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et un peu sèche, soit augmentée, vomissements, diarrhée, abdomen doulouroux au loucher, fièvre.
Dans ces derniers temps, M. Blandet, dans un travail intéressant, a peut-être un peu exagéré la fréquence de cette affection, et son travail a été le point de départ d’un mémoire trèsétendu de MM. Chevallier et Boys de Loury (. Annales d'hygiène ), qui ont cherché à détruire les assertions de M. Blandet. Ces deux auteurs ont cru pouvoir déduire de leurs nombreuses recherches, que le maniement du cuivre ne pouvait déterminer aucun accident spécial, et que rien n’était plus innocent que le travail de ce métal. Après une lecture attentive de leur mémoire, je ne crois pas que les documents médicaux recueillis par ces auteurs soient suffisants pour leur permettre de nier d’une manière aussi positive l’influence nuisible du cuivre. S’ils ont combattu l’existence d’une colique spéciale, à laquelle on donnerait le nom de colique de cuivre, ils ont eu raison, mais cela était déjà admis avant eux ; s’ils ont prétendu nier la possibilité d’une entérite avec fièvre, suite de l’introduction dans les voies digestives de molécules cuivreuses, je crois qu’ils ont eu tort. La description de ces entérites, donnée par divers auteurs, est trop semblable et trop analogue à ce qu’on voit fréquemment dans les hôpitaux, pour qu’on puisse nier l’existence de cette affection. J’ai observé, pour ma part, trois cas bien incontestables d’entérites développées sous l’influence du cuivre.
Les moyens prophylactiques qu’il faut employer pour prévenir ces accidents consistent dans des lavages fréquents, et dans fie grands soins de propreté, tant de la peau que des cheveux et des vêtements.
ESilsliographsc. — Dubois, in Non ergo colicis figulis veux sectio. Th. de Taris, 1751, in-4°. — Boudeu, in Recherches sur l’opinion de M. Dubois au sujet de li colique de Poitiers , etc., in J. de me'd., t. XVII, p. 207, 1762, et t. XVIII, p. 20. 1763. — Gurney-Turner, Singular Effects of Printing in Gold, in Lond. Med. Gaz., t. XXIII, p. 195, 1839. — Du même, On the Effects of Certain Préparations of Copper on the Health of Persons employed in Imitative Golding, ibid., p. 697. — Chevallier (A.'., Note sur la santé des ouvriers qui travaillent le cuivre , in Ann. d hiyg. , lre sér., t. XXX, p. 258, 1843. — Du même, Note sur les ouvriers qui préparent le vert-de-gris, ibid., t. XXXVII, p. 392, 1847. — Du même, Note sur les ouvriers gui travaillent le cuivre dans le département du Tarn, ibid., p. 395. — Du même et Do vs de Loury, Essai sur les accidents qui peuvent survenir aux ouvriers qui passent le cuivre à l’acide nitrique ou dérochage, ibid., t. XXXVIII, p. 322, 1847. — Des mêmes, Mém. sur les ouvriers qui travaillent le cuivre et ses alliages, ibid., t. XLI1I, p. 337, 1850. — Blandet, Mém. sur la colique de cuivre , in Journ. de méd. de Beau , t. III, p, 68, 236, 1845. — Tanquerel des Planches, De la colique de cuivre, ibid., p. 146. — Martin-Solon, Rapport sur un mémoire de M. Millon, intitulé : Quelques remarques sur la colique de cuivre , la colique de plomb et leurs caractères différentiels, in Bull, de l’Acad. de méd., t. XII, p. 561, 1846-47. — Plaseller,
Becquerel, 6e édition.
y 30 HYGIÈNE APPLIQUÉE.
Dus S tauü ficher der Mcssinghâmmer, in Oesterr. Wchnschr., 1844, n° 4G.— Paasch, Ueber vermeintliche Kupfervergiflung, in Casper’s Ytjschr., t. I, p. 79, 1852. — Corrigan, Cases of Slow Coppcr Poisaning with Observation, in Dublin JJosp. Gaz., t. I, p. 229, 1854. — Instruction pour les ouvriers fondeurs en cuivre, in Ann. dhyg., 2“ sér., t. V, p. 224, 1856. — I’ibtiia-Santa (P. nu), De la non-existence de la colique de cuivre , in Ann. d'hyg ., 2e sér., t. IX, p. 328, 1858. Loir (a.,), De la présence de l’arsenic dans divers échantillons de laiton, in Gaz. méd. 1858 p. 501. — Oppolzer, F ail von lcronischer Kupferintoxication, in Deutsche Klinikr t. XI, p. 193, 1859. — Perron, Des maladies des horlogers produites par le cuivre et l’absorption des molécules cuivreuses, in Bullet. de la Soc. méd. de Besancon, 1860, n° 10. — Grebnhow, On Brassfounder Ague . in Med. 7. and Gaz., 1862 t. I, p. 227.— Régnault, Action du mastic de fonte sur les ouvriers qui l'emploient, in Cours élém. de chim., et Ann. d’hyg , 2® sér., t. XVI, p. 216, 1861. — Péciiolier (G.) et Saintpikrre (C.', Etude sur l'hygiène des ouvriers employés à la fabrication du verdet, in Montpellier méd., t. XII, p. 97, 1864.— Maisonneuve (C.), Ouvriers eu cuivre, in Arch. de méd. navale, t. III, p. 25, 1865.
“ Déroché, Influence du cuivre sur la santé des ouvriers en bronze, Paris, 1869.. — Kittel (A.), Conjunctioüis erzeugt durch die Einwirlcung von Schweinfurter Grün, in Allg. Wiener med. Zeitung, n» 1, 1873. — Rivet (L.), Des ulcères survenant chez les ouvriers qui emploient le vert de Schweinfurt, in Un. méd., juillet, 1873. — Bailly, Du signe pathognomonique de l’intoxication cuivreuse, in Un. méd., noY. 1873 et janv. 1874. — Beaugrand, art. Mouleurs en cuivre, in Dict. encycl. des sc. méd., 2e sér., t. X, 1876.
4° Mercure. — Tous les individus qui manient le mercure d’une manière quelconque, ou bien qui respirent dans une atmosphère chargée de vapeurs de ce métal, sont exposés à des accidents particuliers. Les professions dans lesquelles on voit se développer ces phénomènes morbides spéciaux sont les suivantes : les doreurs sur métaux, les argenteurs, les miroitiers, les constructeurs de baromètres, les chapeliers, les ouvriers employés au secrétage des poils. Tels sont encore les ouvriers qui exploitent les mines de mercure, surtout s'il est vierge. D’après Fallope, ils ne peuvent pas travailler plus de trois ans, et souvent, au bout de quatre ou cinq mois, ils sont obligés d’y renoncer.
Les accidents qu’on doit redouter à la suite de l’action du mercure se résument dans la production de deux maladies :
1° La salivation mercurielle accompagnée, suivant son intensité, de gonflement des gencives, de stomatite et de la chute des dents ;
2° Le tremblement mercuriel, qui est le symptôme d’une véritable paralysie générale, dont le résultat final est souvent la mort.
Plusieurs circonstances favorisent la production de ces accidents. Tels sont la malpropreté, la température élevée des ateliers ou de la saison, l’air confiné dans les salles de travail, et la difficulté de son renouvellement et de son remplacement par un air plus pur.
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L’hygiène indique les moyens suivants pour les éviter: 1° choisir des ateliers vastes, aérés, percés de plusieurs fenêtres ; 2° construire des fourneaux d’appel, au moyen desquels on établit un courant d’air qui pousse avec force dans la cheminée, et, par conséquent à l’extérieur, toutes les vapeurs mercurielles qui se dégagent.
Pour les ouvriers: l°avoirsouvent recours aux bains; 2° changer les vêtements qui ont servi pendant le travail, et ne s'y livrer qu’avec des gants de vessie ou de taffetas ciré.
Ces moyens sont bons à mettre en usage pour les professions dans lesquelles il faut, de toute nécessité, employer du mercure. Une découverte récente a permis, très-heureusement, de s’en passer dans un grand nombre de cas : c’est la dorure et l’argenture à l’aide des procédés électro-chimiques et des dissolutions de ces métaux dans des liquides contenant des cyanures alcalins. Le mercure n’est plus employé dans ces opérations, et, par conséquent, les accidents qu’il produit ne sont plus à redouter pour les ouvriers qui s’y livrent.
Hiblio^raphie. — Bartholdi, De morbis artificum et opificum imprimis métallo. deaurantium. Erlangæ, 1783, in-4°. — Merat (F. V.), Mém. sur le tremblement des doreurs sur métaux, in Traité de la colique métallique, 2e édit. Paris, 1812, in-8». — Du même, art. Miroitiers , in Dict. des sc. méd., t. XXXIII, 1819. — Martin de Gimard, Tremblement produit chez les doreurs de métaux par l'effet des vapeurs mercurielles. Th. de Paris, 1818, n° 12, in-4°. — Die Errichtung einer Spicgelfabrik zu N., in sanitâts-polizeilicher Beziehung. Gutachten, etc., in Casper’s Vtjschr., t. VII, p. 153, 1855. — Burtox (D.), Mercury in the Liver of Wor- Icers in Mirror-Manufactories, in Med. Times and Gaz., 1858, t. II, p. 34. — Ettmuller (G.), Die Kranlcheiten der Silberhüttenarbeiter in den Ireiberger Hüttenioerken, in Archio der deutsch. Med. Gesetzgeb., 1858, t. II, et Schmidt’ s Jahrbb., t. Cil, p. 69, 1859. — Kussmaul (Ad.), Untersuchungen über den conslitutionellen Mercurialismus, und sein Verhaltniss, etc. Würzburg, 1861, in-8°. — Keller (J.), Ueber die Erkrankungen in den Spiegelfabriken zu Sophienhiltte, Friedrichstal und Elisenthal im Bôhmen, in Wien. med. Wchnschr. et Canstatt’s Jahresb., 1861, t. VII, p. 66. — Lizé (A.), Influence de l'intoxication mercurielle sur le produit de la conception, in J. de chim. méd., 4e sér., t. VIII, p. 482, 1 862.
— Pappenheim (L.), Ueber den Gesundheitsschutz in den Spiegelbelegereich, in Verhaudl. zur Befôrd. des Gewerbefleisses in Preuss., 1869, 1 Hft.
— Schrôtter (A.), Ueber einen Vorschlag von Sto/ces, die schàdliche Wirlcung der Quecksilber-Dâmpfe zubeseitigen, etc., in Wi°n. Sitz.-Ber., Abth. II, Bd. III, 1872.
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o° Fabrication du fer. — Les hauts fourneaux emploient en France un très-grand nombre d’ouvriers : nous avons visité
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nous-méme quelques-uns des établissements les plus considérables. Voici ce que nous y avons observé : les ouvriers sont divisés cil deux escouades, l’une qui travaille pendant douze heures de jour, et l’autre douze heures de nuit : on intervertit l’ordre chaque semaine. Le travail exige un déploiement de forces très-considérable, et les ouvriers sont dans un état de transpiration continuelle. Les accidents qu’on y observe sont : 1° les efforts et toutes leurs conséquences; 2° les brûlures; 3° l’effet des brusques variations de température sur des sujets continuellement en transpiration. Ce n’est que dans une hygiène bien entendue et dans la rigoureuse observation de précautions attentives qu’on peut trouver un remède à ces inconvénients.
HlBilSograpliiiîc. — Métaux en général. Fonderies, hauts fourneaux : Michaelis (J.), De morbis metallariorum. Lipsiæ, 1652, in-4°. — Hoffmann 'Fr.), De metallurgia morbifera. Halæ, 1695, in-4°. — Alperti (M.), De metallicolarum nonnullis morbis. Halæ, 1721, in-4°. — Du même, De prxservandis metallicolarum morbis , ibid. , 1721, in-4°. — Hknkel, Pyritologia, etc. Leipzig, 1725, in-8° ; trad. fr. Paris, 1760, 2 vol. in-4°. — Moller, De phthisi pulmonnm metallurgorum. Helmstadii, 1769, in-4°. — Brieude, Forgerons, m Topographie, etc., Mém. de la Soc. deméd., 1782-83, p. 323. — Merat, art. Serruriers, in Dict. des sc. méd., t. LI, 1821. — Jolieu (J. B.), Essai sur la topographie de la vallée de Yic-Dessos, sur les mines de fer qui lui sont particulières et sur les maladies des mineurs et des forgeurs de cette contrée. Th. de Montpellier, 1824, n° 67, in-4°. — Wagner, Ueber Rôsten der Erze in Sànitàtspolizeilicher Rücksicht in Oesterr, med. Wchnschr., 1843, p. 337. — Ettmuller, Gutachten über die beabsichtigteAnlegung vonFlammenôfen zu Helsbrüche, in Ver. Deutsch. Ztschr., etc., t. VIII, Hft. I, 1818, et Canstatt’s Jahresb., 1850, t. VII, p. 51. — Du même, Die Krankheiten der Silberhilttenarbeiter in den Freiberger Hüttemverken, in Arch. der Deutsch. med. Gesetzgebung, t. II, nos 49-51, 1858. — Langendorff, Ueber die Gesundsheitsrücksichten bei Anlage und Unterhaltung von Hüttenwerken, in Henke’s Ztschr., 1857, Hft. II, et Schmidt’s Jahrbb., t. Cil, p. 63, 1859. — Guntuer (R. B.), Ueber die Sanitàtspolizeiliche Zulâssigkeit der Errichtung einer Argentenfabrik, in Arch. der Deutsch. med. Gesetzgeb., 1859, t. III, n» 11, et Schmidt’s Jahrbb., t. CHI, p. 71, 1859. — Marten, Zur medizinisch-statistichen Geschichte der Hermannshütte zu Horde, in Pappenheim’s Reitrâge zur exact. Forsch., etc., Hft. I, p. 1, 1860. — Weikert, Ueber die Krankheiten der Hüttenarbeiter im Allgemeinem und über die im Jahre 1861, insbesondere, in Varges Ztschr. Ne Fe, 1. 1, p. 365, 414, 1862. — Maisonneuve (C.), Ouvriers en fer. Hygiène et pathol . profess. des ouvr. des arsenaux marit., in Arch. de méd. nav., t. VII, p. 191, 1867. — Duvernoy (E. H.), Quelques considérations sur le travail, l’hygiène et les maladies des ouvriers forgerons de la Franche- Comté. Th. de Paris, 1870, n° 30. — Beaugrand, art. Métaux, in Dict. encycl. des sc. méd., 2e sér., t. VII, 1873. — Voy. aussi la bibliographie des Mines.
Cloutiers. — On doit à M. le docteur Masson une étude intéressante sur l'industrie des cloutiers, dans les Ardennes. Voici ce qui a été remarqué chez ces ouvriers : la jambe gauche est plus élevée que la droite; le tronc est penché de ce côté, et le poids du corps, s’inclinant dans ce sens, courbe la jambe correspondante; ils boitent donc presque toujours. Les mains sont déformées ; la droite surtout est disposée de telle manière