INTRODUCTION
Il n'y a pas longtemps encore, l'hygiène n'était qu'un ramassis de connaissances empiriques ; aujourd'hui elle est une science exacte et ccoi;d;tnnée, occupant sa place parmi les autres sciences. Elle, désigne la santé comme l'attribut naturel d'une existence sagement conduite. Elle nous montre les infractions à ses lois créant la maladie. • ■•.»»•
La fonction fait l'organe, "• et, partant, l'organisme. Vivre conformément à la ligne' scientifique, c'est se procurer la gaîté, c'est trouver 'la' satisfaction, c'est, enfin, goûter toutes les heures chaTmantes de la vie. Chacun sait que la vie n'est que l'ensemble d'une foule d'habitudes particulières, contribuant intimement à la vigueur ou à la faiblesse corporelle. On peut dire saus exagération que la plupart des maladies qui affligent l'humanité ne sont que la transformation d'habitudes déréglées qu'a subies, à tout instant, notre organisme. Ne voyonsnous pas la goutte d'eau qui tombe emplir un vase ? Ainsi les violations aux lois de l'hygiène finissent par engendrer la maladie.
Chacun de nous s'attache à la vie, et s'y cramponne à l'heure suprême. Chacun de nous vit vite, à toute vapeur, comme le train éclair qui franchit l'espace. C'est la vie du siècle. Aussi combien de victimes jon-
client la route ? C'est le petit nombre qui arrive à michemin. Pourtant l'hygiène nous montre la routr à suivre pour arriver au terme. L'avenir de la jeunesse donc dans la connaissance de ce véritable élixir de longévité. A nos enfants, à cet âge " qui vibre à tout," d'apprendre ces notions de l'hygiène privée, qui sont indispensables pour assurer" l'existence individuelle, et • lent la mise en praticjuk .' exaltera les forces de la patrie. ;',;.':
L'hygiène est donc adftpfçe à la vie humaine, comme le thermomètre l'est à Ia;tëmpérature et le baromètiv à la pression atmosphériqu.'eJ'/'.A chaque pas dans la vie, il faut la consulter, sous .peine de désastre. Pour bénéficier avec avantage de ses; bienfaits, il importe de bien connaître le mouvement 'de' la vie, se manifestant chez l'homme par les fonctions (les différents organes qui le constituent. Une étude, sur l'homme s'impose donc tout d'abord. •*")«
Comme tout le monde n'a pas le même tempérament., la même constitution, les mêmes habitudes, et comme chacun hérite des qualités de ses parents, *il importe de considérer sommairement ces particularité-, qui s'attachent ;i chaque existence.
L'homme manifeste son entrée dans la vie par la respiration. L'air si nécessaire à l'entretien de la respiration fait, en hygiène, un sujet de la plus haute importance.
La nature fournit à l'homme des moyens de réparation. L'aliment lui est d'une absolue nécessité. Il convient donc de Lien connaître les aliments que nous mangeons, les boissons que nous buvons ; il importe
surtout de se bieu pénétrer de ce fait que la sobriété dans le boire et le manger assure la longévité. A cause de l'importance du sujet, nous en faisons trois leçons.
La peau constitue l'enveloppe protectrice de l'homme. Cet organe est le siège de diverses fonctions qui sont essentielles au maintien de la santé. Nous avons donc tout intérêt à bien surveiller le rôle de la peau.
De tous les animaux, il n'y a, dans la nature, que l'homme qui puisse habiter tous les peints du Globe. C'est aux vêtements don: il se couvre qu'il doit ce privilège. L'hygiène des vêtements a donc droit de cité dans ce traité.
Le Créateur a condamné l'homme au travail; le travail est devenu par cek une source de santé. Notre neuvième leçon lui sera consacrée.
De nos jours les exigances de la vie sociale imposent à l'homme instruit une vie sédentaire. Mais comme le travail musculaire est nécessaire à la santé, l'homme qui se livre aux travaux de l'intelligence est obligé de recourir à certaines pratiques pour contrebalancer l'influence funeste de l'immobilité musculaire. Ces pratiques s'appellent exercices et gymnastique. La connaissance de ces exercices n'est pas de trop ici.
l'armi les besoins de l'homme, l'habitation est un des plus urgents. Elle lui sert d'abri contre les intempéries du dehors ; elle constitue un des éléments essentiels de l'organisation sociale ; puis, l'homme y passe la moitié de son existence. Envisagée à ces difféients points de vue, l'habitation est donc une question capitale pour la famille, et constitue un des plus beaux problèmes de l'hygiène.
iprès avoir fait mention des lois fondamentaies de l'hygiène privée, qui, quand elles ment
observées, prolongent la vie, et par suite procurent la Banté el le bonheur, nous parlons des maladies contagieuses, qui sont mitant de l'hygiène privée que de l'hygiène publique. L'homme vivant en société doit chercher à se pr< >ntre\toutes les classes de ma-
ladies. EnagissanI de la sôftfc il contribue à arrêter la marche d'un fléau régnant. y^Lp. question des mala coir intéresse dondïp'ût individu qui a à cœur
8a santé comme celle de s ' '•'•• yens. Chacun veut protéger comme la Bociéf^'tfésrre l'être pareillement. Pour mieux servir l'intelligence du lecteur nous avons voulu joindre à notrç# t"fraité" un glossaire qui donnera l'étymologie d'un cçtffiwn nombre «le mois, avec Lesquels le lecteur qui n'est t pas médecin esl peu familier. •••*•'•
Notre "traité élémentaire, ><J,'hygiène privée" comprendra donc don/.- leçons, atadi réparties:
Première leçon : l'homme et l'hygiène.
Deuxième leçon : des conditions individuelles.
Troisième leçon : de l'air et de ses altérations.
Quatrième leçon : de l'alimentation et des alimi
Cinquième Kçon : des boissons alimentain
Sixième leçon : du régimi .
Septième leçon : de l'hygiène de la peau.
Huitième leçon : des vêtements.
Neuvième leçon : du travail.
Dixième leçon : de l'exercice.
< Mi/ièine leçon . des habitation i.
Douzième leçon: des maladies contagieuses.
Enfin, l'auteur devait mettre à exécution l'idée dont il est fier d'avoir été le promoteur : l'enseignement des éléments de l'hygiène dans nos maisons d'éducation.
Le double désir d'intéresser le lecteur et de donner l'idée de l'utilité de cette science a-t-il été réalisé ? Dans ce court ouvrage, a-t-on compris l'immense étendue de cette science, qui ressemble à ce chêne fabuleux
" dont la tête aux cieux était voisine,"
" Et dont les pieds touchaient à l'empire des morts ? "
L'avenir le dira.