‹ Traité élémentaire d'hygiène privée ... précédé d'une introduction historique, et suivi d'une biographie, d'une bibliographie, etcChapitre 10 sur 57 · DES CLIMATS · texte numérisé non relu

DES CLIMATS

si tranchées que présentent les peuples qui habitent des climats divers dépendent-elles seulement de la différence des influences physiques auxquelles ils sont soumis, ou bien l’état des mœurs, des habitudes, du

I genre de vie, doit-il- aussi être pris en considération? C’est là une question qui ne peut faire l’objet d’un doute. Mais dire I que les mœurs , les habitudes , les institu* B tions et le genre de vie, reconnaissent pour il cause constante la différence des climats, 1 c’est un point difficile à résoudre dans l’état I actuel de nos connaissances, et sur lequel il I y a même une sorte de témérité à vouloir 1 se prononcer d’une manière absolue.

§ VII. — Des saisons.

Par là on entend les quatre périodes qui ■divisent l’année, et qui résultent, comme on , sait, de l’inclinaison de l’axe du globe sur lile plan de l’écliptique. Leur influence sur ■l’homme n’est point douteuse; et il est cer i tain que le médecin hygiéniste en doit tenir run compte rigoureux dans l’application des r préceptes qu’il aura établis. Mais, comme

pour le médecin, les saisons ne sont considérées que comme des climats passagers, tout ce que nous avons dit de ces derniers est entièrement applicable au sujet qui nous occupe. Et d’ailleurs , à chaque paragraphe de cet ouvrage, nous aurons l’occasion de signaler l’influence que les différentes saisons peuvent avoir sur chacune des fonctions de notre économie.

§ VIII. — Prédispositions héréditaires.

Si aujourd’hui on ne peut plus admettre l’existence des maladies héréditaires, à la manière dont l’entendaient les anciens, il est cependant de fait incontestable que les enfans engendrés par des pères atteints de certaines maladies naissent avec une pré-* disposition très-marquée à contracter une maladie semblable. La folie, les scrofules, la goutte, les affections rhumatismales, la phthisie , sont les principales maladies dont un père puisse transmettre le germe à ses enfans. Les anciens croyaient que, dans ces cas , le père transmettait la maladie ellemême , qui restait quinze et vingt ans sans

prédispositions hérÉuitaiues. 3g se manifester, et faisait tout-à-coup explosion. Cependant ils avaient déjà reconnu que souvent il arrivait qu’une telle maladie épargnait une génération , se réservant d’exercer ses ravages sur celle qui lui succédait. Aujourd’hui une pareille opinion n’est plus soutenable. La physiologie nous a appris que le père ne faisait que transmettre une I plus grande susceptibilité des organes, ou des I systèmes d’organes qui, chez lui, sont affectés P au moment de la génération, susceptibilité qui peut jusqu’à un certain point être compatible avec la santé pendant un temps plus | ou moins long , et quelquefois même pen- ■dant toute l’existence. D’où résulte que cet Betat de prédisposition peut être avantageusement combattu à l’aide des préceptes hyaigiéniques, et que l’on peut s’opposer avec •succès au développement d’une maladie qui ijn existe point encore, dont l’apparition dans >1 ancien système était nécessaire et forcée, jet la cure complète déclarée impossible.

Tous les moyens que le médecin emploie Ipour atteindre cette fin désirée peuvent être ■ramenés aux deux lois suivantes : i» s’op- 3 p oser à l’effet des prédispositions héréditai-

i\ O NOTIONS GENERALES.

res , en plaçant l’individu né dans de pareilles conditions , sous l’influence de cir- • constances opposées à celles sous lesquelles les parens ont contracté la maladie qui a donné lieu à la prédisposition elle-même, et en le soumettant à des règles hygiéniques propres à modifier avantageusement son organisation ; a° prévenir les prédispositions héréditaires, ce qu’on obtient par l’alliance d’individus doués de tempéramens opposés.

HYGIÈNE

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Ici nous avons à traiter des préceptes hygiéniques applicables i° aux organes à l’aide desquels tout être vivant , et l’homme en particulier, assimile à sa propre nature des substances étrangères, dans le but d’entretenir son organisation et de lui fournir les moyens de se développer; a0 indiquer les règles hygiéniques qui conviennent aux appareils organiques , dont l’office est de rejeter hors de l’économie les matériaux qui sont

(devenus impropres à nourrir l’individu.

L’hygiène de ces organes forme le sujet de trois chapitres.

Le premier comprend tout ce qui est rel latif à l’ appareil digestif dont nous ne croyons pas devoir séparer les organes d’absorption è intestinale;

Dans le second , nous traiterons de l’hy-

giène du système circulatoire , dans lequel nous "comprendrons l’appareil de la respiration;

Enfin , le troisième sera consacré à l’hygiène des organes sécréteurs et excréteurs.

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