‹ Traité élémentaire d'hygiène privée et publiqueChapitre 290 sur 353 · II. Professions intellectuelles actives · texte numérisé non relu

II. Professions intellectuelles actives

On doit y comprendre la plupart des officiers publics, les notaires, avoués, magistrats, avocats, médecins, ingénieurs, architectes, etc., etc., et autres professions analogues. L'exercice de ces professions exige évidemment beaucoup plus d'intelligence que les précédentes. Il faut des connaissances plus étendues et plus spéciales, une attention plus soutenue, une mémoire plus fidèle, un jugement plus à l’épreuve et plus sain. Néanmoins, sauf quelques cas exceptionnels, il y a, dans presque toutes ces professions, une telle variété d’occupations, un tel mélange d’exercices physiques et de travaux intellectuels, que si l’on ne considère que l’exercice seul de la profession, elle semble réunir les conditions les plus favorables pour le maintien d’une bonne santé, et pour l’équilibre des forces physiques et des facultés cérébrales. C’est donc dans ce mélange proportionnel et suffisant d’exercice physique et de travail de l’intelligence, que consistent les seules règles hygiéniques que l’on doive se borner à établir ici d une manière générale. Quelques-unes de ces professions présentent, cependant, certaines particularités sur lesquelles il est nécessaire de dire quelques mots.

d° Médecins.

A. Les médecins sont exposés à contracter la plupart des maladies contagieuses et des affections miasmatiques qu’ils sont appelés à soigner.

[Ainsi, en Irlande, si fréquemment ravagée par le typhus, la mortalité par le fait de cette maladie fut, relativement aux autres causes de décès, dans le rapport de 1 à 10,59 pour toute la population de 1*31 à 1841 et pour les médecins comme 1 est à 3,3. En Crimée, on a perdu par la même maladie 18,22 pour 100 des médecins militaires, tandis que les officiers, les intendants militaires, etc., n’ont succombé que dans la proportion de 7,3 » pour 100.

B. Parmi les accidents dont les médecins peuvent être atteints, surtout pendant la durée de leurs études, il faut compter les piqûres anatomiques, si souvent mortelles.]

C. A l’époque où ils commencent à pratiquer leur art, les médecins sont bien souvent exposés à se croire atteints des nombreuses maladies qu’ils observent successivement.

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