DI? S SENS INTERNES
ncs génitaux chez l’homme, uréllirite chronique, qu’on a prise pour une spermatorrhée ; irritation du clitoris et du vagin chez la femme, flueurs blanches. Enfin les excès de l’onanisme causent des maladies déterminées, toujours difficiles à guérir et souvent incurables. Telles sont l’espèce de folie appelée démence, l’épilepsie, l’hypochondrie, l’hystérie ; des phlegmasies chroniques de divers organes, qui se terminent parle marasme, le tabes dorsalis et la mort. »
J’ajouterai à éeTàbleau deux faits : 1° la phthisie, pour peu qu’il y ait prédisposition chez les sujets, est souvent le résultat de l’onanisme : dans d’autres cas, l’onanisme produit lui-même la prédisposition à la tuberculisation.
A l’hôpital de Lourcine, consacré aux femmes vénériennes, et dont j’ai été quelque temps médecin, il règne, malgré une surveillance sévère, une grande corruption. Entre autres vices, les femmes pratiquent l’onanisme entre elles. J’ai vu, comme résultat, la transmission de la syphilis de femmes infectées à des femmes qui n’en étaient pas atteintes auparavant.
Comment remédier à ce vice malheureusement si répandu et quelquefois enraciné d’une manière si incurable ? Il* faut au moins essayer. Voici les points auxquels il faut faire attention.
Une surveillance sévère, et de tous les instants, des sujets que l’on suppose en proie à cette malheureuse habitude. Cette surveillance, dans les établissements publics, doit être pratiquée de jour et de nuit. On doit éviter de laisser les enfants et les jeunes gens dans les endroits isolés ou cachés.
L’exercice porté même jusqu’à la fatigue, surtout avant de se mettre au lit, est un excellent moyen. Telles sont la gymnastique, les longues promenades à pied.
Les occupations de l’esprit, les distractions, en excluant toutefois les tableaux voluptueux et les spectacles, les voyages, sont des moyens qui peuvent venir en aide aux parents qui veulent, et avec raison, délivrer à tout prix leurs enfants de ce vice honteux. Les bains froids, aidés de la natation, sont encore un moyen adjuvant excellent.
Que penser des ceintures exploitées par le charlatanisme, des bandages de diverse nature, des gantelets durs, etc. ? Ce sont tout au plus des ressources qu’il faut réserver pour les cas où les moyens précédents ont échoué. Pour ma part, j’y ai peu de confiance.
5° Des pollutions.
Les pollutions se distinguent en pollutions nocturnes et pollutions diurnes.
Les pollutions nocturnes sont utiles ou nuisibles. Elles sont utiles quand elles se produisent chez des individus forts, bien constitués, et qui usent avec une très-grande sobriété des plaisirs vénériens ; elles sont alors un véritable bien. On reconnaît que tel est leur caractère à ce qu’elles sont abondantes, accompagnées d’une érection énergique, de l’orgasme vénérien, et, enfin, à ce qu’elles ne sont pas suivies de fatigue et de courbature.
Les pollutions nocturnes sont nuisibles quand elles se répètent trop souvent, quand elles ont lieu chez des sujets débiles, ou bien chez des individus bien constitués, mais qui usent déjà assez largement du coït ; elles sont encore nuisibles lorsqu’elles sont provoquées par des conversations ou des idées licencieuses, et lorsqu’elles sont suivies de courbature et de f itigue.
La limite entre les unes et les autres est souvent assez difficile à établir; et on la franchit quelquefois insensiblement. C’est, par exemple, ce qui arrive lorsque des pollutions, d’abord nécessaires, se produisent ensuite par le seul fait de leur première apparition, deviennent habituelles, et, par leur renouvellement trop fréquent, débilitent les sujets qui les présentent.
Lorsque les pollutions nocturnes dépassent le caractère critique qu’elles auraient dû conserver, il faut essayer de les faire cesser. On y parvient souvent en faisant coucher sur un lit plus dur, en conseillant descouvertures moins chaudes et moins épaisses, en éloignant les le.ctures, les conversations et les contacts qui peuvent les provoquer. On se trouve encore très-bien, en pareil cas, des bains froids; ou, si la saison ne le permet pas, des lotions froides. L’usage du vin, du café et des liqueurs, doit en môme temps être interdit.
Les pollutions diurnes semblent être d’une autre nature que les précédentes. Elles constituent plutôt un acte passif, qui se produit sans érection, sans orgasme vénérien, et dont on a bien certainement exagéré la fréquence. En pareil cas, tantôt le sperme çort avec les urines, d’autres fois en même temps qu’une selle; plus rarement, il s’écoule spontanément par le canal de l’urètre et sans qu’on en ait la conscience. Les causes qui peuvent les produire sont mécaniques, ou bien elles résultent d’un état général de l’organisme. Parmi les premières, on place la constipation opiniâtre, les calculs de la vessie, la présence d’oxyures vermiculaires dans le rectum, les diverses maladies de cet intestin, les affections de la prostate ; on y range encore l’équitation habituelle. %
Parmi les causes générales, on place la débilité congénialc de la constitution et l’épuisement déterminé parla masturba-