CHAP. IX. — PROFESSIONS DITES HYGROMÉTRIQUES
rapide et continuel d'une température élevée à une chaleur beaucoup moins forte, et même au froid et à l'humidité, et vice versa. Ces brusques variations amènent un certain nombre de maladies aiguës, et, en particulier , des érysipèles, des pneumonies, des pleurésies, des bronchites et même des rhumatismes articulaires aigus; le développement d'une maladie de Bright, également à l'état aigu, est beaucoup plus rare ; cependant on l'observe quelquefois. Une autre conséquence de l'exposition à une chaleur ardente, c'est la soif habituelle qu'elle inspire à ceux qui y sont soumis. Il en résulte une disposition à boire, qui les engage à faire usage des alcooliques ; celte disposition conduit rapidement à l'abus des liqueurs fermentées et distillées, et à tous les maux qui en sont la conséquence.
Plusieurs de ces professions exigent en même temps un déploiement considérable de force et un exercice musculaire énergique. Ces conditions sont encore une cause de maladie de plus. Les préceptes hygiéniques qu'on doit observer peuvent être rattachés aux deux régies suivantes :
1° Eviter les variations brusques de température, et se couvrir de vêtements plus chauds, de tissus de laine, par exemple, à l'instant où Ton cesse d'être exposé au foyer ardent devant lequel on travaille;
2° Eviter surtout de satisfaire la soif qui accompagne le travail exécuté sous l'influence de cette haute température. Cette condition est plus difficile a remplir dans les classes peu éclairées, et c'est de ces classes que sortent, ainsi qu'on le sait, les ouvriers qui exercent ces professions.