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CHAPITRE II

DES AGES

C. La chaleur suffisante de l’air ambiant, son renouvellement facile, sans courant d’air, sont également des soins hygiéniques importants à observer.

2° Éviter V accumulation des enfants. — L’accumulation des enfants nouveau-nés dans un même lieu présente de nombreux inconvénients. Il est donc nécessaire de les éviter ou de les faire disparaître s’ils existent.

A cet effet, on ne doit pas laisser plusieurs enfants dans une chambre étroite et peu aérée. Il est surtout très-dangereux d’accumuler ces jeunes êtres dans les salles d’hôpitaux où il existe déjà tant d’autres influences nuisibles. Les nouveau-nés malades devront être au plus tôt placés à part, soit parce qu’il est possible de voir une maladie se propager chez eux d’une manière épidémique, soit parce qu'il résulte de leur état morbide même la production de miasmes abondants.

3° Soumettre immédiatement l'enfant au genre de nourriture auquel il est destiné . — Il ne peut y en avoir que deux : 1° allaitement direct par la mère ou par une nourrice ; 2° allaitement artificiel au biberon. On examinera dans un article spécial la valeur relative de ces deux modes d’allaitement. Je me contente d’établir, en principe, la nécessité de commencer, immédiatement après la naissance, la nourriture que l’on a choisie.

Bibliographie. — Ballexserd, Diss. sur cette question : Quelles sont les causes principales de la mort d’un aussi grand nombre d’enfants. Genève, 1775, in-8°.— Nehr (J. Jos.), Quare plerique moriuntur infantes, et eorum qui adolescunt quare plures sunt morbosi. Pragæ, 1778, in-8°. — Casper (J. L.), Beitràge zur Medisin, Statistilc und Staatsarzneikunde (3e méra.). Berlin, 1825, gr. in-8°. — Edmonds (E. R.), On the Mortality of Infants in England, in The Lancet, 1835-36, 1. 1, p. 690. — Gosselet, Statistique des maladies épidémiques dans l’arrondissement de Lille de 1832 à 1843. Lille, 1844, in-8°. — Stehler, Ueber medizinal Polizei im Allgemeinen, und insbesondere über das hàufige Sterben der Kinder im ersten Lebensjahren, in Ann. der Staatsarzn., 8er jg. 2. hft., p. 258, 1843. — Zettwach (P. M.), Ueber die fehlerhafte Ernàhrung der Kinder in Berlin, als eine Hauptursache der ungünstigen Gesundheits-und Sterblichkeitsverhàltnisse, etc. In Rust’s Mag., t - LXIV, p. 241, 1845. — Reboulleau, Cause de la mortalité des enfants du premier âge, ia Gaz. méd., 1850, p. 248. — Walser, Ueber die Ursachen der grossen Sterblichkeit der Kinder in den ersten Lebensjahren, in Yierteljahrschr. f. rat. Med ., t. X, 3® Lief., 1860. — Marshall (W. J.), Bemarks upon the Birth-rate as affecting the Proportion of Death under fine Years of Age, in Edinb. med. Journ . t. Y, p. 332, 421, 1860. — Bertillon, Études statistiques sur la première enfance. Acad.de méd., séance du 9 févr. 1858. — Escherich, Ueber die Kindersterblichkeit in ihrem Zusammcnhange mit topographischen und meteorologischen Verhàltnissen, in Intellig .Blatt., n° 40, 1860. — Bouchut, Des lois de la mortalité des enfants, in Gaz. des hôpit., 1861, p. 505. — Infantile Mortality (revue d’une série de mémoires sur ce sujet, parGAiRTNER, Ch. Wilson, Routh, J. Frazer, Chadwich, Rumsby, etc., etc.), in British an Foreign Bev., janvier 1862. — Ploss (H.), Die Kindersterblichkeit und ihre Beziehung zur Elévation des Bodens, etc., in Arch. f. Wissensch. Heilk., t. VI, p. 117, 1861, et du même, Analyse de travaux sur cette question, in Schmidt’ Jahrbs, t CXII, p. 313, 1861. — Wasserfuhr, Die

Sterblichkeit der Kinder im ersten Lebensjahre in Stettin, in Casper’s Vjschr., t. XXII, p. 88, 1862, et Ueber die mittel, die Sterblichkeit der Kinder im ersten Lebensjahre zu vertringern, in Beziehung auf die Stadt Stettin, in Deutsche Zlschr. f. d. Staatsarzn., t. XXIII, 1865 et Canst's Jahresb., 1866, t. VII, p. 30. — Discussion sur la mortalité des enfants, in Bull, de l’Acad. de méd., 1867-70. — Dklore, De la mortalité des nouveau-nés, de ses causes et des moyens d’y remédier. Lyon, 1870, in-8°. — V. la bibliographie de l’article Population, pour les statisticiens, Benoiston de Ciiateauneuf, Villeiimé, Quktelet, Marc d’Espink, etc., et ciaprès, celle de l'article Enfance.

Appendice. — Davreux, Sur la mortalité des enfants du premier âge. Liège, 1870, in-8°. — Monot (C.), De la mortalité excessive des enfants pendant la première année , etc. Paris, 1872, in-8°. — Mayer, De la mortalité excessive du premier Age en France. Paris, 1873, in -8». — Wolff (A.), Unters. über die Iiindersterblichkeit. Medic. statist. Beitr. Erfurt, 1874, gr. 8°, pl.

Des naissances sons le rapport de l’état civil.

Les enfants qui naissent sont légitimes s’ils proviennent de parents mariés suivant la loi, ou illégitimes s’ils sont nés hors mariage : les uns et les autres peuvent et doivent être inscrits sur les registres de l’état civil, d’après la déclaration des parents. Il arrive souvent aussi qu’ils sont abandonnés, soit dans les hospices destinés à les recevoir, soit sur la voie publique : dans l’un et l’autre cas, ils sont dits enfants abandonnés ou trouvés. Enfin, il y a une autre condition, c’est celle des enfants morts-nés .

Quelques résultats statistiques obtenus en France permettent d’établir les rapports de ces diverses espèces de naissances entre elles. Ces résultats, considérés sous le point de vue le plus général possible, sont les suivants :

1° Il naît un enfant illégitime sur 13,85 des naissances totales;

2° Il y a un enfant abandonné sur 28,96 des naissances totales ;

3° Il y a un enfant abandonné sur 2,09 des naissances illégitimes.

Ce qui prouve que le plus grand nombre d’enfants abandonnés se trouve parmi les enfants naturels.

[La statistique démontre que les décès, pendant la première année de la vie, sont beaucoup plus nombreux chez les enfants naturels que chez les enfants légitimes. Suivant M. Husson bien placé pour être exactement renseigné, il meurt en France, pendant la première année, 16,36 p. 100 des enfants légitimes et 35,52 p. 100 des enfants naturels, différence de plus de moitié. Le docteur Hoffmann a reconnu que, pour les États prussiens (de 1820 à 1834), il meurt 17 enfants légitimes sur 100 pendant la première année, tandis que l’on perd 25 p. 100 des enfants naturels. A Berlin, les rapports sont pour les premiers, 19,8

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