‹ Traité élémentaire d'hygiène privée et publiqueChapitre 278 sur 353 · CHAPITRE XXVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVIII

Du mariage et du célibat.

Le mariage, considéré exclusivement sous le rapport de l’hygiène, est-il une institution utile à la santé de l’homme, lui permet- il d’éviter certaines maladies, l’expose-t-il moins à d’autres, prolonge-t-il enfin la durée de sa vie ? Telle est la première et la plus importante des questions qui se présentent. La solution de cette question peut être demandée aussi bien à l’observation particulière des faits, qu’aux résultats de la statistique relatifs à la comparaison qu’on peut établir entre les individus mariés et ceux qui ne le sont pas.

Au premier coup d’œil, les hommes et les femmes célibataires semblent placés dans les conditions les plus avantageuses. L’homme est plus libre, plus indépendant, plus à son aise; il peut préférer ce qui lui plaît, choisir ce qui lui est utile, rejeter ce qui lui est nuisible. La femme n’a pas les embarras du mé-

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