‹ Traité élémentaire d'hygiène privée [microforme]Chapitre 1 sur 36 · DEUXIÈME ÉDITION · texte numérisé non relu

DEUXIÈME ÉDITION

Quand j'ai commencé, en 1887, dans le * Journal d'Hygiène Populaire,” la publication de ce livre sur l'hygiène privée, je ne me dissimulais pas la tâche laboricuse que j'avais à accomplir. Je me disais: l'hygiène appartient au public général des lecteurs, qui y trouve un aliment non seulement inoffensif mais salutaire. J'ai fait cette œuvre. Et l'accueil que mon livre a reçu en Europe, par les honneurs de la reproduction et de la traduction en langues étrangères dans plusieurs revues, en atteste hautement la valeur scientifique et pratique,

Déjà la première édition de ce livre a pris la route du foyer et de l’école. La meilleure preuve que l’'hygiène est comprise dans ce pays comme une science utile, c'est que la plus haute autorité pédagogique dans la province de Québec, le Comité catholique du Consvil de l'Instruction publique a donné à ce livre son entitre approbation.

L'hygiène s'adresse à une saine curiosité de l'esprit : sa vulgarisation et sa diffusion n'ont que des avantages. Ainsi, développer le goût de cette étude au sein du peuple canadien a été l’idée première de ce livre. L'école et le foyer ayant des intérêts solidaires, j'ai cru que je manquerais à ma tâche si je ne les rattachais par une communauté de but, de plan et de forme,

Je me réjouis, non pas par un sentiment d'amour propre, mais à la pensée que l'hygiène commence à précccuper les esprits cultivés, à ces questions, qui, dans l'ordre matériel, priment en importance toutes les autres questions.

Je sollicite donc mes compatriotes À me continuer leur bienveillance, et cela au nom d’une science dont la seule ambition est celle de faire le bien.

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