‹ Traité élémentaire d'hygiène privée [microforme]Chapitre 16 sur 36 · JO · texte numérisé non relu

JO

et, partant, de dissimuler la noblesse originale de l’appétit physique. En effet, l’homme riche ne mange pas, mais se repaît. Il iminole tous les jours sa santé à.la table de la gourmandise, Puis la réplétion de l’estomac ne tarde pas à devenir une sorte de besoin impérieux. Ici c’est le temps de dire que rien n’est plus fort que l’habitude, Tellement qu’une fois contractée, il est difficile de pouvoir distinguer le véritable appétit de l’apptit factice, illégitime ; la sobriété de la gourmandise, De bonne heure, il faut chercher la sobriété, et bien se persuader de ces grands préceptes ainsi exprimés par Fonssagrives : “ Dans la quantité des aliments qui figurent sur les tables bien servies, il y a trois parts à faire: la première pour la réparation de nos forces ; la seconde, pour la satisfaction du palais; la troisième, pour la préparation des maladies à venir.”

Il faut se défier des mets appétissants, des festins, qui sont autant de pièges tendus à la sensualité,

LA RATION ALIMENTAIRE.—On entend par ration alimentaire la quantité et la qualité des aliments nécessaires à l’homme pendant une journée pour se bien porter. Cette ration varie suivant le genre de vie de chaque individu. L'homme qui travaille a besoin d’une alimentation plus considérable et plus azotée que celui qui mène une vie oisive et sédentaire, D'ailleurs, un sentiment instinctif avertit toujours l’homme de la manière dont il doit agir en pareil cas.

Les chimistes et les physiologistes ont cherché et cherchent encore à indiquer la quantité d'aliments nécessaire au maintien de la santé. Mais ces recherches n’ont donné aucun résultat satisfaisant, En eftet, les

résultats obtenus pour une espèce animale peuvent très bien ne pas être appliquubles à une autre, et les différences de valeur nutritive des aliments entre eux empêchent encore de déterminer la quantité et la qualité requises des aliments, Le seul moyens que nous ayons à notre disposition pour savoir si notre alimentation est suffisante et pas trop abondante, est de ressentir toujours cette sensation de bien-être intérieur qui accompagne le jeu normal et harmonique de toutes les functions de l’économie.

Les REPAS.— Chaque peuple présente des différences dans le nom've, la composition et les heures des repas. Cependant l'hygiène préfère que le principal repas soit celui de midi, offrant alors une digestion plus facile, Malheureusement, dans les villes, on ne prend pas le temps de dîner, le tourbillon des affaires absorbe tout le temps. C’est une déplorable habitude que de diner le soir ; alors, à cette heure du jour, on ressent la faim, et on mange trop. Puis la respiration est gênée par un estomac trop repu, le sommeil est troublé par des rêves fatigants, et, au matin, la tête est lourde et pesante. Mieux vaut déjeuner au commencement de la journée, bien dîner à midi, et souper légèrement à la chute du jour.—Les intervalles entre les repas doivent être au maximum de six heures. La régularité des repas exerce une heureuse influence sur la digestion.

DU RÉGIME SUIVANT LES AGES.—[’allaitement maternel est la seule nourriture qui convienne à l'enfant durant les sept ou huit mois qui suivent sa naissance, Malheureusement, il est surtout une pratique vicieuse que l'ignorance entretient sur l'alimentation prématurée,

Ve % CAL" 4 VW pe VY EN NAN ” , ‘ ee NA OÙ € + 7 <* | 25 : Le É =] T SE EFFEFEPEFE = 5 Q x RE EE II ÉÉE ON =] 1 SI ÊÉÉ £ un = == —— QD ee.

Page 1