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C'est la cause la plus grande de la mortalité des enfants en bas âge. IL y a aussi un relâchement trop réel dans l'allaitement maternel. La mère, pour des raisons qui ne sont pas valables, cesse de nouriir son enfant, et devient pour lui une cause de souffrance et trop souvent de mort. l'allaitement mercenaire et le sevrage prématuré sont des causes puissantes de mortalité et de démoralisation, Ainsi donc une mère qui à du cœur doit nourrir son enfant, la nature et la raison le lui commandent, La mère est responsable, en quelque sorte, devant lu société, de la vie physique et morale de son enfant. A elle de lui infiltrer, par son lait, la santé et son grand amour peur le bien.
A mesure que l'enfant grandit, il faut l’habituer graduellement à l'alimentation ordinaire, excluant cependant la charcuterie, les épices et les vins forts. C’est bien à tort que l’on croit que le vin fortifie les enfants ; mais, aux contraire, il leur délabre la santé, en excitant prématurément le système nerveux, et, partant, retarde leur croissance. L'enfant qui gambade du matin au soir ne vit en quelque sorte que par sa digestion. L’appétit est généralement énergique et sa réapparition fréquente ; elle est en rapport avec les besoins considérables de la nutrition, et la rapidité très grande de l'élaboration stomacale. De là le besoin de manger souvent, tout en cherchant à contenir un peu son appétit,
Les vieillards doivent rechercher les aliments d’une digestion facile, à cause de leurs digestions lentes et pénibles, La tempérance est pour eux une nécessité,
hs Et Les indigestions et l’intempérance sont les plus redou- | tables ennemis de leur âge.
DU RÉGIME SUIVANT LES SAISONS. — L'alimentation | doit varier suivant les saisons. Pendant l'hiver, où h
l'assimilation est rendue plus active par la froide température qui, en même temps, aiguise l'appétit, l’homme a besoin d’une augmentation notable dans la quantité des aliments. Pour qu’on puisse lutter avec avantage | contre le froid, les aliments gras sont activement re- | cherchés et bien supportés. Au contraire, pendant l'été, | la chaleur émousse singulièrement l'appétit, et imprime un ralentissement au mouvement d'élimination nutritive, ce qui rend la réparation moins active. Aussi, à cette saison, une alimentation principalement végétale est-elle recherchée. D'ailleurs, la nature, pour chaque pays, paraît inspirer les peuples en ce qui concerne l'alimentation saisonnière,
DU RÉGIME CHEZ LES CONVALESCENTS.—L'’alimentation chez les convalescents doit être proportionnée à la faculté digestive. Le médecin s’enquiert toujours des aliments en rapport avec les habitudes individuelles. La faim, qui est la première manifestation de la convalescence, ne doit être satisfaite que dans une certaine mesure, Il vaut mieux multiplier les repas et manger
peu chaque fois. Il est d’une extrême importance d'observer les prescriptions des médecins relativement e au régime,
L'ABUS DES ALIMENTS AZOTÉS.—11 faut que la proportion des aliments azotés soit en rapport avec l’activité musculaire, Si la quantité de ces aliments est “excessive, l'estomac, qui est seul chargé de les digérer,
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ne le fait pas sans fatigue et sans difficulté. L'abus prolongé ne tarde pas à déterminer la dyspepsie, la constipation, les maux de tête, les vertiges, ete. Ily a alors dans l'organisme accumulation de ces aliments réparateurs, Cette accumulation brise l'équilibre délicat entre la recette et la dépense. Alors le sang, devenu très volumineux, distend outre mesure les vaisseaux et le cœur, Il en résulte une disposition aux congestions, aux hémorrhagies, aux inflammations, à la gravelle et à la goutte.—L’hygièue recommande aux gens de professions sédentaires une alimentation à la fois azotie et végétale; aux travailleurs, aux convalescents et aux enfants, les aliments réparateurs, les graisses et les sucres.
L’ABUS DES FÉCULFNTS OU DES SUCRES.—L'abus des féculents ou des sucres prédispose au diabète et à certaines maladies du foie. Ces substances suffisant à elles seules à la combustion organique, font engraisser, Les personnes disposées à l'obésité, doivent éviter ces aliments, et prendre beaucoup d'exercice, (Ceux qui sont atteints de maladies du foie feront un usage très modéré du pain, des pommes de terres, des haricots, des sucres, etc,
L’ABUS DES GRAISSES — L'usage des substances grasses convient aux habitants des climats froids. Ces aliments, éminemment combustibles, augmentent la flamme du foyer vital, qui a besoin très souvent d’être t'is intense pour protéger contre l’envahissement du froid. Ils conviennent aussi aux pauvres, aux enfants débiles, aux consomptifs; ces aliments sont comme l'huile que l’on verse sur une lampe qui allait s’éteindre,
Dans les saisons chaudes, ces aliments présentent des dangers ; ils fatiguent l'intestin, siège unique de leur digestion, et, partant, disposent aux diarrhées, dysenteries, etc. L’hygiène enseigne donc l'usage que l’on doit faire de ces aliments gras, c’est à nous d’en profiter,
ÎL FAUT PRÉPARER LA DIGESTION. —On ne saurait croire l'influence bonne ou mauvaise qu'exercent sur la digestion les idées souriantes, tristes ou sérieuses, présentes à l'esprit au moment du repas. Aiusi, suivant que l'humeur est gaie ou triste, la digestion est bonne où laborieuse, C’est ce que nous enseigne l’expérience, et l'hygiène nous engage à avoir toujours présent à la mémoire. —Il est important, au moment de se livrer à la réfection, de faire tiève avec les occupations sérieus's de l'esprit, et d’avoir à sa table cet Hôte aimable, la gaité. Pendant le repas, une conversation gaie, les éclats de rire et la sobriété. sont les fidèles garanties d'une excellente digestion.
[IL FAUT RESPECTER LA DIGESTION, — I] faut respecter la digestion. C’est un précepte d'hygiène indispensable au fonctionnement harmonique de l'organisme. — Trop de gens, le repas fini, reprennent leurs oceupations physiques ou intellectuelles, et violent ain:i la paix de l'organisme dans le travail de la digestion. Rappelonsnous que l'estomac, pour bien digérer, a besoin d’un afllux nerveux et sanguin considérable, $e livre-t-on à un exercice violent où À un travail! sérieux d'esprit ? le sang et le système nerveux sont dérivés de l'estomac pour d’autres organes. Dans ces conditions, la digestion ne s’achève que péniblement, ou bien reste incomplète,
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Il faut au moins une heure de distractions calmes, de promenade, de conversations agréables, ete., pour favoriser l'acte important de la réparation des forces, qui | assurent non seulement la vigueur physique, mais en-
ocre la force morale et inteliectuelle. ?
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