CIIAP. XXII. — EXERCICES PROPREMENT DITS
Exercices relatifs aux membres supérieurs.
Attitude des bras tendus, de manière à former une ligne droite horizontale ou verticale ; — croisés devant ou derrière la poitrine; — armés d’un bâton tenu par les deux bouts et qui reçoit des positions diverses devant, au-dessus ou derrière le corps ; — armés chacun d’un poids quelconque, comme seraient, par exemple, deux sphères métalliques unies par une courte tige facile à manier. — Les deux bras prennent alors des attitudes diverses, pareilles ou dissemblables.
Exercices des bras qui soutiennent le poids du corps.
Un bâton soutenu dans l’air par les deux extrémités, au moyen de deux cordes, sert à faire pratiquer cette première série d’exercices.
A. Les deux mains saisissent le bâton, les deux pieds traînent sur le sol, et un aide fait avancer à lui le bâton.
B. Les deux mains saisissent le bâton, les pieds sont détachés du sol, et le corps exécute un mouvement de balancement comme au jeu de l’escarpolette.
G. La partie supérieure du corps se place entre les deux cordes montantes, les deux mains dirigées en bas saisissent le bâton, et les bras tendus détachent les pieds du sol et soutiennent le corps.
D. Le dos est tourné vers le bâton, les bras tendus en arrière saisissent les deux bouts du bâton pendant que la jambe se fléchit sur la cuisse et que les pieds, détachés du sol, viennent se placer entre les mains, et appuyer sur le bâton les deux cous-de-pied.
Des barres parallèles et horizontales servent à exécuter d’autres exercices'Nanalogues. Le corps s’y trouve suspendu par les bras. La progression en avant ou en arrière s’exécute alors au moyen des mains.
Une corde tendue horizontalement, ou une échelle placée dans la même direction, peuvent servir de même à la progression, au moyen des mains, le corps restant suspendu par les bras.
Exercices des bras qui soulèvent le poids du corps.
Ils s’exécutent : 1° au moyen de cordes verticales à nœuds ou sans nœuds, simples ou tendues verticalement. Chaque bras empoigne la corde alternativement, de manière à produire l’ascension du corps ; 2° au moyen d’échelles de dimensions diverses et placées dans leur situation ordinaire.
Le poids du corps reste suspendu par les mains qui empoignent un échelon par le revers de l’échelle, et celles-ci, saisissant alternativement l’échelon supérieur, déterminent l’ascension du corps par le seul effort des membres thoraciques. Cet exercice se varie de diverses sortes. On peut l’exécuter aussi au moyen de barres verticales traversées par des échelons, ou même le long d’un mur abrupt, dans lequel on a pratiqué des trous à diverses hauteurs ; les mains se logent dans des
MATIÈRE DE L’IIYGIÈNE.