‹ Traité élémentaire d'hygiène privée et publiqueChapitre 307 sur 353 · CHAPITRE Y · texte numérisé non relu

CHAPITRE Y

Professions des mineurs.

On doit comprendre exclusivement, sous ce titre, les professions exercées par les individus qui travaillent dans le sein de la terre et ceux qui en arrachent les divers minerais qui s’y rencontrent. Il y a, dans l’exercice de ces professions, des circonstances communes à toutes, et d’autres qui sont spéciales et la conséquence du travail de certains minerais.

Les circonstances communes à tous les ouvriers mineurs sont les suivantes : 1° le travail dans un lieu souterrain où la lumière naturelle ne pénètre pas, et dans lequel il faut séjourner dans une demi-obscurité, ou bien éclairé par une lumière artificielle peu intense; 2° la température constante et presque invariable des galeries de mines, quelles que soient les vicissitudes atmosphériques extérieures ; 3° l’augmentation légère de la pression de l’air atmosphérique; 4° un certain degré habituel d’humidité; 5° un renouvellement difficile de l’air altéré par la respiration des travailleurs, les lampes destinées à les éclairer, et les émanations gazeuses des mines elles-mêmes; [6° enfin, les dangers résultant des chutes, des éboulements, de l’invasion des mines par les eaux souterraines, des explosions des gaz inflammables, etc.].

L’influence de ces causes diverses sur la santé de l’homme qui y est exposé, est importante à considérer. Cette influence se résume dans le mot étiolement : la description qu’a faite Hallé de l’affection des mineurs d’Anzin est le type le plus caractéristique de cet état morbide. La nature de l’étiolement a été éclairée par les travaux modernes. Il consiste, ainsi que nous avons déjà eu occasion de le dire, dans la diminution simultanée de la proportion des trois principaux éléments du sang, et dans l’augmentation de la quantité d’eau que renferme ce liquide.

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