HOSPICES
. . ( Vieillesse (hommes)
‘ 1 — (femmes) ".
7,07 malades.
Moyenne
8,67 malades.
/ Vieillesse (hommes)
j — (femmes)
VIEILLESSE, j incurables (hommes)
\ — (femmes)
8,42 malades.
Moyenne
Ménages
Larochefoucauld
Sainte-Périne
Moyenne
7,22 malades.
Après cette discussion, je ne pense pas qu’il reste aucun doute dans l’esprit du lecteur. Non-seulement les hôpitaux sont préférables aux secours à domicile, parce que les malades y trouvent garantie plus grande de science médicale, soins plus assidus, salubrité plus grande et guérison plus certaine ; mais encore les hospices et maisons de refuge ne sauraient, en aucune manière, être remplacés par des pensions données à des vieillards des deux sexes.
11 y a, toutefois, plusieursinconvénients qui ont été signalés, et qui, bien que singulièrement exagérés, prêtent cependant à la discussion. Les voici:
1° A l’époque des épidémies, la gravité de la maladie est plus grande-dans les hôpitaux, et la mortalité plus considérable qu’en ville. Les résultats numériques du choléra, en 1832 et en 1849, prouvent que cela n’est pas.
Il y a toutefois un fait, et celui-là est le seul réel, c’est qu’une épidémie existant dans une ville et dans un hôpital, les malades couchés dans cet hôpital sont pris avec une extrême facilité de l’affection épidémique régnante; le choléra l’a prouvé; mais les épidémies sont des faits exceptionnels.
2° L’encombrement détermine souvent, dans les hôpitaux, des affections spéciales, telles que des érysipèles, des phlébites, des pourritures d’hôpital, des fièvres puerpérales, etc. ; cela est incontestable; mais c’est le fait de l’encombrement, et sa cessation fait disparaître ces affections.
3° Les malades auraient une grande répugnance à entrer dans les hôpitaux ou les hospices. C’est une erreur, et quiconque a observé quelque temps dans les maisons hospitalières, à Paris, a pu se convaincre, non-seulement du peu de répugnance des malades à y entrer, mais encore de l’empressement avec lequel ils s’y portent.
40 4 DEUXIÈME l'ARTIE. — MATIÈRE DE L’üYGIÈNE.
La question de la prééminence des hôpitaux sur les secours à domicile ne saurait donc faire aucun doute. Il eslprobable, toutefois, que si l’on améliorait les consultations gratuites dans les hôpilaux, et si l’on joignait la délivrance de médicaments également gratuits, on permettrait ainsi à un grand nombre d’ouvriers de se traiter chez eux et de pouvoir compter sur les consultations de médecins instruits, ainsi que sur de bons médicaments.
[Un fait qui était à peine soupçonné il y a une quinzaine d’années, a été tout à coup révélé par M. Tarnier, en 1837, et a produit une profonde sensation. C’est l’effroyable mortalité des femmes en couches dans les hôpitaux comparéeàce qu’elle esta domicile, bureaux de bienfaisance compris. Ainsi, pour 1856, M. Tarnier avait trouvé que dans l’ancien 12e arrondissement, il y avait eu, en ville, 1 décès sur 322 accouchements, tandis qu’à la Maternité on avait perdu 1 femme sur 19. M. Lefort, dans son grand travail sur les maternités, s’appuyant sur un vaste ensemble de faits, a constaté qu’à domicile, la mortalité, dans les accouchements, est de 1 femme sur 212, et, dans les hôpitaux, de 1 sur 29. Les chirurgiens et l’administration, épouvantés de ces résultats, ont proposé d’établir de petites maternités, et, en attendant, on a pris la meilleure mesure, c’est de placer le plus possible de femmes en couchés chez les sages-femmes, et d’en décider un grand nombre à rester chez elles en leur fournissant, autant que possible, ce dont elles peuvent avoir besoin.]
II. Quelles sont les conditions à remplir pour avoir des hôpitaux et des hospices dans le meilleur état de salubrité possible?
Cette question ne peut être traitée qu’en supposant un hôpital à construire. Voici, dans ce cas, les dispositions générales les plus indispensables et qui importent le plus à l’hygiène de l’établissement.
Situation. — La meilleure situation pour un hôpital est en dehors, mais très-près d’une ville, ou bien dans un quartier isolé, peu encombré de maisons et d’habitants, et où le libre renouvellement de l’air est facile ; le voisinage, mais à une certaine distance, des bois et des cours d’eau vive à bords escarpés, est une condition de salubrité excellente ; malheureusement, la plupart du temps, elle ne peut être remplie, et il faut se contenter d’un quartier isolé, aéré, et dans une position un peu élevée, relativement au reste de la ville.
Étendue. — L’étendue de l’espace où l’hôpital est établi est importante à considérer. II faut que cet espace soit assez considérable, atinquelesbâtiments ne soient pas trop rapprochés:
ciiai'. îx.
il est nécessaire également qu’ils soient séparés par de vastes cours et des jardins.
Disposition des bâtiments. — La disposition la meilleure consiste dans des pavillons allongés, parallèles entre eux, en nombre plus ou moins considérable, selon l’importance de l'établissement, et séparés les uns des autres par des cours ou des jardins.
Le nouvel hôpital construit à Paris, par les soins de l’administration de l’Assistance publique, paraît résumer toute^les conditions de bonne construction, réunies à l’introduction des améliorations indiquées par le progrès de l’hygiène. Situé sur un endroit élevé (ancien clos Saint-Lazare), aéré, non énfôÿré de maisons, il est composé d’une double série de bâtiments., parallèles, à trois étages chacun, reliés par une galerie èenr trale, au milieu de laquelle se trouve un vaste jardin. Les bâtiments de l’administration sont en avant de l’établissement, et toutes les dépendances en arrière. C’est une disposition qu’on ne saurait trop louer, et dont on ne peut guère se faire une idée qu’en visitant cette construction.
Il est certain nombre de conditions qu’on doit encore rechercher dans la disposition même des salles d’un hôpital. Ce sont les suivantes ; nous y insistons, parce qu’elles regardent plus^ particulièrement l’hygiène.
La dimension des salles et leur mode de construction ont la plus haute importance: on doit insister spécialement sur les dispositions suivantes :
Les parquets doivent être en bois de chêne épais. La hauteur des salles doit être de 4 mètres 50 cent, à 5 mètres au moins. Les fenêtres, disposées de chaque côté de la salle, en face les unes des autres, occupant à peu près le tiers de la largeur totale de l’espace, doivent avoir 3 mètres au moins de hauteur, et toucher le plafond. Les deux derniers carreaux feront office de vasistas pour la sortie de l’air vicié et échauffé par l’acte respiratoire.
Les lits construits en fer, de 2 mètres de long sur 1 de large, sont séparés de 1 mètre 50 au moins les uns des autres. Tenon donne pour largeur aux salles 8 mètres 12, et pour séparation de deux lits placés l’un vis-à-vis de l’autre, 4 mètres.
Le cubage de l’air des salles n’est pas sans importance, et dans son appréciation, il faut tenir compte du cubage des lits garnis de leur mobilier, qui doit être évalué à 1 mètre cube au moins; il faut aussi tenir compte du volume du corps qui, pour l’homme adulte, peut être évalué à 80 litres.
M. Poumet, dans un travail très-intéressant, publié dans les Annales d’hygiène (lre sér., t. XXXII), a déduit des expériences-
A. Bkcqukkel, fie édition. 3 0
et des analyses de plusieurs chimistes les conséquences suivantes:
1° Pour suffire aux besoins de la respiration et réduire à 2 pour 1,000 l’acide carbonique qu’elle dégage, comme aussi pour évaporer le produit des deux transpirations, etc., la ventilation dans les salles des hôpitaux devra fournir, par malade et par heure, 19 met. cub. 200 litr. d’air atmosphérique pur, et à 16° de température.
2° A quoi il faut ajouter, pour alimenter l’éclairage à l’huile et neutraliser les effets de l’acide carbonique qu’il produit, 7 m. cub. 600 lit. d’air par bec et par heure.
3° Pour le même usage, l’éclairage au gaz devra recevoir 126 m. cub. 063 lit. d’air, toujours par bec et par heure.
4° Enfin, la combustion complète des matières suivantes exige d’air à 0 d. : 1 kil. de bois, 7 m. 340 ; — 1 kil. de houille, 18 m. 440; — 1 kil. coke, 15 m. — Plus 6 pour 100 pour la dilatation.
En combinant ces divers résultats et en examinant quels sont ceux qui peuvent faire double emploi et servir à deux usages différents, M Poumet arrive à admettre qu’il faut: 1° par malade et par heure, 19 m. cub. 200 lit. d’air pour la respiration et l’évaporation ; 2° par bec et par heure, 7 m. cub. 500 lit. pour l’éclairage à l'huile, et 102 m. cub. pour l’éclairage au gaz. Il n’y a rien à fournir pour le chauffage, puisqu’il se fait au détriment de l’air qui a servi à tous les usages indiqués ci-dessus. Rejetant complètement l’éclairage au gaz des salles d’hôpitaux, M. Poumet arrive, comme dernière conclusion, à exiger 20 mètres cubes d’air à 16 degrés cent, par malade et par heure, ce nombre suffisant, selon lui, pour la respiration, l’évaporation et l’éclairage à l’huile des salles.
En s’appuyant sur ces données, on doit comprendre que la capacité absolue de la salle devient moins indispensable à considérer, et que tout se réduira à une question de ventilation, c’est-à-dire de renouvellement de l’air, et que ce dernier point devient plus important à considérer que la capacité de la salle.
On admettra donc 5 mètres au moins d’élévation pour la salle, sans refuser une élévation plus grande si on peut l’obtenir : 9 à 10 mètres de largeur, et une longueur en rapport avec le nombre de lits qui doivent y être placés. Mais il faudra une ventilation suffisante pour donner à cette salle 20 mètres cubes d’air par malade et par heure. Si elle contient 40 lits, ce seront par conséquent 800 mètres cubes, ce qui n’exige pas des procédés excessivement énergiques de ventilation : et on comprendra combien ce chiffre est faible, quand
on saura que la cheminée d’appel, placée au-dessus du lustre à l’Opéra-Comique, a une vitesse d’écoulement égale à 80,000 mètres cubes d’air par heure. Pour obtenir ce résultat, et en supposant qu’on n’ait pas établit dans l’hôpital un calorifère dans le genre de celui de M. Duvoir, il s’agit de mettre en usage un système qui, en été, puisse ventiler sans chauffer. Quel procédé employer? M. Poumet, dans son travail, en avait présente un assez compliqué, qu'il a modifié depuis, et voici actuellement ce qu’il propose. La quantité d’air à fournir dans les salles d’adultes étant estimée par lui à 20 mètres cubes par malade et par heure, pour satisfaire aux besoins compensés qu’exigent l’inspiration, l’acide carbonique de l’expiration, les transpirations pulmonaire et cutanée, l’évaporation des liquides, le chauffage et l’éclairage, il les fournit avec un calorifère à chambre chaude établi dans les caves du bâtiment. Voici les indications que donne M. Poumet.
L’air destiné à la ventilation sera pris dans les mêmes caves; mais celui qui est destiné au foyer sera puisé dans les cours ou jardins.
Une machine soufflante, mise en communication directe avec la chambre chaude, chassera l’air dans les salles, La température de celles-ci devra être maintenue à 16°. Le renouvellement de l’air sera continu et non intermittent. Sa vitesse de mouvement sera de 1 mètre, et tout au plus de 2 mètres par seconde.
Arrivé dans les salles, l’air sera versé au niveau du plancher, il sortira par le plafond.
Des gaines ou tuyaux en bois seront disposés pour remplir ce double effet.
Pendant l’été, c’est l’air frais puisé dans les cours que la machine soufflante enverra aux malades.
Dans une ville, chef-lieu de département, la construction d’un hôpital présente d’autres conditions, qui sont la conséquence de la nécessité où l’on est d’isoler un certain nombre de maladies. Cet isolement ne peut être obtenu que par la multiplication des pavillons. Ainsi, après le nombre nécessaire de pavillons ou de lits pour les maladies aiguës, il faudrait une section pour les maladies de la peau, une section pour la syphilis, une pour les accouchements et une pour les enfants.
Il est, toutefois, deux sortes d’établissements qui ne doivent jamais être compris dans les précédents ; ce sont: 1° les maisons d’aliénés. Ces établissements se sont beaucoup multipliés en France depuis une quinzaine d’années, et maintenant on en compte au moins un pour deux ou trois départements,
afin de se conformer aux prescriptions de la loi de 1830 ; 2° les hospices ou maisons de retraite destinés aux vieillards des deux sexes. Ces derniers établissements ne sauraient être trop multipliés ; ce sont les vrais invalides civils, et la création de nombreuses maisons de ce genre constitue le service le plus grand que l’on puisse rendre au peuple.
Dans une grande ville, une capitale, les différentes espèces d’hôpitaux doivent être séparées ; c’est ainsi qu’il faut un hôpital pour les maladies de la peau, un pour la syphilis, un pour les accouchements, un pour les enfants, un pour les aliénés. Il en faudrait peut-être aussi un pour les phthisiques.
A Paris, le système hospitalier a subi depuis le commencement de ce siècle de grandes améliorations. La mortalité y a diminué dans une proportion énorme, et les progrès de l’hygiène se sont fait sentir partout. Bien qu’il y ait encore beaucoup à faire, on peut cependant considérer, à l’époque actuelle, ces établissements comme ne le cédant à aucun autre au monde, et c’est une justice que les médecins étrangers qui visitent nos hôpitaux généraux et spéciaux, ainsi que nos hospices, ne cessent de leur rendre chaque jour.
[Une grande discussion qui a eu lieu, en 1862, à l’Académie de médecine sur l’hygiène des hôpitaux de Paris comparée à celle des hôpitaux de Londres, a attribué plusieurs avantages aces derniers, particulièrement pour les services de chirurgie. On a beaucoup insisté sur l’importance des petits hôpitaux et du petit nombre des malades à mettre dans les salles; sur la ventilation par la simple ouverture des fenêtres ; sur le chauffage par de larges cheminées qui permettent un renouvellement de l’air facile et naturel ; sur l’absence de ces rideaux qui, chez nous, emprisonnent les miasmes autour des malades; sur l’absence de mobilier dans les salles dont la nudité même est une garantie de salubrité, etc.
On est allé plus loin encore.
Depuis longtemps on avait constaté les bons résultats du traitement des malades atteints d’affections putrides, mais surtout des blessés, dans des tentes ou dans des baraques , où ils étaient en petit nombre et soumis à une aération facile et abondante. C’est surtout pendant la guerre de Crimée que, par les soins de miss Nightingale d’un côté et de Michel Levy de l'autre, des tentatives heureuses furent exécutées; mais l’emploi des tentes et baraques ayant reçu en Amérique, lors de la guerre de la -Sécession, une très-large extension, il ne fut plus permis d’élever des doutes sur l’efficacité de ce genre d'hôpital. La pourriture des plaies, l’infection purulente y sont beaucoup plus rares; à Varna, en 1854, deux hôpitaux or-
Cil A P. IX. — DES HABITATIONS. 469
dinairesreçurenl 2,34 4 cholériques, dont 1 ,383 ou 60 pour 4 00 succombèrent ; sur 2,635 traités sous des tentes il en mourut seulement 698 ou 26,45 pour 400. — Les tentes doivent offrir 45 à 20 mètres de long sur 6 à 7 sept de large et renfermer au plus 42 à 48 lits. La ventilation a lieu par le toit qui, à l’angle de faîture, ne se rejoint pas et laisse un intervalle de quelques centimètres que recouvre, en le dépassant de chaque côté, un autre petit toit placé un peu au-dessus. Une bonne manière de disposer ces tentes, c’est de les ranger en hémicycle ou en triangle à 42 ou 45 mètres les unes des autres et de les déplacer tous les mois afin d’éviter les effets de l’infection du sol. Les baraques présentent les memes avantages avec plus de solidité ; elles ont de 35 à 40 mètres de long sur 9 à 40 de large et 5 ou 6 de hauteur ; on ne devra pas y placer plus de 20 malades, qui auront, ainsi, chacun environ 400 mètres cubes d’air. Ces baraques sont largement aérées par de grandes fenêtres latérales et opposées, par les portes situées aux deuxbouts et par une lanterne qui règne dans toute la longueur du faîtage. « Je voudrais, dit Michel Lévy, en finir avec le méphitisme séculaire des hôpitaux-monuments; je voudrais que nos baraques pussent devenir les hôpitaux de l’avenir avec une durée de dix ans, et, au terme de cette période, détruits et remplacés sur d’autres terrains par des constructions nouvelles, avec les corrections que l’expérience aura suggérées. » ]
nibliograpliie. — Parmi la multitude d’écrits composés sur les hôpitaux,, nous choisirons surtout ceux qui ont précédé la. grande époque de rénovation de 1789, et ceux de l’époque contemporaine. — Forme du gouvernement économique du grand Hostel-Dieu, de Nostre-Dame-de-Pitié et du pont du Rhosne de la ville de Lyon. Lyon, 1635. — Edict du roy portant establissement de l’hôpital général pour le renfermement des pauvres mendiants de la ville et faux- bourgs de Paris. Pari*, 1666, in-4°. — Recueil des édits et déclarations concernant les hôpitaux et maladreries de France. Paris, 1675, in-fol. — Histoire de l’hôpital général de Paris. Paris, 1676, in-4°. — État général des unions faites des biens et revenus des mala dreries, léproseries, etc., aux hôpitaux. Paris, 1707, in-4°. — Furstenau, De xenochiis. Rintel., 1734, in-4°. — Statuts et règlements de l’hôpital général de la Charité et aumône générale de Lyon. Lyon, 1742, in-4°. — Lépine (G.-J. de), Lettre à MM. les administrateurs de l’ Hôtel-Dieu et des autres hôpitaux de Paris. Paris- 1745, in-4u. — Abrégé historique de V établissement de l’ hôpital des Enfants-Trouvés. Paris, 1753, in-4<>. — Barth et Pilgram, Entwurf des bürgerlichen Lazareths oder, etc. München, 1773, in-8°. — Munnich (P. J. W.), De causis determinantibus ancipitem eventum morborum in nosocomiis occurrentium. Halæ Magdeb., 1766, in-4°. — Petit (A.), Mém. sur la meilleure manière de construire un hôpital de malades, Paris, 1774, in-4°, pl. — Aikin (J.), Thoughts on Hospitals. London, 1771, cl. trad. fr., Observations sur les hôpitaux, relatives à leur construction, aux vices de l’air d’hôpital, etc., par M. Verlac. Londres, 1777, in-12. — Coxe (W.), Accctunt of the Prisons and Hospitals in Russia, Schweden, Denmark. Lond., 1781, in- 8°. — Maret, Mém. sur la construction d’un hôpital, dans lequel on détermine quel est le meilleur moyen à employer pour entretenir dans les infirmeries un air pur et sa-
4 70 DliUXlÈMIî PARTIIï. — MATIÈRE UK L’HYGIÈNE.
lubre, i ii i\ <mv. Mém. (le Dijon, 1 TS2, 2* sér., p. 25. — Bosquii.lox, Mém. sur te nouvel Jiospice de Saint-Merry, dans lequel on prouve que cet hospice est de la plus grande utilité pour les pauvres et ne peut nuire nullement à lu salubrité de l’air. Paris, 1783, in-4°. — Becai.de (l’abbé de). Abrégé historique des hôpitaux contenant leur origine , les différentes espèces d'hôpitaux, d’hospitaliers et d'hospitalières, et les changements, etc. Paris, 1784, in-12. — Du même, Traité sur les abus qui subsistent dans les hôpitaux. Saint-Quentin et Paris, 1786, in-12. — Daignan (G.), Ordre du service des hôpitaux militaires, ou Détail des précautions, etc. Paris, 1785, in-8°. — Poyet, Mém. Sur la nécessité de transférer et reconstruire V Hôtel-Dieu de Paris, suivi d'un projet de translation de cet hôpital, Paris, 1785, in-4°, pl. — Bailly, Rapport des commissaires chargés par l’Acad. roy. des sc. de l’examen du projet d'un nouvel Hôtel-Dieu. Paris, 1786, in-4°. — Supplément au mém. sur la nécessité de transférer V Hôtel-Dieu de Paris, ou Analyse, etc. Londres, 1786, in-4°, et 'Troisième rapport des commissaires , etc., sur les projets relatifs à l’établissement de quatre hôpitaux. Paris, 1788, in-4°, pl. — Leroy, Précis d’un ouvrage sur les hôpitaux, dans lequel on expose les principes résultant des observations de physique et de médecine qu’on doit avoir en vue dans la construction de ces édifices, avec un projet, etc.,' in Mém. de l’Acad. roy. des sc., 1787, p. 585. — Roxiioweau «e la Motte, Essai historique sur V Hôtel-Dieu de Paris , ou Tableau chronologique de sa fondation, etc. Paris, 1787, in-8°. — Chambox de Montaux, Moyens de rendre les hôpitaux plus utiles à la nation. Paris, 1787, in-12. — Dulaurens, Essai sur les établissements nécessaires et les moins dispendieux pour rendre le service des malah s dans les hôpitaux vraiment utile à l'humanité. Paris, 1787. in-8°. — Du même. Moyen de rendre les hôpitaux utiles et de perfectionner la médecine. Paris, 1787, in-8°. — Hoffmann (C. L.), Bestâtigung der Nothwendigkeit einem jeden Kranken in einen Hospitale sein eigenes Zimmer zu geben, etc. Mainz, 1788, in-8°. — Desmonceaux (l’abbé), De la bienfaisance nationale; sa nécessité, son utilité dans l’administration des hôpitaux militaires et particuliers. Paris, 1788, i u-S°. — Du même, Plan économique et général des administrations civiles des hôpitaux français. Paris, 1802, in-8°. — Tenon, Mém. sur les hôpitaux de Paris (cinq Mém.}. Paris, 1788, in-4». — Iberti, Observ. générales sur les hôpitaux suivies d’un projet d’hôpital, 3 pl. Londres, 1788, in- 8°. — Tellez-Dacosta, Plan général d’hospices royaux ayant pour objet, de former à Paris des établissements pour six mille pauvres. Taris, 1789, in-4°, pl. — Coste, Du service des hôpitaux militaires rappelé aux vrais principes. Paris, 1790, in-8°. — Cabanis, Obs. sur les hôpitaux. Paris, 1790, in-8°. — Howard (J.), An Account of the présent state of the Prisons, Houses of correction and Hospitals, etc. Lond., 1777, iu-4o, trad. de l’anglais. Paris, 1788-1791, 2 vol. in-8°. — Du même. An Account of the Principal Lazarettoes in Europe , with, etc. Warrington, 1789, in-4°, trad. fr. par E.-P. Bertin. Paris, 1801, in-8°. — Serviez (E.-G., Roergas de), Mém. sur les hôpitaux. Paris, 1793, in-8°. — Instruction sur les moyens d’entretenir la salubrité et de purifier l’air des salles dans les hôpitaux militaires de la République , etc. Paris, an Y, in-8c. — Locqcéax, Essai sur l’établissement des hôpitaux dans les grandes villes. Paris, 1797, in-8°. — Recueil des mém. relatifs aux établissements d’humanité, trad. de l’angl., de l’allcm., et publié par ordre du ministre de l’intérieur. Paris, an YII, in-8°. — Fréron, Réflexion sur les hôpitaux et particulièrement ceux de Paris. Paris, 1800, in-12. — Moxgiardini (G. A.), Saggio sugh spedali. Gcnova, 1803, in-8°. — Friedlander, Entwurf einer Geschichte der Armcn nnd Armenanstalten, nebst einer Nachricht, etc. Leipzig, 1804,in-8°. — Valentin (L.), Fragment d’un voyage médical en Angleterre fait au printemps de 1803, in Journ. gén. de méd., t. XXII, p. 325, 1805. — Du même. Notice sur les établissements de charité et de bienfaisance, et sur l’hospitalité dans les Etats-Unis d’Amérique , 2eédit. Marseille, 1816, in-8°. — Description topographique de l'hôpital des Enfants malades. Paris, 1805, in-80.— Clavareau (L. J.), Mém. sur les hôpitaux et hospices de Paris. Paris, 1805, in-8°, fig. — Jadelot, Topographie médicale de l’hospice des Orphelins de Paris. Paris, 1807, in-8°. — Hucherard, Saussinet et Girault, Mém. historique sur l’hospice de la Maternité. Paris, 1808, in-4°. — Andrée (C. M.), Nosocomii Parisiensis sancto Ludovico dicaii descriptio. Lipsiæ, 1809, in-4°. — Du
m kmu, Neucster Zustand der vorzilglichern Spitiller und Armenanstalten in einigen Hauptorlen des In- und Auslandes, 2er Theil. Leipzig, 1811, in-8", Tabel. — Trbdern, Propositions sur les bases fond, amentales d’après lesquelles les hôpitaux doivent être construits. Paris, 1811, in-4°. — Pehcy et Williaume, Les anciens avaient-ils des établissements publics en faveur des indigents , des enfants orphelins ou abandonnés ; et s’ils n’en avaient point , etc. (Mém. couronné par la Soc. des belles-lettres et arts de Mâcon). Paris, 1813, in-8°. — Murat (J. -A.), Des causes et de l’origine de l’établissement des hôpitaux civils et militaires. Montpell., 1813, iu-80. — ScnuLTz, Geschichte der beiden Provinzial-Lazarethe zu Berlin. Berlin, 1814, in-12. — Pastoret, Rapport fait au conseil général des hospices sur l’état des hôpitaux , des hospices et des secours à domicile , depuis le 1er janv. 1801 jusqu’au l«r janv. 1814. Paris, 1816, in-4°. Tabl. — Gouroff (de), Mém. sur l’état actuel de l’hôpital lmp. des Pauvres Malades à Saint-Pétersbourg , avec détails , etc. Saint- Pétersbourg, 1817, in-8°. — Bruni (F.), Storia dell’ I. e R. Spedale di Santa Maria degli Innocenti di Firenze e di molli altri pii stabilimenti. Firenze, 1819, in-4°, 2 vol. — Polinière (Is.), Mém. sur les hôpitaux et les secours distribués à domicile aux indigents malades. Lyon, 1821, in-8°. — Soviche (Jos.), Des hôpitaux et des secours à domicile. Paris, 1822, in-8°. — Code administratif des hôpitaux civils, hospices et secours à domicile de la ville de Paris. Paris, 1824-25, avec Suppl., in-4°, 3 vol.. — Marchal (L.-J.-A.), Essai de topographie médicale^sur l’hôpital civil de Strasbourg et de son annexe. Th. de Strasbourg, 1829, n° 917. — Johnston (D.), A Medical and Statistical History, etc. Edinburgh, 1829, in-8°. — Villermé, Quelques réflexions sur les établissements de charité publique, à l’occasion d’un ouvrage de M. David Johnston , in Ann. d’hyg., lre sér., t. III, p. 92, 1830. — Du même. Note sur l’inconvénient de multiplier les étages dans les hôpitaux, in Ann. d’hyg., lre sér., t. IV, p. 51, 1830. — Dagier (Et.), Histoire chronologigue de l’hôpital général et du grand Hôtel-Dieu de Lyon, depuis sa fondation , mêlée, etc. Lyon, 1830, in-8°, 2 vol.. — Berrutti, Saggio sugli spedali, etc. Torino, 1831, in-8°.
— Parent-Duchatelet, Note sur quelques conditions que doivent présenter les hôpitaux destinés à des individus âgés de plus de 60 ans et infirmes, in Ann. d’hyg., lre sér., t. IX, p. 296, 1833. — Hille, Das kônigliche Krankenstift zu Dresden, nach seiner Geschichte, Einrichtung und seinen Leistungen dargestellt. Dresden, 1833, in-4°. — Bancal, Lettre médicale sur le grand hôpital Saint-André, les hospices civils de Bordeaux ; suivie, etc. Bordeaux, 1834, in-8°. — Bouchardat, Mém. sur l’hygiène des hôpitaux et hospices civils de Paris , in Ann. d’hyg., lre sér., t. XVIII, p. 37, 1837. ■ — Règlement sur le service de santé des hôpitaux et hospices civils de Paris, approuvé, etc. Paris, 1839, in-8°. — Watte ville (A. de), Code de l’administration des établissements de bienfaisance. Paris, 1839, in-8». — Du même, Législation charitable. Paris, 1843, gr. in-8°. — Du même, Rapp. à M. le Ministre de l’Intérieur sur l’administration des hôpitaux et des hospices. Paris, 1851 , in-4°. — Gama, Esquisse historique du service de santé militaire en général et, spécialement, du service chirurgical depuis l’établissement des hôpitaux militaires en France. Paris,’ 1841, in-8°. — Pointe (J. -P.), Notice sur l’hôpital Guy à Londres et sur l’hospice départemental d’aliénés d’Auxerre. Lyon, 1842, in-80.' — Du même, Histoire topographique et médicale du grand Hôtel-Dieu de Lyon. Lyon, 1843, in-8°. — Novak (A.), Geschichte, Verfassung und Einrichtung der Prager Kranken- und Versorgungsanstalten, in Œsterr. med. Jahrb., 1842. — Geschichte und Ergebnisse der medizinischen Lehranstalten, wie auch der Krankenhàuser und Wohltatigkeitsanstalten, dann med. Statistik und Topographie , ibid., 1842, et Canstatt’s Jahresb., 1844, t. VII, p. 92. — Meier, Entwurf einer Hospital Ordnung fur die Hospitàler oder Krankenhàuser in Baden, in Ann. der St. Arzn., t. VIII, p. 765, 1843. — Couturier (M.-H.), Note sur l’établissement d’un hôpital de convalescence et des maladies chroniques, présentée, etc. Lyon, 1843, in-8°. — J*amotte (L. de), Instruction sur les meilleures dispositions hygiéniques à adopter dans l’établissement des hôpitaux et des hospices ; suivie, etc. Bordeaux, 1813, in-8°. —Desjardins (B.L. H. F .), Des conditions de salubrité qu’il convient d’observer dans la construction et la disposition intérieure d’un hôpital. Th. de Paris, 1843, n° 94.
— Cerfbeer, Rapp. sur les établissements de bienfaisance en Italie. Paris, 1844,
in-4°. — Tanciiou (S.), Sur les hôpitaux. Paris, 1848, iu-8“. — Muller, Ueler die Nothwendigkeit von Siechenanstalten, mit besonderer Beziehung auf die Siechenanstalten in Pforzhcim, in Ver. Deutsche Ztschr. f. d. St., 1 Hl't., et Canstatt’s Jahresb., 1849, t. Vil, p. 15. — Bowditcii, An Distory of the Massachussett’s Hospital. Boston, 1851, in-8°. — Hutin (Fr.), Fragments historiques et médicaux sur l’hôtel national des Invalides. Paris, 1851, in-8°. — Rikgler (L. F.), Bas neue oder das Zwechmàssige ùn Baue, in Einrichtung, etc., der Spitàler, etc. Wien, 1853, in-8°, fîg. — Quelles sont les conditions essentielles à observer pour la construction et l’arrangement intérieur des hôpitaux et des hospices (compt. rend, du Congr. de Bruxelles), in Ann. d’hyg., lr« sér., t. XLVIII, 1 852- — Roubaud (F.), Des hôpitaux au point de vue de leur origine, de leur utilité , des conditions qu’ils doivent présenter et de leur organisation. Paris, 1853, in-12. — üietl ü.), Kritische Darstellung europàischer Kranlcenhauser. Wien, 1853, in-8°. — Labourt, Recherches sur l’origine des ladreries, maladreries et léproseries. Paris, 1854, in-8°. — Danvin, Organisation d’hôpitaux-hospices régionaux pour le service des indigents des campagnes, in Journ. de méd. de Bordeaux, mars 1854. — Thannberger (C.), Guide des administrateurs et agents des hôpitaux et hospices, ou Recueil, etc. Paris, 1855, in-8°. — Guiscom, On Hospital Hygiene, in Americ J. of Med. Sc., 2e sér., t. XXX, p. 134, 1855. — Roberton (J.), On the Defects with Iteference to the Plan of Construction and Ventilation of most our Hospitals for the Réception , etc. Lond. 1856. — Esse, Die Krankenliàuser, ihre Einrichtung und Verwaltung. Berlin, 1857, gr. in- 8°, 8 Taf. 2e éd. Berlin, 1868, in-8°, atl. — Du même, Die Baracke der Frauen- Lazareth-Vereins, in Deutsche Vtjschr. f. bffentl. , etc., t. I, p. 165, 1869. — Du même, Das neue Kranlienhaus der Jüdischen Gemeinde zu Berlin in seiner Einrichtung dargestellt. Berlin, 1860, in-fol. 13 Taf. — Axenfeld (A.), Des influences nosocomiales. Th. de conc., 1857, in-4u. — Alvarenga (L. F. Dacosta). Apontamentos sobre os meios de ventilare e aquerer os edificios publicos emparticular os hospitaes. Lisboa, 1857, in-8°. — Martin (Aus.), Die neue Gebàr- Anstalt in München , etc. München, 1857, in-8°, pl. 3. — Suckley (G.), Régulation Diet of the Paris Hospitals, in New- York Journ. of Med. Julv, 1858. — Neumann (S.), Die Krankenanstalten im preussischen Staate. Nach der bisherigen vom statisüchen Büreau über dieselben verôffentl. Nachrichten. Berlin, 1858, in-8°. — Gaultier de Claubry, Hôpital Saint-Louis à. Turin, in Ann. d’hyg., 2e sér., t. XII, p. 118, 1859. — Breuning (G. von), Bemerkungen über Spitalsbau und Einrichtung. Wien, 1859, in-8°. — Oppert, Die Einrichtung von Krankenhàusem auf wissenschaftlichen Reisen gemachte Studien. Berlin, 1859, in-4°. 3 Kupf., Taf. 8 Abbild. — Nichtingale (Miss. Fl.), Notes on hospitals. London, 1859, in-8°. — Analyse de divers ouvrages anglais sur les hôpitaux, avec pl., in British and For. Med. Chir. Review, 2e sér., t. XXV, p. 285, 1860. — Die Gründung eines neuen Krankenhauses durch die Gemeinde Wien, in Wochbl. Ztschr. der K. K. Gesellsch. der Aertze in Wien,
1861, p. 301, 305. — Volz (R.), Das Spitalwesen und die Spitàler des Grossher-' zogthums Baden. Nach ihren, etc. Karslruhe, 1861. — Steini,ein u. Wegelin, Ueber. Errichtung , Bau und Organisation eines St Gallischen Kantonspitales , S. Galien, 1861, in-8°, pl. — Lochner, Sondersiechen in Nürnberg, ihr Almosen und ihre Schau, in Deutsche Ztschr. f. d. St., Bd. XVIII, 2 Hft., et Canstatt’s Jahresb.,
1862, t. VII, p. 31. — Lefort, Note sur quelques points de l’hygiène hospitalière en
France et en Angleterre, in Gaz. hebd., t. VIII, p. 809, 1862. — Du même, Des Maternités. Études sur les Maternités et les institutions charitables d’accouchement à domicile dans les principaux États de l’Europe. Paris, 1866, in-4°, pl. 11. — Du même, Hôpitaux sous la tente, in Gaz. hebd. 1869, p. 595, 627, 662, 692. — Discussion à l’Académie de médecine sur l’hygiène des hôpitaux (discours de MM. Gosselin, Davenne, M ’iLGAi&nr, Bouvier, Bonnafont, Piorry, Renault, Devergie, Larrey, TrAbuchet, Briquet, Michel Lévy, Tardieu), Lettres et notes de MM. Husson, Marjolin, etc., in Bullet. de l’Acad. de méd., t. XXVII, 1861-62. — Marjolin (R.), Notice sur l’hôpital de Rotterdam, suivie, etc. Paris, 1862, in-8°. — Husson (A.), Étude sur les hôpitaux considérés sous le rapport de la construction, de la distribution de leurs bâtiments, etc. Paris, 1862, pl., fig. et tabl. — Frédéric, Quelques
considérations sur la question de l’hygiène des hôpitaux, in Bull, de la Soc. de
méd. de Gond, 1S63, n° 37. — Uytterhoeven (A.), Notice sur l'hôpital Saint-Jean. Étude sur ta meilleure manière d'organiser un hôpital de malades. Bruxelles, 1863, ju.8o. — Blond k r. et Ser, Jlapp. sitr les hôpitaux civils de la ville, de Londres, au point de vue de la comparaison, etc. Paris, 1863, in-4°. — Hammond (W.), On the Principles of Hospital construction , in Hygiene with spécial Referencc, etc. Philadelphie. 1863, in-8°, fig. — Tarnier (S.), Mém. sur l'hygiène des hôpitaux de femmes en couches. Paris, 1864, in-8°. — Rouillkt (A.), Rapp. sur divers hôpitaux de Genève, Turin et Milan. Paris, 1864, gr. in-8°. — Bpistowe (J. Sver) et Holmes, Reports on the Hospitals of the United Kingdom , in The Lancet, 1864, t. II, p. 498, 532, 700. — Rose (Edm.), Die Krankenbehandlung in Zelten, in Ann. der Charitàt in Berlin , t. XII, 1864. — Evans iTh. W.ï, La commission sanitaire des États-Unis, etc., avec une notice sur les hôpitaux militaires aux États-Unis. Paris, 1865, in-8°, pl. 5. — Trelat (U.), Étude critique sur la reconstruction de l’ Hôtel-Dieu. Paris, 1864, in-8°. — Discussion sur l’hygiène et la salubrité des hôpitaux (Soc. de chir. de Paris;. Paris, 1865, in-8°. — Trezzi, Rapporta délia commissione peé l’esame dei progetti di statuto e di regolamento organici di amministrazione e di servizio sanitario per l’ospedale Maggiore e P. J. di santa corona, etc., et Regolamento etc., in Ann. univ. di med., t. CXCI, p. 025, 1865. — Davenne (H. J. B.), De l’organisation et du régime des secours publics en France. Paris, 1865, 2 vol. in-18. — Gachet, L’hôpital et la famille dans les villes secondaires. Paris, 1865, in-8°. — Tardieu (Amb.), Rapport au sujet du projet de construction du nouvel Hôtel-Dieu, in Ann. d’hyg., 2c sér., t. XXIV, p. 5, 1865. — Sarrazin, Essai sur les hôpitaux ; dimension, emplacement , construction, aération, etc., ibid., t. XXIV, p. 294, 1865, 11 fig. — Du même, Essai sur les hôpitaux de Londres, ibid. t. XXV, p. 45, 1866, fig. — Houzé de l’àulnoit (A.), De l’assistance publique à Lille. L’hôpital Saint-Sauveur. Lille, 1866, iu-8°, pl. 3. — Jacquemet (H.), Des hôpitaux et des hospices, des conditions, etc. Paris, 1866, in-8°. — Lauth (G.), Études sur les Maternités, causes et prophylaxie de lu. maternité , etc., in Ann. d’hyg., ,2e sér., t. XXVI, p. 271, 1866, et t. XXVII, p. 19, 1867. — Peacock, On some of the Hospitals of Northern Gèrmany and the Adjacent Countries, with, etc., in Brit. and For. etc. Rev., t. XXXVIII, p. 236, 1866. — Knapp (J. H.), Ueber Krankenhàuser, besonders, etc. Heidelb., 1866, in-8°. — •* Dumreicher, Zur Lazaretlxfrage. Wien, 1867, in-8°. — Phelan (D.), On the comparative Advantages of Affording Obstetric Attendance on poor Women in Lying-in Hospitals and their own Homes, in Dublin Quart. Journ., t. XLIII, p. 70, y* 867. — Baerwindt, Die Behandlung der Kranken und Verwundeten unter Zelten in Sommer, etc.Wurzburg, 1867,in-8°. — Oppert (F.), Hospitals, Infirmâmes and Dispensâmes, their Construction, etc. Lond.,1867, in-8.— Viallet,/}*? laréforme àopérer dans les hôpitaux et de la nécessité, etc. Paris, 1867, in-8°. — ëmpis(G. l.),De la statistique du service d’accouchements de l’hôpital de la Pitié et des mesures, etc., in Gaz. des hôp. 1866, p. 586, et 1867, p. 9, 17, 21, 23, 160. — Chantreuil, Étude sur quelques points d’hygiène hospitalière, in Arch. gén. de méd., 6e sér., t. XII, p. 385, 548, 1868. — Gusserow (A.), Ueber Krankenhàuser und Gebàranstalten. Zurich, 868, in-8°. — Bruch et Gemy, De l’hôpital civil d’Alger. Étude sur sa reconstruction. Alger, 1868, in-8°. — Reclam, Das erste stàdtische Baracken-Krankenhaus n Leipzig, in Deutsche Ytjschr für ôffentl., etc., t. I, p. 145, 1869, fig. — Husson, Note sur les tentes et baraques appliquées au traitement des blessés , in Ballet. de l’Acad. de méd. t. XXXIV, p. 530, 1869. — Chevalier (J. A. Ul.), Notice historique sur la maladrerie de Voley près Romans, précédée , etc. Romans, 1870, in-8°. — Schatz, Étude sur les hôpitaux sous la tente, in Ann. d’hyg., 2e sér., t. XXXIV, p. 241, 1870. — Maternités, discussion, in Union méd. (Bourdon, Hervieux, Gali.ard, etc.), 3e sér., t. IX, 1870. — Lévy (Michel), Note sur les hôpitaux- baraques du Luxembourg et du Jardin des Plantes, in Ann. d’hyg., 2e sér., t. XXXV, p. 116
1871. — Joly [Y. Ch.), L’ambulance américaine, ibid., p. 388.
— Friedreich, Die Heidelberger Baracken fur Kriegs-Epidemieen etc., Heidelberg, 1871. — Gori, Des hôpitaux, tentes et baraques, etc. Amsterdam et Paris,
1872. — Hermant, Essai sur l'organisation des ambulances volantes, etc. Bruxelles, 1872. — Brochin, art. Maternités, in Dict. encycl. des sc. méd., 2e sér., t. V. 1872. — Rochard, Projet de création d’un hôpital sur l’eau . Paris, 1872, in-8<>. — Steele.
DEUXIEME PAHÏIE.
MATIÈRE DE l/lIYGlÈNE .
An account of the recent additions made to the hospital-buildings, in Guy's h asp. rep. vol. XVII, p. 477, 1872. — Steiniikhg, Die Kriegslazarethen und Baracken von Berlin. Berlin, 1872. — Waiung, Hütten-ffospitüler, ihra Zwecke , etc., mit 1 Tuf. Berlin, 1872. — Greenway (H.), On a new mode of hospital-construct., in Brit. med. Journ ., 1872-73. — Bouchaiidat, Hygiène des hôpitaux, etc., in Rev. des Cours sc., 13 et 20 déc., 1873. — Larrey, Rapport sur un mémoire de M. Douglas-Galton intitulé : « On the construct. of hospit. » in Compt. rend, de l'Acad. des sc., t. LXXVII, n° 29, 1873. — Niese (H.), Das cornbinirle Pavillon-und Baracken- System, etc. Mit 4 lithogr. Taf. Altona, 1873. — Sarazin (Ch.), art. Hôpital, in Dict. de méd. et de dur. prat., t. XVII, 1873. — Spiess, Ueber neue Hospitalbauten in England, in Deut. Viertelj. f. ôff. Ges.-Pfl., 1873. — Steele (J. C.), On hospital dietaries, in Guy’s hosp. rep., t. XVIII, 1873. — Breuning (G.), Lufterneuerung s- Méthode fur Krankenzimmer nach Angabe von Scholi., in P est. med.chir. Presse , Bd. IX, n° 23, 1874. — Cowi.es, On the treatment of sick in tents and temporary hospilals, in Bost. med. a. surg. Journ., vol. XCI, 1874. — Nepveu, De l’existence des micrococcus et des bactéries sur les murs des salles de l’hôpital , in ~Soc. de biol., 1874. — Sutherland (J.), a. Galton (D.), Principles of hospit. construct ., in Lancet , 1874. — Voy. aussi Chauffage, Ventilation, Désinfection.
Maisons pénitentiaires.
Les divers ordres de maisons pénitentiaires, en France, comprennent les prisons ordinaires, les maisons centrales de détention et les bagnes. Ces établissements sont ceux pourlesquelson a peut-être invoqué le plus souvent les secours de l’hygiène, et en faveur desquels les améliorations les plus importantes ont été réalisées. Sauf un petit nombre de ces maisons, les conditions de construction, d’aération et de chauffage sont suffisantes, et beaucoup d’établissements hospitaliers sont encore à en attendre de semblables. Sans émettre ici de blâme, qu’il me soit permis d’ajouter qu’on n’a pas encore fait pour les honnêtes gens ce que la philanthropie exagérée de certaines personnes a failexéculer pour des criminels.
Malgré ces améliorations, il y a un fait qu’on ne saurait méconnaître : c’est que le séjour dans une maison pénitentiaire crée, pour celui qui est dans ce cas, une chance de mort de plus ; c’est que, en un mot, la mortalité y est plus considérable que partout ailleurs. Parmi les nombreuses statistiques qui ont été publiées pour prouver ce fait, je choisirai quelques résultats que voici.
D’après les relevés faits par M. Chassinat, les chancesde mort dans la vie civile ordinaire étant représentées par t, celles des forçats sont égales à 3,84, cellesdes maisons centrales sontégales à 5,09 pour les hommes, et 3,59 pour les femmes.
Les chances de mort sont plus grandes pour l’habitant des campagnes, l’agriculteur, le marin, le soldat, le vagabond, pour tous ceux enfin qui, avant d’être détenus, menaient une vie libre, active ou vagabonde.
De 1831 à 1835, la population des 19 maisons centrales de dé-
tention s’est, élevée à 80,045 individus, et les morts ont été au nombre de 2,410, c’est-à-dire 6,75 sur 100.
M. Benoiston de Châteauneuf avait donné, d’un autre côté, le chiffre de 1,57 pour 100, pour exprimer les chances de mort pour la classe la plus malheureuse des ouvriers de villes, ce qui est un chiffre inférieur à celui que présentent les prisonniers, qui sont cependant placés dans de meilleures conditions hygiéniques.
La cause de cette mortalité, c’est la réclusion ; et les progrès de l'hygiène l’ont atténuée autant que possible, sans pouvoir la faire disparaître.
L’état actuel des maisons pénitentiaires présente un autre point de vue intéressant à considérer pour l’hygiéniste. En effet, dans le système suivi jusqu’à présent, la vie en commun amène une corruption plus grande des détenus, des récidives plus fréquentes et plus graves à leur sortie, une perversion plus grande de ceux qui, punis pour une première faute, eussent peut-être été susceptibles de se repentir et de se corriger.
Pour remédier à un tel état de choses, qui chaque jour présentait un plus haut degré de gravité, on a imaginé, il y a plusieurs années, des systèmes d’isolement qui se réduisent à deux principaux.
L'un, dit système pensylvanien, consiste dans la réclusion cellulaire de jour et de nuit, sans autre visite que celle du directeur, de l’aumônier et du geôlier, avec les livres de choix qu’on permet.
Le deuxième système, dit système d’ Auburn, n’admet la réclusion cellulaire que la nuit, et maintient pour le jour le travail en commun, mais en silence; c’est le système adopté dans une partie des États-Unis et à Genève. Il est maintenant généralement reconnu que ce travail en commun et en silence est une pure illusion. Les détenus, toujours placés en regard les uns des autres, suppléent par les gestes à la parole, et trouvent toujours moyen d’augmenter leurs chances réciproques de corruption.il serait tout au plus bon pour quelques prisons cellulaires peu considérables, comme celle de Genève, par exemple, où l’on peut admettre diverses catégories, dans lesquelles les détenus qui se conduisent bien sont successivement placés comme récompense.
Actuellement, la plupart des partisans delà réforme des systèmes pénitentiaires paraissent se rattacher à la réclusion cellulaire de jour et de nuit. C’est ce système que l’on est maintenant en train d’essayer sur une grande échelle, et dont la prison construite récemment à Paris (la Nouvelle-Force) est destinée à présenter le modèle. Toutes les conditions d’une bonne hygiène, d'une aération convenable, d’une ventilation et d’un chauffage
suffisants ont été observées, et, sous ce rapport, cet établissement peut être cité comme un modèle excellent.
[L’emprisonnement cellulaire a dès l’abord trouvé en France une très-vive opposition, et, bien que défendu avec une conviction ardente et sincère par un 'grand nombre d’administrateurs et de philanthropes, il a cependant perdu beaucoup de terrain depuis plusieurs années. Battu énergiquementenbrècheparplusieurs médecins, et notamment par M. Pietra-Santa, on semble aujourd’hui vouloir limiter notablement ce système, soit sous le rapport de la durée de son emploi, soit sous le rapport des catégories de condamnés auxquels il serait appliqué. Comme l’avait dit, avec juste raison, une haute autorité en cette matière, M. Ferrus : « La répression pénitentiaire, pour être digne de notre civilisation, doit respecter la vie humaine, être juste, moralisatrice et intelligente. Or, en la rendant uniforme pour des individus divers, on cesse delà rendre égale pour tous; on porte une atteinte profonde à la santé d’un grand nombre, on la laisse sans action sur beaucoup : on fait de certains détenus, non des amendés, mais des idiots ; on courbe enfin, sous la dangereuse unité d’un principe, les lois si complexes de la nature humaine. »
Mais c’est surtout pour les jeunes détenus que des modifications profondes devraient être apportées dans les prisons cellulaires. Suivant quelques personnes, après un séjour d’un an au plus, ils devraient être employés, d’après leur provenance urbaine ou rurale, dans des fabriques ou dans des exploitations agricoles considérables, et soumis là à une surveillance active et sérieuse de la part de l’autorité (Du Mesnil). Les sociétés charitables particulières pour le placement des jeunes détenus peuvent devenir ici un utile auxiliaire.]
Bibliographie. — IIuster (J. D.), De morbis incar ceratorum. Halæ Magd., 1754, in-4°. — Pohl (J. Chr.), De causis morborum in hominibus carcere inclusis observatorum. Halæ Magd., 1771, in-4°. — Vilain XIV, Mém. sur les moyens de corriger les malfaiteurs. Gand, 1775, in-4°. — Howard (J.), Sate of the Prisons in England and Wales. London, 1779, in-4°. — Du même, Appendix to the State of the Prisons, etc. Warrington, 1784, in-4°. Ces deux ouvrages ont été traduits en français sous le titre : État des prisons, des hôpitaux et des maisons de force. Paris, 1788-91, 2 vol. in-8°. — Spindler (T. H. G.), De cura carcerum speciatim academicorum. Jenæ, 1783, in-4°. — Paul (sir G. O.), Considérations on the Defects of Prisons. Lond., 1784, iu-4°. — Du même, Account of the Proceedings of the Grand Juries of the Country of Gloucester relativ to Prisons. Gloucester, 1808, in-8°. — Du même, Proceedings in the Construction and Régulation of the Prisons, etc. Lond., 1810, 2 vol. in-8°. — Bentham (J.), Mém. sur un nouveau principe pour construire des maisons d’inspection et nommément des maisons de force, imprimé par ordre, etc. Paris, 1791. — Doublet, Mém. sur la nécessité d'établir une réforme dans les prisons et sur les moyens de l’opérer. Paris, 1791, in-8°. — Good (J. M.), A Dissertation on the Diseases of Prisons and Poor-Houses , with., etc. Lond., 1795, in- 12. — I.a Rochefoucault-Ltancovrt, Des prisons de Philadelphie.
Cil A P. IX.
DUS HABITATIONS
Paris, an IV, in-8». — Turnbull (R. J.), Visit to the Philadelphia Prisons, etc. Philadelphia, 1796, trad. de l’angl. par Pktit-Radel, Paris, an VIII, in-8°,l pl. — üuquesnoy (Adr.), Recueil de mémoires sur les établissements d’humanité (hôpitaux, prisons, etc.). Paris, 1799-1804, in-8°, 15 \ol. — Buxton, An Inquiry whether Crime and Misery are produced or prevented by our Présent System of Prison Discipline. London, 1818, in-8°. — De Labordb (Alex.), Rapp. à S. Exc. le Ministre de l’intérieur sur les prisons de Paris et sur les améliorations dont elles sont susceptibles. Paris, 1819, in-4°. — Gurney (J. J.), Note on a Visit made to some of the Prisons in Scotland and the North of England. London,
1819, in-8». — Michau va.), Réflexions d’un citoyen sur les prisons. Paris, 1819, iu-8°. — Gros (A. A.), Essai sur l’hygiène des maisons centrales de détention en général et de celle de Fontevrault en particulier. Th. de Strasb., 1820, t. XXVII. — AIaindrault, Considérations médicales sur la prison de Bicêtre. Th. de Paris,
1820, n° 270. — Villermé (L. R.), Les prisons telles qu’elles sont et telles qu’elles devraient être. Paris, 1820, iu-8°, 2 pl. — Du meme, Mém. sur la mortalité dans les prisons, in Ann. d’hyg., lre sér., t. I, p. 1, 1829. — Du même, Note sur la morta lité parmi les forçats ~au bagne de Rochefort, ibid., t. VI, p. 113, 1831. — Danjou (E.), Des prisons, de leur régime et des moyens de l’améliorer. Paris, 1821, in-8», pl. — Colombot, Manuel d’hygiène et de médecine des prisons. Chaumont, 1824, in-8°. — Rbmacle, Rapport sur les prisons du midi de l’Allemagne. Paris, 1829. — Beaumont (G. de) et Tocqueville (de), Système pénitentiaire aux États-Unis et de son application en France. Paris, 1832, in-8° (3e édit, retondue. Paris, 1845, in-12). — Brogniez, De l’état actuel des prisons en Belgique; suivi d’une notice sur les maisons de correction de Saint-Bernard et sur la prison d’Alost, 32 tabl. Bruxelles,
1 835, in-8°. — Toulmouche, Travail historique, médical, hygiénique et moral sur la maison centrale de détention de la ville de Rennes , in Ann. d'hyg., lre sér., t. XIV, p. 5, 1835. — Boileau de Castelnau, Sur les entrées à l’infirmerie et les décès chez les détenus de la maison centrale de Nîmes, ibid., t. XIV, p. 332, 1835; t. XXVII, p. 198, 1842 ; t. XXIX, p. 82, 1843. — Du même, De l’influence du cordage des frisons de soie sur la santé des détenus de la maison de Nîmes, ibid., t. XXIII, p. 471, 1840. — Du même, De l’influence du régime des prisons sur la santé des détenus, ibid., t. XLI, p. 68, 1849. — Du même, De l’influence de la suppression du travail sur la santé des prisonniers, ibid., t. XL1I, p. 219, 1849. — Du même, Remarques sur le rapp. de la commission sanitaire de la prison de Mazas, ibid., t. XLIX, p. 420, 1853. — Appert (B.), Bagnes, prisons, criminels. Paris, 1836, 4 vol. in-8°. (Éditeur du Journ. des prisons, hospices, etc., 12 num. par an, 1825- 28.)— Lucas (Ch.),. De la réforme des prisons ou de la théorie de l’emprisonnement, de ses principes, de ses moyens , de ses conditions pratiques. Paris, 1836-38, 3 vol. in-8°. — Du même, Divers Opuscules sur le même sujet (1838, 1840, 1842, 1844, 1848...). — Malcolmson (J.), On the Effects of Solitary Confinement upon Health, in The Lancet, 1836-37, t. 1, p. 163, 169. — Moreau-Christophe, De l’état actuel des prisons en France, considéré dans ses rapports avec la théorie pénale du Code. Paris, 1837, in-8». — Du même, De la réforme des prisons en France basée sur la doctrine du système pénal , et le principe de l’emprisonnement individuel. Paris, 1838, in-8». — Du même, De l’état actuel de la réforme des prisons de la Grande-Bretagne. (Extrait du rapp., etc.) Paris, 1838, in-8». — Du même, Rapp. sur les prisons de l’ Angleterre, de l’ Écosse, de la Holland ?, de la Belgique et de la Suisse. Paris, 1839, in-4°. — Du même, De la mortalité et de la folie dans le système pénitentiaire, in Ann. d’hyg., lre sér., t. XXII, p. 5, 1839. — Du même, De l’influence du régime pénitentiaire en général et de l’emprisonnement individuel en particulier, sur la santé et le moral des détenus , in Ann. de la méd. psychol., t. II, p. 424, 1843. — Du même, Documents officiels sur le pénitencier de l'Est ou de Cherry-Bill à Philadelphie. Paris, 1844, in-8°. — Du même, Défense du projet de loi sur les pinsons. Paris, 1844, in-8°. — Du même, Code des prisons, ou Recueil complet des lois, ordonnances, etc., etc., de 1670 à 1845. Paris, 1845, in-8°. — Demetz et Blouet, Rapp. sur les pénitenciers des États-Unis. Paris, 1837, in-fol. — Coindet (Ch.), Observations sur l’hygiène des condamnés détenus dans la prison^ pénitentiaire de Genève, in Ann. d’hyg., lre sér., t. XIX, p. 273, 1S38. — Gosse
(L. A.;, Examan médical et philosophique du système pénitentiaire. Genève, 1838, in-8". — Mollet (J. E.), Notice historique sur l'établissement et les propres de la société établie dans les Pays-Bas pour l’amélioration morale des prisonniers, suivie du règlement de cette société. Amsterdam, 1838, in-8". — D’Espine < Marc), Rapp . sur un point de l'hygiène des prisons-, in Ann. d’hyg., lre sér., t. XXII, p* 183, 1839. — Vingtiunteh, Des prisons et des prisonniers. Versailles, 1840, in-8'>. — Du même, Des enfants dans les prisons et devant la justice , ou Des réformes, etc. Rouen, 1 855, in-8°. — Hallez-Claparède, Rapp. sur les prisons de la Prusse. Paris, 1843, in-4°. — Loiimkyer, Rapp. sur le régime de quelques prisons de l’Espagne , de l’Angleterre et de l’Allemagne. Paris, 1843, in -4°. — Blanqui (A.), Rapp. sur le régime des prisons de la Turquie. Paris, 1843, in-4°. — Die/, IJebcr den Einfluss der Gefangenschaft auf die Gesundheit, in Ann. der St. Arzn., t. VIII, p. 419, 1843. — I.élut, De l’influence de l’emprisonnement cellulaire sur la raison des détenus, in Ann. médico-psycliol. , t. III, p. 392 ; t. IV, p. 57, 1844. — Baillarger, Note sur les causes de la fréquence de la folie chez les prisonniers, ibid., t. IV, p. 74, 1844. — Benoiston de Chateauneuf, Du système pénitentiaire, in Ann./J.’hyg., lrc sér., t. XXXI, p. .*>2, 1844. — Tellkampf (J. L.), U cher d,ie Besserungsgefüngnisse in Nordamerica und England, nach, etc. Berlin, 1844, in-8°, pl. 4, in-4°. — Chassinat, Etudes sur la mortalité dans les bagnes et dans les maisons centrales de force et de correction , de 1822 à 1837, etc. Paris, 1844, in-4°. — Du même et Diez, Des précautions à prendre pour la conservation de la santé des détenus. Paris, 1847. — Demetz, Résumé sur le système pénitentiaire. Paris, 1844, in-8°. — Treille, Nouv. documents sur. les prisons pénitentiaires et la déportation. Saris, 1844, in-8°. — Varrentrapp (G.), De l’emprisonnement individuel et des attaques, etc. Paris, 1845, in-8°. — Ciirastina (J.', Ueber den Einfluss der verscldedenen Str a f System auf den physischen und psychischen Zustand der Gefangenen, in Oesterr. Jaltrb., t. LUI, p. 266, 1845. — Baly (W.), On the Mortality in Prisons, with the Diseuses most frequently fatal to Prisoners, in Dublin Med. Press., t. XII, 1845. — Neumann (A. G.), Zur Frage vom Einfluss des Cellular Systems auf die Gesundheit der Gefangenen, in Casper’s Wochenschr., f. d. gesammt. Heinlk., déc. 1845. — Froriep (L. Fr. Y.), I cher die isolirungen der Sinne als Basis eûtes neuen Systems der Isolirung des Stattsgefangenen. Weimar, 1846, in-8°, pl. — Guislaix, Hygiène des prisons; Rapport, etc., in Gaz. méd., 1847, p. 299. — Castelnau (H. de), De la réforme pénitentiaire considérée sous le rapport social et hygiénique, in Gaz. des hôpit., 1847 (feuilleton). — Bonnet (Au"..), Hygiène physique et morale des prisons, ou De l'influence que les systèmes pénitenciers exercent sur le physique et le moral des prisonniers, et des modifications, etc. Paris, 1847, in-8°. — Exgelken (F.), Bas Pensylvan’sche S traf System vom psychisch-artlichen Standpunkte avsbetrachtet und kritiscli beleuchtet. Bremen, 1847, in-8°. — Bucquet, Débats du congrès pénitentiaire de Bruxelles. Bruxelles, 1847. — Ferrus, Des prisonniers, de l’emprisonnement et des prisons. Paris, 1849, iu-8°. — Du même, De l’expatriation pénitentiaire. Paris, 1855, in-8°. — Parliamentary Report of Prison Discipline. The Separate System a Saft Mode of Punishment. London, 1850, in-8°. — Delessert, Rapp. à M. le Ministre de l’Intérieur au sujet des modifications introduites dans le régime du pénitencier des jeunes détenus de la Seine. Paris, 1851. — Ducpétiaux, Colonies agricoles en Suisse, en Allemagne, en France, etc. Bruxelles, 1851. — Delurieu et Roman, Etudes sur les colonies agricoles de mendiants, jeunes détenus, etc. Paris, 1851, in-8°. — Guerard (A.), Mém. sur la prison cellulaire de Mazas, in Ann. d’hyg., lr<-‘ sér., t. XLIX, p. 5, 1853. — Du même, Réponse aux observ. critiques de AI. Boileau de Castelnau sur le Rapport sanitaire de la prison Alazas, ibid., p. 437. — Faucher (J. F.), Questions d’hygiène et de salubrité des prisons ; de la possibilité des travaux agricoles dans les maisons centrales, etc. Paris, 1853, in-8°. — Pietra- Santa (P. de), Mazas. Études sur l’emprisonnement cellulaire. Paris, 1853, in-8°, 2e éd., 1858, et communications diverses à l’Acad. de méd. — Sauze, Prison cellulaire de Marseille. Quinze observations de folie pénitentiaire dans l’espace de deux ans, in Gaz. des hop., 1857, p. 206, 209. — Smith (E.), On the Injurions Effects of the Treadwheet upon Health of Prisoners, in Med. Times, 1857, t. I, p. 601. — Du même. Contributions to a New Scheme of Prison Dietarv. in Dublin Quart.
('.Il A I*. IX.
. fourn. of Meil., 1. XX VII, p. 281, 1859. — Vidal (Léon), Notice sur les prisons et ie nouveau régime pénitentiaire ; l’administration , etc. Paris, 1857, in-8°. — Pargiiapfb, Statistique médicale des établissements pénitentiaires pour les années 1853- 57. Maisons centrales de force et de correction, llapp. à S. Exc. le Ministre de l'intérieur. Paris, 1859, in-4°.— Steukr, Bemerkungen über dem im Jahre 1856 beiden Strafgefangenen iuGrosse-Glogau beobachteten Scorbut, in Casper’s Vjschr.,t. XVI, p. 229, 1859. — Morelli (C.), Sagyio di studii igienici sul régime penale délia segregasione fra ireclusi , introdotto e sperimentato in Toscana sino dall’ anno 1849. Kircnze, 1859, in-8". — Ewart (J.), Effect of Labour on the Health of Prisoners in India, in India Lancet, jan. 1860. — Thomson (J. B.), Statistics of Prisoners, their Death-rate, their Diseuses and General Health, in Edinb. Med.Journ., t. VI, p. 135, 336, 972, 1860-61. — Du même, Notes on Prison Dietaries in Scotland, ibid ., t. XI, p. 987, 1865-66. — IIuet, Clinique médicale de. la maison pénitentiaire des jeunes détenus, in Union méd., 2e sér., t. VIII, p. 557, 588, 613, 1860. — Mitteiuiaier(K. J.), ücr gegenwârtige Z us t and der Gefàngnissfrage, mit Rücksicht auf die neuesten Leistungen der Gesetzgebung und Erfahrungen über Gefàngnisseinrichtung mit besonderer Beziehung auf Einzelhaft. Erlangen, 1S60. — Lindner, Zur Frage von der Beschiiftigung der Strafgefangenen in Freien, in Casper’s Yierteljahrschr., t. XIX, p. 103, 1861. — Leurs, Physikats-Gutachten über die salubritàt eines neugebauten Gefangnisses, ibid., t. XIX, p. 323, 1861. — Aktenstiicke, die Ausfchreibung einer Concurrenz zur Einrichtung von Bauplauen für ein neues Strafgcfàngniss, etc. Frankf. a. M. 1861, in-4°. — Delbrück, Die Seelenstorungen in den Slrafanstalten und deren Behanlung , in Allg. Ztschr. für Psychiatrie, t. XX, p. 542; 1863. — Lamarque (J. de). Des colonies pénitentiaires et du patronage des jeunes libérés. Paris, 1863, in-12. — Darin [CA, Education correctionnelle. Système cellulaire appliqué aux enfants. Observations, etc. Th. de Paris, 1863, n° 62. — Corne (A.), La petite Roquette. Etude sur l’éducation correctionnelle des jeunes détenus, etc. Paris, 1864, in-8°. — Du même, Prisons et détenus. Paris, 1868, in-12. — Marcard, Beitràge zur Gefangnisskunde. Celle, 1864, in-8°. — Du Mesnil, Les jeunes détenus à la Roquette et dans les colonies agricoles. Hygiène , moralisation, etc., in Ann. d’hyg., 2e sér., t. XXV, p. 241, 1866. — Barban et Calao , Traité pratique de l’administration et du service des prisons. Paris, 1866, iu-8°. — Ménard, Etude statistique sur les prisons des Bouches-du- Rhône. Marseille, 1866, in-8°. — Thomson et Bruce, The Effects of the Présent System of Prison-discipline on the Body and Mind, in Journ. of Ment. Sc., 1866, p. 340. — Herpin, Etude sur la réforme et les systèmes pénitentiaires considérés au point de vue moral, social et médical. Paris, 1868, in-12. — Aiguier (J. M .),De la mortalité au bagne de Toulon. Contribution à l’étude de la réforme pénitentiaire. Th. de Montp., lS68,n. 59. — Boum (L.), Yorschlage zur Yerbesserung spieseetats in den Gefangenanstalten, in Deutsche Vtjschr. für ôffentl. Med., 1. 1, p. 371, 1869.
— Nicolson (Dav.), Statistics of mortality among prisoners, being an inquiry inlo the death-rate, etc., in Brit. a. for. Rev., 1872. — Leacii, Influence of prisons on production of plithisis, in Amer. Journ. ofmed. sc., 1874. — Spiecker, Oeber das neue Gefângniss bei dem Plôtzensee bei Berlin, in Yiertelj. f. ger. Med. u. ôff. Sanitàt., 1874. — Hurel (A.), Du régime alimentaire dans les maisons centrales, in Ann. d’hyg., 2e sér., t. XLIII, 1875. — Merry-Delabost, Note sur un système d’ablutions pratiqué à la prison de Rouen, etc., in Ann. d’hyg., 2e sér., t. XLIII, 1875. — Kukula, Mortalitàtsstatistik der Strafanstalt Karthaus in Bôhmen, in Prager Vierteljahrsschr. Bd. I, 1876. — Pettenkofer , Explosion cholérique dans un pénitentier. Paris, 1876, gr. in-4°, 8 pl. Voy. aussi Ventilation, Chauffage.
Casernes.
La plupart des casernes qui existent en France, à Fépoque actuelle, ont été établies dans des batiments qui ont eu ancien-
nement une autre destination. Un grand nombre d’ancienscouvents, par exemple, ont été appropriés à cet usage. Dans d’autres circonstances, des exigences stratégiques, ainsi que le peu d’espace dont on pouvait disposer dans les places de guerre, ont conduit à des constructions dans lesquelles on n’a pu satisfaire à toutes les règles de l’hygiène, et où les moyens de chauffage et de ventilation actuellement en usage ne peuvent être employés que d’une manière très-vicieuse. L’hygiène qui concerne les casernes est relative à deux points différents : 1° les modifications et les améliorations à introduire dans celles qui existent déjà; 2° les indications pour les casernes à construire.
I. Pour modifier celles qui existent, il y a de grands obstacles et de grandes difficultés à lever. Les dispositions de chacune des casernes actuelles étant loin de se ressembler, on ne peut établir rien de général à cet égard, si ce n’est d’éviter l’encombrement, en rassemblant trop de militaires dans des chambres souvent étroites.
IL Relativement aux constructions nouvelles, deux systèmes sont en présence, celui des dortoirs, et celui des chambres destinées à contenir seulement un petit nombre de soldats.
1° Le système des chambres exige plus d’entretien, de chauffage, de lumière et de ventilation ; de plus, l’encombrement s’y produit avec une très-grande facilité. Si l’on joint à cela la difficulté, beaucoup plus grande, de la surveillance, on comprendra la raison pour laquelle on doit rejeter ce système. On doit cependant chercher à améliorer celles qui existent dans les bâtiments actuels, en établissant une ventilation mieux dirigée, et en détruisant un certain nombre de cloisons, de manière à transformer plusieurs chambres en une seule, lorsque la solidité de la construction ne doit pas en souffrir.
2° Le système des dortoirs réunit tous les avantages : constructions plus monumentales, encombrement plus difficile, — ventilation et aération plus faciles, plus simples et moins dispendieuses, — échauffement possible à l’aide de calorifères, surveillance aisée. C’est donc un conseil hygiénique que le médecin doit donner à l’administration, si elle vient, par hasard, à le consulter sur un pareil sujet.
Il est inutile d’ajouter que, dans l’établissement des casernes on maintiendra la nécessité des conditions hygiéniques, qu’on ne doit jamais perdre de vue, et qui sont les suivantes:
Situation dans un lieu élevé, aéré et éloigné des rues étroites et encombrées ; — position en dehors des villes, si cela est possible; — voisinage des arbres, des jardins, et éloignement des endroits marécageux ; — vaste étendue des cours ; — enfin, on devra surveiller surtout la disposition des salles de po-
CJ1A1’. IX.
lice et des cachots, qui, dans un si grand nombre de casernes, sont obscurs, froids, humides, et pèchent contre toutes les règles de l’hygiène.
Bibliographie. — Cerveau (M.)f Clinique des casernes. Th. de Paris, an XII, n» 239. — Parent-Duchatelet, art. Caserne , iu Dict. de l’industrie manufact., etc., t. III. Paris, 1835, in-8<>. — Papillon, De la nécessite d’une ventilation continue pour la salubrité des casernes et d'un moyen simple de l’effectuer, in liée, des mém. de méd. milit., t. XL1X, p. 257, 1840. — Godelier, Mém. sur la salubrité des casernes de la Charente- Inférieure, in Recueil de mém. de méd. milit., lre sér., t. L, p. 1, 1841. — Picard (L. H.), Considérations hygiéniques sur le casernement des troupes. Th. de Strasb., 1843, n» 113. — Meynne (A.), De la construction des casernes au point de vue de l’hygiène. Bruxelles, 1847, in-8o. - Lange, Die Casernenfrage , in Henke’s Ztschr. f. d. St., 1848, et Canstatt’s Jahr., 1849, t. Vil, p. 15. — Diez et Dufuisseaux, Description des casernes de Saint-Pierre et de la citadelle de Gand, in Arch. Bety. de méd. milit., t. I, p. 207, 1848. — Leblanc, Extr. d’un rapport adressé à M. le ministre de la guerre, relativement au volume d’air à assurer aux hommes de troupes dans les chambres des casernes, in Ann. de chim., 3e sér., t. XXVII, p. 373, 1849. — Potier-Duplessy, Des casernes en général et des casernes de passage, in Rev. scientif. et adm. des armées, etc. Paris, 1850, n>'8 9, 10, 12. — Tardieu, art. Casernes, in Dict. d’hyg. publ. Paris, 1852, t. I, et 2« édit., 1862. — Lallemant (C. H.), La caserne des douanes au Havre et les cités ouvrières. Le Havre, 1858, in-8°. — Uemanet, Rapp. sur les casernes de la ville de Bruxelles, in Arch. Belg. de méd. milit., t. XXV, p. 403, 1860. — Reclam, Gutachten über de n Bail einer Kaserne, in Deuts. Vtjschr. f. ôffentl. Ges. pfl., t. 1, 1869. — Boisseau (K.), art. Casernes, in Dict. encyùl. des sc. méd., t. XII, 1871.
— Marvaud, Sur les casernes et les camps permanents, in Ann. d'hyg., 1872-73. — Bussenius, Ueber Casematten als Wohnràume,\n Deutsch. milit. -àrztl. Zeitschr. , 1872. — Gruber, Die Anforderung der Militàrgesundheits-pfl. an den Casernenbau, iu Org. d. Wien. milit.-wissensch. Vereins, Bd. Vil, 1873. — Cloquet (A.), Étude sur l’hygiène des camps. Th. de Paris, 1874. — Délayé, Quelques considér. sur l’hyg. des casernes, th. de Paris, 1871. — Larrey, Note relative à un trav. de M. Tollet sur un syst. de logement et d’hôp. milit., etc., in Compt. rend, de l’Acad. des sc., t. LXXVIll, 1874. — Hillairet, Le nouveau système de construction de M. Tollet pour casernements et hôpitaux militaires, in Gaz. hebd. 1875. — Viry(C.)1 Etude sommaire sur le logement permanent des troupes en France, in Gaz. hebd.
De la désinfection et des désinfectants.
[Nous ajoutons ici, comme appendice, quelques remarques générales sur les désinfectants.
On appelle, ou plutôt on doit appeler ainsi, toute substance qui s’oppose à la formation ou à la diffusion des émanations délétères, ou seulement désagréables. Les désinfectants peuvent agir de trois manières différentes: 1° en empêchant la formation des gaz fétides, c’est-à-dire, d’après les idées généralement adoptées aujourd’hui, en détruisant les matières organiques vivantes qui déterminent la fermentation putride; 2° en les absorbant^0 en les décomposant chimiquement. Ces derniers sont les désinfectants par excellence. Quelques personnes comptent la ventilation au nombre des désinfectants. Elle doit alors être regardée comme le meilleur et le plus puissant de
A. Becquerel, . 6e édition. 31
tous, puisqu’elle emporte l’air vicié et lui substitue un air pur.
Les substances odorantes, les aromates, etc., qui masquent seulement les mauvaises odeurs, ne sont pas des désinfectan ts. Ils doivent être rejetés.
Les gaz méphitiques ont généralement pour point de départ des matières animales ou végétales en décomposition : au total, leurs sources les plus ordinaires sont les égouts, les fosses d’aisances, les cimetières, les clos d’équarrissage, les marais, les fumiers, les agglomérations d’hommes ou d’animaux dans les localités closes, etc. Quant aux gaz ou émanations produits, ce sont plus spécialement des gaz ammoniacaux, des gaz carbonés, sulfurés ou phosphorés, acides ou non, ej, enfin, des matières organiques volatiles composées habituellement d’oxygène, d’hydrogène, d’azote, de carbone, de soufre et de phosphore.
Quant aux désinfectants divers qu’on peut leur opposer, la théorie indique :
1° Les acides, mais surtout les acides nitrique et hydrochlorique, contre les émanations ammoniacales ;
2° Le chlore et les chlorures alcalins contre toutes les productions animales ou végétales qu’ils détruisent en s’emparant de leur hydrogène ;
3° Les alcalis, tels que l’ammoniaque, la chaux vive, la potasse, la soude en solution contre les acides carbonique ou sulfhydrique, et certains acides organiques peu connus dans leur essence ;
4° Les gaz acides nitreux et sulfureux qui décomposent les substances organiques en prenant leur oxygène ;
5° Des poudres inertes, telles que le charbon, le plâtre, les cendres de houille, etc., qui absorbent les gaz fétides à mesure qu’ils se forment;
6° Les huiles pyrogénées, le goudron, le coaltar, l’acide phénique, les phénates, etc., qui arrêtent la fermentation putride.
Les désinfectants s’emploient donc sous les trois formes de gaz, de liquide ou de solide, suivant l’effet que l’on veut produire et l’état dans lequel se trouvent soit les miasmes déjà formés ou en voie deformation, soit les substances qui les produisent.
Le nombre des désinfectants est très-considérable, mais ceux que nous venons de nommer, et ceux qui sont indiqués dans le courant du livre, remplissent parfaitementtoutes les conditions soit d’efficacité, soit d’économie.]
■lihllograpliic- — Dissertations sur les antiseptiques (Boissieu, Bordenave et Godaiit, Mém. couronnés). Dijon, 1769, in-8<>. — Guyton i>e Morveau, Nouveau moyen (le purifier absolument et en très-peu de temps une masse d’air infecté. Dijon, 1773, in.8o. — Du même, Traité des moyens de désinfecter l’air, etc. Paris, 1801, in-8°,
3« édit., 1805. — Janin i>e Combe-Blanche, L’antiméphitique , ou Moyens de détruire les exhalaisons pernicieuses et mortelles des fosses d’aisances , l’odeur infecte des égouts, etc. Paris, 1782, in-S°. — Lassone et Cornette, Mém. sur les altérations que l’air éprouve par les différentes substances que l’on emploie en fumigations dans les hôpitaux et dans les chambres des malades, in Mém. de la Société royale de méd. de Paris, an 1785, p. 320. — Smytu (J. C.), Account of Experiments at the Desire of the Lords Commissioners of the Admiralty to détermine the Effects of the Nitrous Acide in destroying Contagion, etc. London, 1796. — Johnstone, Account of the Power of Minerai Acide Vapours to destroy Contagion. London, 1803, in-8. — Fumigations désinfectantes faites en prairial an XI à l’hôpital militaire de Paris, suivant le procédé de M. Guy ton- Morveau, d’après les ordres de M. Desgenettes, in Journ. gén.de méd., t. XXI, p. 68, 1804. — Desgenettes, Lettre relative aux fumigations par le gaz muriatique oxygéné , ibid., t. XXIII, p. 266, 1805. — Du même, Note sur les fumigations par le gaz acide muriatique oxygéné suivant, etc., ibid., t. XXYI, p. 175, 1806. — Paroletti, Essai sur l’usage des fumigations d’acide muriatique oxygéné pour désinfecter l’air des ateliers de vers à soie, in Mém. de la Soc. d’agric. du départ, de la Seine, t. YI, p. 150. — Emploi des fumigations nitriques pour la purification des chambres des malades, désinfection des salles d’hôpital, in Ann. de la Soc. de méd. de Montpellier, t. I, part, n, p. 39, an XI. — G..., Flacons et appareils permanents de désinfection, ibid., t. Il, part. II, p. 18, an XI. — Wetzler (J. E.), Ueber den Nutzen und Gebrauch des nach der Vorschrift des Apotheker Stahls entwickelten oxidirt-Salzsauren Gases zur Reinigung der Jjuft und in Krankheiten. Augsburg, 1825, in-8». — Labarraque (A.-G.), De l’emploi des chlorures d'oxyde de sodium et de chaux. Paris, 1825, in-8°. — Weitenhiller (J.), Beschreibung des Antiaërophtora oder Schutzmittel gegen jede Yerdorbene Luft. Eichstadt, 1829, in-8°, pl. 2. — Frigerio, Désinfecteurs chloro -camphrés assainissants. Paris, 1831 , in-8°. — Schweinsberg (H.), Leichtfassliche Anleitung zur Anwendung des chlorltalk als Schutzmittel gegen Ansteckende Krankheiten, sowie zur Reinigung, etc. Frankf. a. M., 1831, in-8°. — Henry (W.), Nouvelles expériences sur les propriétés désinfectantes des températures élevées, et description d’un appareil de désinfection, 1 pl., trad. de l’angl., in Journ. de pharm. et des sc. access., t. XVIII, p. 229, 1832. — Parent-Duchatelet, Rapport sur les nouveaux procédés de MM. Salmon, Payai et Cic, pour la dessiccation des chevaux morts et la désinfection instantanée des matières fé&ales, in Ann. d’hyg. publ., t. X, p. 35, 1833. — Lecanu (L.-R.), Documents scientifiques et administratifs concernant l’emploi des chlorures d’oxyde, et spécialement du chlorure d’oxyde de sodium, comme moyen d’assainissement des lieux insalubres, de désinfection des matières animales, etc. Paris, 1843, in-8°. — Galinier et Brault, Note sur l’emploi de la suie de houille comme moyen de désinfection des baquets à urine, in Rec. des mém. de méd. milit., lre sér., t. LIV, p. 359, 1842. — Goppert, Antivenena Apparat, in Sachs. Centralztg ., 1843, et Canstatt’s Jahresb., 1844, t. VII, p. 80. — Weber (G ), Mém. sur les propriétés antiseptiques du charbon végétal pur. Paris, 1846, in-8°. — Stratton. (T.), Remarks on Deodorization, Desinfection, on sir W. Burnett’s desinfecting Fluid, the Solution of Chloride of Zinc, in Edinb. Med. and Surg. J., t. LXX, p. 287, 1848. — Rouget-Delisle, Opinions et témoignages sur l’utilité et l’efficacité de l’eau inodore de MM. Raphanel et Ledoyen pour désinfecter les matières et exhalaisons fétides, etc. Paris, 1849, in-8°. — Bouchardat, Rapport sur l’eau désinfectante de Raphanel et Ledoyen , et discussion, in Bull, de l’Acad. de méd., t. XIX, p. 365, 1853-54. — Elliot (R.), On Soot as a Deodoriser of Privies, in The Lancet, 1853, t. Il, p. 325. — Die Beseitigung des üblen Geruchs der Nachtgeschirre und Abtrittsgruben durch Anwendung von Eisenvitriol,\u Casper’s Ytjschr,, t. III, p. 361, 1853. — Stenhouse(J.'; On the desinfecting Properties of Charcoal especially in Respirators, in The Times, 22 novemb. 1854. et Ranking's Abstracts, f. XXI, p. 1, 1855. — Scuroder und Duscu, Filtration
der Luft in Beziehung auf L’aulniss und Gahrung , in Ann. d. ('hein. u. Pharm., h'br. 1854, et Schmidt’ s Jaih/rb ., t. XXXII, p. ISO, 1854. — U cher den Chlorzink als Desinf ectionsmittel, in Casper's Vtjschr., t. IX, p. 104, 1856. — Chevallier (A.), l)u charbon sous le rapport de l’hygiène publique , in Ann. d’hyg* 2e sér., t. YI, p. 68, 1856. — I)u même. Traité des désinfectants sous le rapport de l’hygiène publique. Leur application , etc. J. de chim. méd., 4e sér., t. VIT, et Paris, 1862, in-8«. — Ueber Chlorzink als Dèsinfectionsmittcl Gutachten, etc., in Vtjschr. f. gerichtl. u. bffentl. Med., t. IX, p. 104, 1856. — Boutigny, Sur la, destruction des miasmes par des moyens fumigatoires nouveaux , in Bull, de thérap., t. LUI, p. 312, 1857. — Nouât, Des fumigations chlorées en vue de désinfecter l’air et de diminuer les ravages du choléra et de quelques autres maladies épidémiques, in Monit. des hôp., t. V, j). 646, 1857. — Ferhiond, Tardieu et Cazalis, Rapp. au Direct, de l’assist. publique sur la valeur comparative de quelques procédés de désinfection , in Journ. de chim. méd., 4e sér., t. IV, p. 197, 257, 1858. — Sur l’emploi, du coaltar comme désinfectant. Communications et discussions, in Compt. rend, de V Académie des sciences, t. L1X, 1859, et t. L, 1860, et Bull, de l’ Acad, de méd., t. XXIV, 1858-59. — Moride, De l’application du coke de Boghead, en poudre à, la conservation et à la désinfection des matières animales et végétales, in Journ. de chim. méd., 4e sér., t. V, ]>. 569, 1859. — Lemaire (J.), Du coaltar saponiné, désinfectant énergique arrêtant 1rs fermentations; de ses applications à l’hygiène, etc. Paris, 1860, in-8°. — On the desinfecting Power of Heat, in British med . J., april 1860. — Waltl (J.), Ueber Desinfection und gleich.zeitige Stoffgewinnung auf mecanischem Wege, in ihren Beziehung zur Sanitdt und Œconomie, nebst Angabe, etc., 1 vol. München, 1861, gr. i n-8°. — Skinner, Déodorant and Antiseptie Powder, in Med. Times and. Gaz., 1860, t. II. — Waltl (J.), Ueber Desinfection und gleichzeitige Stoffgewinnung auf mecanischem Wege.in ihren Beziehung , etc. München, 1861 , in-Xo. — Chalvet (P.), Des désinfectants et de leurs applications à la thénapeutique et à l’hygiène (iném. cour.), in il lém. de l’Acad. de méd., t. XXYI, 2e part., p. 473. Paris, 1864, in-4«>. — Paul (Const.', De l’action physiologique et thérapeutique des sulfites et des hyposulfites, in Bull de thérap., t. LXIX, p. 145, 193, 241, 1865. — Blunt. On Deodoriser und Desinfectants in Brit. Med. J., 1866, 1. 1, p. 67. — Halliek, Gahrungserscheinungen, etc. Mit Berücksichtigung der miasmen, der Contagien sowie der Désinfection. Leipzig, 1867, in-8°, pl. — Reicherdt (E.), Desinfection und. desinficircnde Mittel. Erlangen, 1867, in-8°. — Glatter, Die Carbolsàure und ihre hygienische Verwendung, in Wien. med. Press. 1867, n°s 1,2. — Bunn (W.), Desinfection as a Mean of preventing the Spread of self-propagating Diseases, in Med. Times and Gaz., 1868, 1, 45. — Alvarez (J.), D'es désinfectants dans l’hygiène 'publique et dans la thérapeutique. Th. de Paris, 1869, n° 120. — Schirach(R), Ueber Desinf ectionsmittel. Berlin, 1869, in-8°. — Mecklemburg, Sperre and Desinfection. Fine sanitâtspolizeiliche Studie, in Vtjschr f. gerichtl, etc., Med. Ne Fe, t. XI, p. 250, 1869. — Devergie (A.), De l’emploi des désinfectants, et en particulier de l’acide phénique, in Bull. acad. de méd., t. XXY, p. 714, 1870. — Faye, Quels sont les vrais agents chimiques qu’il faut opposer à l’infection miasmatique, in Compt. rend. Acad, des sc., t. LXXI, p. 415, 1870. — Eulenberg (H.). Die Kohle als Desinf ectionsmittel und Antidot, in Vtjschr. fur gerichtl, etc. Med. Ne Fc, t. XIII, p. 11, 1870. — Dougal, On the Relative Power of Various Substances in the Destruction of Microscopie Organism, in The Lancet, 1870, t. II, p. 176. -
— - Liebreich, Ueber pràcipitirende Desinf ectionsmittel, in Berl.-Klin. Wochenschr., n<> 15, 1872. — Cameron (Ch. A.) a. Tichborne, On volatile desinfectants, in Pharm. Journ. of Dublin, 1872. — Clemens, Zur Desinf ectionslehre, in Deutsch. Klinik, n° 33, 1872. — Sansom (E.), On the desinfection of air, in Brit. med. Journ., vol. II, 1872. — Devergie, De la désinfection de la Morgue de Paris, in Ann. d’hxyg., 1873. — Haller (A.), Zur Lelire von der Desinfect, bei Epidemieen, in Bayer, arztl. Intell.-Blatt, n° 40, 1873. — Laujorrois, Expér. relat. à la putréfact., la désinfect., etc., in Compt. rend, de l’Acad. des sc., t. LXXVI, 1873. — Müller, Ueber Desinfection, in Deut. Viertelj. f. ôff. Ges.-P/l. , Bd. V, 1873. — Raksom, On the mode of desinfecting by ' heat, in Brit. med. Journ., 1873-74. — Petruschky. Ueb. Desinfect .-Anstalten, in Militûrdrztl. Zeitschr., 1873. — Dhah-
CllAl\ X. — DES VÊTEMENTS.
oin-Bkaumktz et Hirne, Des propriétés antifemn. et antiputr. de l'hydrate de chloral, in Compt rend, de l’Acad. des sc., t. LXXVIII, 1874. — Dusart, Sur la propriété antiputride de l’huile lourde de houille, ibid., 1874. — Gooldkn, Onchloride of lead as a deodoriner and désinfectant , in The Lancet , vol. II. 1875. — Yoy. aussi la bibliographie de l’art. Latrines