CHAI’. XXII. — EXERCICES PROPREMENT DITS
gymnastique, proprement dite est le genre d’exercice qui remplit le mieux cette indication.
Tempérament. — Le tempérament lymphatique présente les mêmes indications : la gymnastique doit seulement, en pareil cas, être employée avec de grandes précautions, et on doit la proportionner au degré de résistance des enfants, sans arriver cependant jusqu’à la fatigue et à la courbature. — La promenade modérée, à pied, au grand air et répétée chaque jour, convient parfaitement aux sujets qui présentent ce tempérament.
Le tempérament sanguin indique la nécessité d’un exercice à pied et prolongé, qu’on doit chercher, la plupart du temps, à pousser jusqu’à la fatigue ; mais cet exercice à pied et à l’air ne sera utile qu’autant qu’il sera accompagné d’une grande sobriété, de l’usage d’une quantité peu considérable d’aliments et de l’emploi, en boisson, d’eau pure ou d’eau légèrement rougie, au lieu de vin pur.
Le tempérament nerveux indique expressément l’exercice musculaire; il en résulte un développement physique et matériel qui peut, jusqu’à un certain point, contre-balancer et annihiler la surexcitabilité nerveuse.
L’accumulation de graisse, l’embonpoint, indiquent la nécessité d’un exercice énergique; la marche à pied, longtemps prolongée, est, sous ce rapport, excellente pour les individus obèses; combiné avec une alimentation peu substantielle et, en même temps, peu abondante, ce genre d’exercice remplit encore "beaucoup mieux cette indication. (Voir plus haut, p. 135).
Habitudes. — On doit tenir compte de l’habitude, dans les conseils hygiéniques relatifs à l’exercice. Ainsi, quelque utilité qu’il y aurait à faire prendre beaucoup de mouvement à un homme replet, très-gras, habitué à beaucoup manger et à peu se remuer, il est évident que le développement de force musculaire qu’on pourra exiger de lui dans les premiers temps ne sera jamais très-considérable, et qu’il devra procéder lentement et progressivement avant d’arriver à la somme d’exercice qui lui est nécessaire.
Climats. — L’influence des climats est grande sur la somme de force musculaire qu’un homme peut déployer. D’après les observations de Coulomb, un ouvrier, dans les contrées tropicales, n’est pas capable de développer la moitié de l’action musculaire que produit celui de nos climats tempérés, dans le même espace de temps. On ne pourrait donc raisonnablement exiger des habitants des pays chauds un déploiement de force musculaire aussi considérable que de ceux de nos contrées.
[Mais c’est surtout l’altitude qui, pour les étrangers, constitue un obstacle à l’activité et à l’énergie des mouvements.]
Professions . — Elles modifient également la somme d’exercice musculaire qu’on peut être appelé à demander. Il est incontestable que l’individu qui exerce une profession sédentaire et dans laquelle il déploie peu de forces, ne pourrait supporter, sans fatigue, un exercice qui serait peut-être môme trop peu considérable pour un homme habitué aux travaux de force.
Il reste maintenant à parler de deux exercices d’ensemble, destinés à atteindre un but différent. L’un est la gymnastique proprement dite, et l’autre l’entraînement.
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— Wendt (J.), Ueber den Tanz als Vergnügen und Schâdliehkeit. Breslau, 1804, in-8°. — Remy (P. E.), Dissertation médicale sur l’exercice de la danse. Th. de Paris, 1824, n° 12, iu-4°. — Stahman (Fr.), Der Tanz als Mittell zur Erhaltung der Gesundheit und die Vermeidung sevrer Nachtheile. Quedlimburg, 1830, in-12, plus. édit.
Chasse: Jaeger (W. S.), Medica venationis consideratio. Altorfii Noric., 1731, in-4°. — Hert (J. C.), De venationis in tuendâ studiosorum valetudine usu et abusu. Gissæ, 1737, in-4°. — Alberti (M.), De venatione morbificâ. Halæ Magdeb., 1739, in-4°. — Dercum, De venatione ad usum medicum. Yiceb., 1746, in-4°. — Murry, An venatio cæteris exercitationibus salubrior. R. aff.) Th. de Paris, 1753, in-l°. — Aubin-Desfougerais (L. C. P.), Essai pratique sur quelques-unes des maladies les plus ordinaires aux veneurs. Th. de Paris, 1827, n° 271. — Legrand du Saulle, Le froid et l'abus de la chasse, considérés comme cause occasionnelle de congestion cérébrale, in Gaz. des hâpit., 1862, p. 18.
Paume : Galien, De exercitatione parvæ sphæræ libellus, in Opp. — Charles, An par va s pilæ gymnastica omnium saluberrima. (R. aff.) Th. de Paris, 1626, in-fol.
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Natation : Guyon, Utilité de la natation, in Leçons diverses. Lyon, 1610, in-8°.
— Bachstrom (J. F.), L’art de nager ou Invention à l’aide de laquelle on peut toujours se sauver du naufrage, et, en cas de besoin, etc. Amsterdam, 1741, in-8°. — Thévenot, L’art de nager , avec des avis pour se baigner utilement, précédé, etc., 4e édit. Paris, 1781, in-12 et in-8°. — Fournier (P. P.), Théorie du nager de l’homme. Th. de Montpellier, 1815, n° 95, in-4°. — Mostfalcon, art. Natation, in Dict,.des sc. méd., t. XXXV, 1819. — Bentejac, De la nage sous le rapport de l’hygiène. Th. de Paris, 1839, n° 35, in-4°. — Julia de Fontenelle, Manuel complet des nageurs, des baigneurs, etc., pl. n, nouv. édit. Paris, 1848, in-18.
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cnAr. xxn.