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DES SENS INTERNES

lion ou l’abus du coït. Enfin, les causes qui les produisent peutvent être inconnues.

Les effets des pollutions diurnes sont exactement les mômes que ceux qui sont amenés par les excès de masturbation et de coït , dont ils ne sont, pour ainsi dire, qu’un des modes d’expression. Quant à leur trailement, l’hygiène doit indiquer l’emploi des bains froids et surtout des bains de mer, l’entretien de la liberté du ventreflëTsuppression de l’exercice du cheval, une vie sobre, régulière, et l’éloignement de toutes les causes capables d’exciter les organes génitaux. Le reste appartient à la thérapeutique.

G0 De quelques autres sensations spéciales.

Au nombre des sensations qui sont du ressort de l’hygiène, qui n’appartiennent ni aux sens externes ni aux sens internes, et qui ne peuvent se rapporter à aucune des modifications locales des organes, et surtout du système nerveux, se trouvent certains sentiments; non pas moraux, puisqu’ils se rencontrent chez les animaux, mais cependant bien voisins de ces derniers, et se joignant aux facultés de l’âme pour donner lieu aux plus nobles élans de notre intelligence. De ce nombre sont les deux instincts d’association et d’imitation, celui de la famille qui en dérive, et celui de la paternité qui sert de base à tous les autres. Ces modifications particulières de la sensibilité constituent des sentiments qui ne sont pas positivement du domaine de l’intelligence, mais qui sortent des sensations purement physiques. Comme l’hygiène a souvent l’occasion de diriger ces instincts, il importe de les connaître, de savoir quelles sont leurs conséquences dans l’ordre social et dans la vie particulière, afin de favoriser leur développement, ou de les restreindre quand ils menacent d’aller à l’excès.

Il y a, en effet, des individus qui sont évidemment destinés à vivre en public, dans des rapports continuels avec leurs semblables; qui sont organisés de façon à contracter un mariage et à déployer toutes leurs facultés viriles, par conséquent, à vivre comme époux et comme pères. Si l’on détourne ces individus de la voie indiquée par leur constitution physique, et par les prédispositions sensitives qui en résultent, on compromet grandement et leur santé et leur bonheur ; il faut donc donner une grande attention aux signes extérieurs qui indiquent ces caractères, afin d'imprimer une direction u'ile à ceux qui demandent des conseils à cet égard.

11 ^st encore quelques sensations internes, dépendant d’une

A. Bbcquehbl, 6« édition. l

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modification particulière du système nerveux, ou peut-être développées dans les organes généraux, sans que les nerfs soient modifiés. On ne connaît pas bien toutes les fonctions que remplit cet appareil, et certaines manières d’être ne sont peut-être que le résultat de son existence. Ainsi les instincts, les sympathies, les antipathies, appartenant à tous les animaux comme à l’homme, sont des sens internes fort remarquables et qui ont des résultats du plus haut intérêt pour la conservation des individus. Il en est de même de la douleur et du plaisir, deux modes de sensation fort différents, et qui impriment une puissante impulsion à nos mouvements. Ces phénomènes divers doivent être l’objet d’une élude toute spéciale de la part des médecins hygiénistes, parce qu’ils influent sur tout l’organisme et que l’on peut, soit les exciter, soit les diminuer, soit enfin leur donner une autre direction par un mode spécial d’éducation : de plus, on peut aussi les modifier par des habitudes nouvelles, et, pour y arriver, il est nécessaire d’agir avec beaucoup de force sur l’ensemble de l’organisation.

Rililiogrnpliic. — Auteur inconnu, Traité de la génération , in Œuvr. d’Hippocrate. — Akistote, De animalium generatione. Libri V, in Opp. — Cagnati (M.), De continentiâ vel de sanitate tuendà. Romæ, 1591, in-4°. — Meibom (J. H.), De flagrorum usu in re venereà et lumborum renumque officio. Lugd. Batav., 1639, in-12, et édit, de Bartholin. Haffniæ, 1680, in-12. — Dans le siècle dernier, un grand nombre de dissertations, que l’on trouvera indiquées dans la bibliographie de l’article Coït du Dict. des sc. méd. Nous mentionnerons seulement les suivantes : Hoffmann (Fr.), De morbis a nimiâ et intempestivâ venere oriundis. Halaÿ) 1725, in-4», et in Diæt. germ., t. Vil, 1727, in-8°. — Reygondeaüd du Chatenet, De affectionibus eroticis. Th. de Montpel., 1766, in-4°. — Leydet (H.), De usu et abusu veneris medice considerati. Th. de Montpel., 1782, in-4°. — Gruner (Ch. L.), De coitu ejusque variis formis quatenus medicorum sunt. Jenæ, 1792, iu-4«. — Virey, art. Coït , in Dict. des sc. méd., t. Y, 1813 (très-grand nombre de cas d’accidents, suite d’un, coït intempestif notés dans la bibliographie de cet article). — Devay (F.), Mém. sur l’impotence des membres inférieurs à la suite des excès vénériens , etc., in Mém. de la Soc. d’émul. de Lyon , t. I, 1842. — Huguier, Mém. sur les maladies des appareils sécréteurs des organes génitaux externes de la femme, in Mém. de l’Acad. de méd., t. XV, p. 527, pl. 5, 1850. — Kobelt, De l’appareil du sens génital des deux sexes, dans l’espèce humaine et dans quelques mammifères, etc. ; trad. fr. par Kaula, pl. Paris, 1851, in-8°. — Betz (F.), Aus dem Geschlechtsleben der Menschen, in Würtemb. Corresp. Bl., 1854, n° 36. — Klein, Ueber Beziehung des Coitus und der Conceptions fahiglceit zur Menstruation, in Deutsche Iilinik, t. VIII, n° 44, 1856. — De même, Ist und inwiefern ist der Beischlaf wàhrend der Menstruation dem Weibe nachtheilig, etc., ibid., p. 450. — Tardieu (A.), Etude médico-légale sur les attentats aux mœurs, in Ann. d'hyg., 2e sér., t. VIII, 1857, et t. IX, 1858. — Bourbon (A. A.), De l’influence du coït et de l’onanisme dans la station, sur la production des paralysies. Th. de Paris, 1859, nu 115, in-4°. — Fr.BüRY (L.), Des fonctions génitales et des pollutions chez la femme, in journ. le Progrès, t. III, p. 85, 1859. — Acton, The Functions and Disorders of the Reproductice Organs in Youth, in adult Age and in advanced Life considered, etc., 2e édit. London, 1860, in-8°. — Démarqua y et Parmentier, Des lésions du pénis déterminées par le coït, in Monit. des sc. méd., 1861. — Sélignac (Ant.), Des rapprochements sexuels dans leur rapport étiologique avec les maladies. Th. de Paris,

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