I. Professions intellectuelles subordonnées
Telle est la dénomination qu’il est permis de donner au premier groupe. On peut y comprendre les employés de toute classe et les commis de différentes espèces, dont le nombre est si considérable.
Les conditions propres aux individus qui exercent ces professions sont faciles à établir : en effet, la nature des qualités qu’il faut déployer pour le travail des bureaux et des écritures, n’implique pas la nécessité de mettre en jeu les facultés les plus relevées de l’intelligence, telles, par exemple, que l’imagination : ce sont des fonctions qui exigent peu de travaux préliminaires et peu d’études littéraires antérieures. L’habitude y supplée, et le travail auquel on est assujetti finit par s’exécuter presque mécaniquement.
[Puisqu’on range parmi les professions intellectuelles, bien que leur main soit beaucoup plus occupée que leur intelligence, les écrivains ou copistes, nous devons ajouter ceci : outre les inconvénients inhérents à la station assise, longtemps prolongée (constipation, hémorrhoïdes, etc.), ils sont sujets à un accident particulier qui consiste dans une espèce de crampe ou de tremblement convulsif du pouce seul ou des trois premiers doigts de la main droite, empêchant de tenir la plume.
Cette sorte d’infirmité, qui résulte évidemment de l’obligation de tenir pendant toute une journée un objet d’un petit volume et de faire mouvoir continuellement les doigts, a été combattue par différents appareils qui permettent à l’écrivain de continuer, sans trop de difficultés, l’exercice de sa profession.]