‹ Traité élémentaire d'hygiène privée et publiqueChapitre 297 sur 353 · MOYENNE · texte numérisé non relu

MOYENNE

annuelle de tous les âges.

Dragons de la ligne. . .

Cavalerie de la maison

royale

Infanterie de la garde.

Nous ne possédons pas en France de documents statistiques qui permettent de démontrer également cette proportion pour notre pays .

5° Mortalité par suite de maladies comparée à la mortalité par suite de combats en temps de guerre.

M. Boudin, dans son intéressant travail, a résumé les documents que l’on possède sur ce sujet, et il est arrivé à cette conclusion, que la mortalité par les maladies est beaucoup plus grande que celle qui a lieu par suite des combats. Voici quelques-uns de ces documents :

Les pertes de notre armée d’Égypte, depuis son départ de France jusqu’au dernier jour complémentaire de l’an VIII, se trouvent réparties ainsi qu’il suit :

Tués dans les combats 3,614

Blessés, morts 854

Tués par accidents divers 290

Morts de maladies 4,157

D’après des documents officiels publiés par M. Marshall, les pertes de l’armée anglaise en Espagne, dans une période de quarante et un mois, de janvier 1811 à mai 1814, et sur un effectif de 61,511 combattants, furent de 24,930 décès par maladies, et seulement 8,889 décès par le fer ou le feu de l’ennemi.

Dans l’expédition de Walcheren, en août 1809, sur un effectif de 39,219 hommes, et d’août en décembre, l’armée anglaise perdit, sur 1,000 hommes d’effectif, 167 par blessures, et 332 par maladies.

[D’après le remarquable travail statistique publié par M. le docteur Chenu, la guerre d’Orient (1854-56), compliquée d’un long siège dans un climat à hivers rigoureux, a causé les pertes énormes dont voici le résumé.

Armée française. — Effectif envoyé : 309,268. Morts, 95,615

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