : des Signes de la mort, il n'y a, en mettant de côté la putréfaction, qu'un seul signe positif de la mort, à savoir: la cessation des battements du cœur constatée par l'auscultation. Ce signe devient plus certain, si on peut y joindre le relâchement simultané des sphincters et l'aspect du globe de l'œil.

Quelle est l'utilité des maisons mortuaires qui ont été créées, depuis un certain nombre d'années , dans un grand nombre de villes d'Allemagne? C'est une question, à l'égard de laquelle les esprits sont très-partages. Les maisons mortuaires, en Allemagne, sont des établissements publics où l'on place pendant un certain temps, avant de procéder à leur inhumation, le corps des personnes décédées, afin de les soumettre pendant cet intervalle à un examen et à une surveillance qui permettent d'affirmer que la mort est bien réelle.

On a proposé d'établir en France des institutions analogues, et l'idée de cette création a été accueillie avec assez de faveur. Si on veut bien réfléchir à ce sujet, on ne tardera pas à s'apercevoir que de semblables établissements n'auraient qu'une utilité fort contestable et entraîneraient de grands frais. En effet, les inhumations précipitées sont impossibles en France, en présence de la loi qui exige 24 heures d'intervalle entre l'inhumation et la déclaration du décès. D'un autre côté, l'établissement du service de constatation des décès à domicile, organisé dans beaucoup de villes, est une nouvelle garantie donnée aux familles. A Paris, par exemple, il existe, dans chaque arrondissement, un service de constatation à domicile des décès parfaitement organisé ; et, en outre, on a créé à la Préfecture plusieurs places d'inspecteurs généraux lesquels ont pour mission de soumettre à un contrôle sévère et inattendu le travail des médecins inspecteurs de chaque quartier.

M. Bouchut, qui s'est livré à l'examen des prétendus cas d'inhumation précipitées et ayant pour objet des individus non encore décédés, est arrivé à cette conclusion, qu'il n'existe pas dans

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