CI1AP. X. — DES VÊTEMENTS
de crin devraient être préférés, parce qu’ils s’imprègnent moins facilement des produits de l’exhalation cutanée. Après le crin viendrait la laine, et en dernier lieu la plume. L’habitude, en France, est de se servir de matelas faits avec la laine seule où mélangée d’un peu de crin. C’est là un coucher doux, élastique, et reposant bien. Les matelas de plume, qui sont d’un usage à peu près exclusif dans certaines localités, ne doivent pas être employés seuls. Ils sont trop chauds et s’imprègnent trop facilement des émanations du corps, ainsi que de l’humidité. On est assez dans l’usage, en France, de placer sous les autres un matelas fait avec de la plume: il augmente un peu lamollesse du lit, et son emploi, du reste, est sans inconvénient.
L’usage des traversins et des oreillers est avantageux : ils maintiennent la tête élevée ; c’est en crin qu’il faut les préférer. On remplit souvent les matelas avec certains végétaux qui remplacent la laine d’une manière assez avantageuse; tels sont les balles de l’avoine, les spathes du maïs, les fougères, certaines mousses moelleuses, les goémons, un zostère foliacé. Ces productions végétales doivent toutefois être renouvelées plus souvent que la laine.
Les individus jeunes ont besoin d’un coucher ferme et épais. Pour eux surtout il faut rejeter les couvre-pieds volumineux et les édredons. C’est le contraire pour les vieillards. Un coucher trop mou et trop chaud énerve les personnes qui s’y livrent, prolonge le sommeil, affaiblit le système musculaire, et rend la digestion pénible et languissante.
La femme a besoin d’un lit plus doux, plus chaud, ainsi que d’un sommeil plus prolongé que l’homme.
liiltliograpliie. — Rabirius, De generibus vestium libellus. Parisiis, 1534, in-8°. — Bayfius (L.), De re vestiaria libellus , a C. Stephano excerptus. Parisiis, 1536, in-8°. — Ferrarius (O.), De re vestiaria, lib. III. Patavii, 1654, in-4°. — Ruben 'Alb.), De re vestiaria veterum, præcipue de lato clavo, lib. II. Antuerpiæ, 1665, in-4°. — Navarro (D.); Discorso que la inseparasion de habita de los P. P. Capucinos en sus enfermedades es incompatible con al buen metodo curativo. Hispaliæ, 1680. — Baier, De vestitu. Altdorfii, 1704, in-4°. — Schmidt, De usu vestium albarum. Lipsiæ, 1704, in-4°. — Rivinus, De morbis a vestitu. Lipsiæ, 1721, in-4°. — Alberti (M.), De vestitus vitiis morborum causis. Halæ, 1729, in-4°. — Schulze (J. H.), De vestitus ratione ad valetudinem. Halæ, 1737, in-4°. — Schlegelmilch (G. G.), De vestitus vitiis morborum causis. Halæ Magd., 1739, in-4°. — Winslow (J .-B.), Réflexions anatomiques sur les incommodités , infirmités, etc. , qui arrivent au corps humain à l’occasion de certaines attitudes et de certains habillements , in Mém. de l’Acad. des sc., 1740, p. 59. — Büchner (A. E.), De morbis ex varia conditione vestimentorum oriundis. Halæ Magd., 1750, in-4°. — Bouvard, An vestes pelliceæ sint. salubres? (R. aff.) Th. de Paris, 1753, in-4°. — Demarco (J.', De lana. Melitæ, 1759, in-4°. — Gladbach (G. B. ,T.), De morbis a vestitu contra frigus insufflciente. Francof. ad Viadr., 1761, in-4°. — Richter (G. G.), De valetudine hominis nudi et cooperti. Gœttingæ, 1763, in-4°. — — Vieillard , An tuendæ sanitati
magis cmiducat longa et ampla vestis quant brevis et an gus ta ? (Resp. affirmât.). Th. (le Paris, 1707, i n-4°. — Leroy (Alph.l, Recherches sur les habillements des femmes et des enfants , ou Examen de la manière dont U faut vêtir l'un et l'autre sexe. Paris, 1772, in-12. — Poissonmer-Dusperiwèiiks, Mém. sur l’habillement des troupes, in Mém. de Dijon, t. II, p. 417, 1774. — Rougemont (Jos. Cl.), U cher den Kleidertracht insofern sic nachtheilige Einfluss auf die G csundheit hat. Bonn, 1786, in-8°. — Gibbons, De vestitu laneo. Edinburgi, 1786, in-8ü. — Bhioso (Don P. Garcia), Oratio quanto contribuya d la salud pûblica la regutacion fisica de los vestidos. Scvilla, 1786, in-8°. — Rumford (Thompson, comte de), Experiments made to détermine the positive and Relative Quantifies of Moisturc absorbed f rom the Atmosphère , by various substances, under sirnilar circumstances, in Philos. Transact., an. 1787, p. 240, et Abridg., t. XVI, p. 260. — Buchan, A Letter to the Patentée concerning the Medical Properties of the Flcecy Hosiery, 3e édit. London, 1790, in-8°. — Vogt (C. A.), De forma vestimentorum morbifei'a. Wittcmbergæ, 1790, in-4°. — l)u même, Epistola de materia vestimentorum morbifera. Ibid., 1790, in-4°. — Faust (B. Chr.), Wie der G es ch lecht s trie b der Menschen in Ordnung zu bringeUj und wie die Menschen besser und glücklicher zu machen, etc. Braunschwoig, 1791, in-8°. — Fine, De luxu vestium quarumdam virilium sanitati nocivo. Bambergæ, 1792, in-4°. — Vaughan (W.), An Essay Philosopliical and Medical concerning Modem Clothing. London, 1792, in-8°. — Wallicu (E.), De vi vestimentorum in corpus humanum. Jcnæ, 1793, in-4°. — Weissenborn (J. Fr. , Demerkungen über die zeitige Gewohnheit hohe Beinkleider zu tragen, als, etc. Erfurt, 1794, in-4°. — Hughes, De vestitu. Edinb., 1795, in-8°. — Davidson (W.), Ueber den Einfluss der jetzigen Kleidertracht unserer Damen auf die Gesundheit der Kôrper. Berlin, 1798, iu-8°. — Claihiax (L.-J.), Considérations médicales sur les vêtements des hommes. Th. de Paris, an XI, n° 279, in-8°. — Michelitz (Ant.), Progr. quo hodierna vestitus muliebris ratio valetudini perniciosa asseritur. Pragæ, 1803, in-8°, et en Allcm, ibid., 1803, in-8°. — Meyerhoff (J.), De vestimentorum vi et efficacia, deque optima ratione vestitus præsertim virilis ; adjecta descriptione, etc. Berolini, 1815, in-8°. — Percy, art. Cravate, Culotte, in Dict. des sc. méd., t. VII, 1813. — Deglande, Dissert. méd. sur les vêtements qui sont en contact immédiat avec la peau. Th. de Paris, 1817, n° 28. — Lussan, Obs. sur l’usage des bretelles. Paris, 1821, in-8. — Wagner (Fr. A. , Bemerkungen über die nachtheiligen Einwirkungen und Folgen zu enger Kleider. Leipzig, 1823, in-8°. — David, De l’influence de la couleur des vêtements sur la température du corps de l’homme , in Bullet. delà Soc. méd. d’ émulât., 1824 p. 257. — Starck [S.), De l’influence de la couleur sur le calorique et les odeurs , analyse par G. Trevet, in Ann. d'hyg., lre sér., t. XII, p. 54, 1834. — Behr, Kranklichkeits Zustande der Frauen, durch Klejdurgsstücke, in Med. Ztg. der Ver. f. Heilk. in Preussen, 1834, n° 8. — Méniere, Des vêtements et les cosmétiques. Th. de conc. Paris, 1838, in-4°. — Hoppe (J.) Die leinene und baumwollene Kleidung des Menschen, vom medizin. Standpunkte aus betrachtet, in Nordd-Chir. Ver. Ztschr., t. V, p. 1, 1831. — Larrey (H.), Mém. sur l’adénite cervicale observée dans les hôpitaux militaires, in Mém. de l’Acad. de méd., t. XVI, p. 273, 1852. — Pettenkoff.r, Vortrag über die Bekleidung, in Allgem. med. central Ztg., n° 25, et Canstatt’s Jahresb., 1855, t. VII, p. 43. — Fiévée (F.), Étude sur l’action de la flanelle en contact direct avec la peau, et de son influence physiologique, etc. Paris, 1855, in-8°. — Thieux, Imperméabilité des tissus. Paris, 1856, in-8°. — Coulier, Expériences sur les étoffes qui servent à confectionner les vêtements militaires, considérées comme agents protecteurs contre la chaleur et le froid, in J. de physiol. de M. Brown- Séquard, t. I, p. 122, 1858. — Judée, Modifications du fourniment du soldat au point de vue hygiénique, in Gaz. des hôp., 1860, p. 504. — Du même, Application des notions physiologiques à l'équipement militaire, ibid., 1868, n° 122. — Marten, Das Arbeits/cleid der Eisenhütten und Bergleute vom sanitâts-polizeilichen Standpunkte, in Casper’s Vjschr., t. XVII, p. 117, 1860. — Lhuillier, Considérations nouvelles sur l’emploi hygiénique des fourrures. Paris, 1860, in-12. — KLEMM(H.),Zh'e menschliche Kleidung vom Standpunkte der Gesundlieitspflege und Aesthetic. Dresden, 1860, in-16. — Wunderlich, Ueber das Absorptionsvermôgen der Kleidunasstoffe, in Bayer àrztl. Intell. Bl., 1864,