CHAPITRE IX
Des professions.
Je n’ai pas l’intention de faire ici l’histoire des professions ; je veux seulement établir quelques propositions destinées à signaler brièvement les modifications qu’elles impriment aux individus qui les exercent.
Les professions, par les habitudes qu’elles impriment et par la répétition incessante des mêmes actes, déterminent des modifications importantes dans l’état organique et physiologique. Ces modifications portent plus particulièrement sur les points suivants :
l°La profession modifie souvent chez l’homme la conformation organique. C’est ce qui arrive en particulier chez celui qui se livre aux arts mécaniques.
2° Elle modifie aussi quelques-unes des fondions et des actes physiologiques, surtout si ces fonctions et ces actes sont mis en jeu dans l’exercice de la profession.
3° La profession peut encore modifier les habitudes anciennes.
4° Elle produit les mômes résultats sur la constitution, le tempérament et les idiosyncrasies.
Elle crée à l’homme une seconde nature, une individualité nouvelle qui changent sa sensibilité et son mode de réaction contre les causes diverses de maladie.
5° La profession développe enfin des prédispositions morbides spéciales, et détermine des maladies particulières en rapport avec sa nature.
Toutes ces propositions seront démontrées lorsqu'il sera question de l’histoire des professions en particulier. Voici seulement la division des différentes espèces de professions propres à déterminer chez l’homme ces modifications diverses.
1° Professions intellectuelles (libérales, artistiques, administratives).
agricoles.
militaires.
maritimes.
des mineurs.
mécaniques exigeant un grand déploiement de forces.
sédentaires et manuelles des villes.
à température élevée.
hygrométriques.
à matières animales.
Ho
à matières végétales.
à matières inorganiques.
dans lesquelles les poumons, le larynx ou la vue sont mis en jeu,
exercées dans les manufactures.
[Pour les considérations générales et la bibliographie, voir l’appendice placé à la fin de cet ouvrage.]
DEGRÉS DE LA SANTÉ