DES EAUX
en appliquant sur leur peau un enduit imperméable. Cette explication, que je ne puis développer ici, me semble rationnelle.
[Les brouillards exercent souvent une action irritante sur les voies bronchiques soit en raison des fuliginosités qu’ils renferment, soit à cause de l’ammoniaque qui s’y trouve parfois en quantité assez considérable, surtout dans les villes, ainsi que l’a démontré M. Boussingault.
Telles sont les données générales de la science relativement à l’influence de l’humidité chaude ou froide sur l’organisme ; mais il faut noter que fréquemment il s’y joint d’autres circonstances, telles que l’obscurité, comme dans certains logements, les privations, les fatigues, une mauvaise alimentation, comme dans les armées, sur les vaisseaux, etc.
Dans les conditions ordinaires, cette influence peut bien agir d’une manière fâcheuse sur la santé, sans créer pour cela une aggravation dans le chiffre des décès. Casper a môme établi que l’humidité de l’atmosphère coïncide avec une moindre mortalité. Ces observations, qui me paraissent peu connues en France, méritent quelques développements. Les tables de Paris et de Berlin qui lui ont servi à démontrer l’influence de la pression atmosphérique (voy. p. 203) ont été employées à faire voir l’action de l’état hygrométrique. Pour 100 décès, il a trouvé :
Décès à Berlin. Décès à Paris.
Pendant les mois de sécheresse 52 50,5
Pendant les mois d’humidité 48 49,5
Mais comme dans le centre de l’Europe les étés véritablement humides sont très-rares, Casper a séparé, pour Berlin et pour Paris, les rapports par saisons et il a obtenu, pour Berlin surtout, des résultats analogues. Puis comparant la mortalité dans les différents mois, suivant leur sécheresse et leur humidité exceptionnelles , avec la moyenne de la mortalité ordinaire dans les mômes mois, il est arrivé au tableau suivant :