CI1AP. II. — PROFESSION MILITAIRE
A Alger, le rapport du nombre des morts sur 1,000 hommes d’effectif a clé :
En moyenne, de
de 1830 à 1839.
Puis
en 1841.
en 1^42.
en 1843.
L’action meurtrière des climats chauds n’est pas moindre sur l’armée anglaise. D’après les documents officiels, la proportion annuelle des décès s’est élevée, pendant une période de vingt ans, de 1827 à 1846 et sur 1,000 hommes d’effectif, aux chiffres énormes qui suivent :
36,2 à Ceylan,
63 au Bengale, 85 aux Antilles,
143 à la Jamaïque, 200 à Bahama,
483 à Sierra-Leone,
Dans les contrées tropicales les plus insalubres, le choix de bonnes positions sur les lieux élevés suffira souvent pour assurer aux armées composées d’hommes de race caucasienne, un état sanitaire parfait et semblable à celui des régions les plus salubres des pays tempérés.
L’accroissement de la mortalité des armées, spécialement dans les pays chauds, est déterminé en grande partie par l’influence marécageuse des localités occupées. (Voy. plus haut, Acclimatement.)
Dans les régions tempérées de l’Europe, la densité des po pulations des places de guerre tend à aggraver l’état sanitaire et à augmenter la mortalité des troupes.
La densité relative de la population des divers quartiers et des rues d’une grande ville, doit être sérieusement considérée dans le choix des lieux destinés au casernement et aux hôpitaux.
4° Influence de Vâge sur la mortalité des troupes.
Dans toutes les contrées où l’influence de l’âge a été étudiée jusqu’ici, la mortalité la plus faible a été reconnue être celle des militaires de 18 à 25 ans. M. Boudin s’est appuyé, pour admettre cette proposition, sur un tableau de M. Marshall, qui résume la proportion moyenne des décès sur 1 ,000 hommes d’effectif, parmi les troupes anglaises de tout âge, stationnant, de 1830 à 1836, dans un grand nombre de provinces britanniques; je choisis quelques chiffres relatifs à l’âge des troupes dans le Royaume-Uni.