‹ Traité élémentaire d'hygiène privée et publiqueChapitre 279 sur 353 · CIIAP. XXVIII. — DU MARIAGE ET DU CÉLIBAT · texte numérisé non relu

CIIAP. XXVIII. — DU MARIAGE ET DU CÉLIBAT

nage ; elle n’est pas exposée à ressentir les fatigues et les dangers de la grossesse, de l'accouchement et de l’allaitement ; plus tard, les soins de la maternité et l’éducation première des enfants n’absorbent pas une partie de ses instants. Cependant toutes ces considérations doivent s’effacer devant les résultats de l’observation sérieuse et les déductions rigoureuses de la statistique.

L’homme mRrîe est moins exposé à devenir malade. Sa vie a plus de chances de durée que celle des célibataires. Les femmes, bien que placées dans des conditions moins avantageuses que lui, se trouvent cependant dans des rapports analogues à l’égard de celles qui ne sont pas mariées.

Les résultats statistiques de Casper prouvent ces faits d’une manière évidente.

[Ces premières données de la statistique ont été pleinement confirmées par les documents si nombreux et si complets rassemblés par M. Bertillon. Il a constaté que : non-seulement en France, mais partout, la mortalité est beaucoup moins grande chez les gens mariées que chez les célibataires, mais surtout, résultat tout nouveau, que chez les veufs. Il n’y a pas d’exception à cette règle, si ce n’est pour les mariages précoces dont nous parlerons plus bas. Voici, au total, un tableau très-complet dressé pour la période de 1856-65, par M. Bertillon, et qui ne comprend que la France :

Tableau.

Mortalité annuelle par âge selon l’état civil

Sur 1000 célibataires, mariés ou veufs de chaque âpe et de chaque sexe.

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