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CHAPITRE II

Des âges.

On donne, en général, le nom d'âges aux diverses périodes de développement, d’état stationnaire et de décroissance, qui se succèdent dans l’évolution organique de l’homme, depuis sa naissance jusqu’à sa mort. Toute division des âges est nécessairement artificielle, car révolution complète d’un être humain se fait sans transition brusque, d’une manière insensible, et sans qu’il y ait de temps d’arrêt déterminés. Néanmoins, on a toujaurs cherché à établir pour les âges une division qui rapprochât les époques entre lesquelles il y a une certaine similitude sous le rapport des conditions anatomiques et physiologiques, et séparât cellesentre lesquelles existe une dissemblance très-grande et très marquée. Voici les divisions qui ont été admises successivement.

Il est presque inutile de rappeler la division vulgaire et antique qui admet les quatre âges : l’enfance, l’adolescence, l’âge viril et la vieillesse (1).

Une des premières divisions véritablement scientifiques est celle de Hallé ; la voici :

1° Enfance (Infantia) 1 De 1 à 7 ans.

2° Enfance (Pueritia) j De 7 à 13 ou 15 ans.

3° Puberté ou adolescence (aptitude à la j Chez les hommes, de 15 à 25 ans.

reproduction) \ Chez les femmes, de 13 à 21 ans.

(1) A ce système quaternaire, en rapport avec les quatre éléments, les quatre humeurs, les quatre qualités, les quatre saisons, etc., je préfère de beaucoup un autre système, à peu près aussi ancien et basé sur les propriétés mystérieuses du nombre sept. Il est formulé dans l’écrit hippocratique sur les Chairs , et développé dans le Traité des semaines, si heureusement retrouvé par M. Littré. Voici ce que dit l’auteur du livre des Semaines : « Dans la nature humaine il y a sept saisons qu’on appelle âges : le petit enfant, l’enfant, l’adolescent, le jeune homme, l’homme fait, l’homme âgé, le vieillard. L’âge du petit enfant est jusqu’à sept ans, époque de la dentition; de l’enfant jusqu’à la production de la liqueur spermatique, deux fois sept ans; de l’adolescent jusqu’à la naissance de la barbe, trois fois sept; du jeune homme jusqu’à l’accroissement de tout le corps, quatre fois sept; de l’homme fait jusqu’à quarante-neuf ans, sept fois sept ; de l’homme âgé jusqu’à cinquante-six ans, huit fois sept; à partir de là commence la vieillesse. » ( Œuv . d’Hipp., trad. de Littré, t. IX, p. 556.) Non-seulement dans cette division les coupes sont plus nombreuses, mais elles répondent à des faits physiologiques qui marquent les différentes phases de la vie de l’homme. On voit que la classification de Hallé s’en approche beaucoup. E. Bgd.

12 PREMIÈRE FART1E. — SUJET DE i/llYGIÈNE.

i Virilité croissante, l Pour les hommes, 25 à 60 ans... < — confirmée.

4° \ IRILITIÎ ... 7

I Pour les femmes, 2t a 50 ans... ( — décroissante.

/ lo Vieillesse, 60 à 70 ans.

5° Vieillesse / 2° Vieillesse avancée (époque des infirmités).

( 3° Décrépitude (transition de la vie à la mort).

Daubenlon on avait présenté line plus simple, et qui n’est, en quelque sorte, que le développement, la régularisation de la division antique.

Voici cette classification :

1° Enfance, de la naissance à la puberté.

2° Adolescence, se prolongeant jusqu’à 20 ou 25 ans. 3° Jeunesse, de 25 à 30 ou 35 ans.

4° Age viril, allant jusqu’à 40 ou 45 ans.

5° Age de retour, de 45 à 60 ou 65 ans.

6° Age de la vieillesse ou caducité.

La division que j’ai l’intention de suivre est plus simple encore.

1° Époque df, la naissance, enfant nouveau-né.

2° lr# enfance, de la naissance à 2 ans.

3° 2e enfance, de 2 à 12 ou 15 ans.

4° Adolescence, âge de la puberté, de 12 ou 15 ans à 18 ou 20 ans.

5° Age adulte, de 20 à 60 ans.

6° Vieillesse de 60 ans jusqu’à la mort.

7® Époque de la mort.

Ces divisions ne sont faites que pour faciliter l’étude, et l'on ne doit pas y attacher plus d’importance qu’elles n’en méritent.

[Les anciens, sous l’influence des idées pythagoriciennes relatives à la puissance des nombres et surtout des nombres impairs, avaient admis certaines années comme exerçant une grande influence sur la vie de l’homme. Persuadés que le renouvellement intégral de la substance du corps avait lieu dans l’intervalle de trois, sept ou neuf ans, c’est à ces nombres et surtout à leurs multiples qu’ils avaient donné le nom d’années climatériques , scalaires , hebdomadaires , critiques , etc., et dans lesquelles devaient s’accomplir de graves modifications et souvent la mort. Telle était, par exemple la quarante-neuvième armée formée de 7X7; mais l’année climatérique par excellence, la grande climatérique , comme on l’appelait, c’était la soixante-troisième année, produit de 7 X 9. C’était celle qui devait offrir le plus de dangers. Il suffit d’énoncer de telles opinions pour en démontrer l’inanité.]

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