CHAPITRE III
Hygiène des organes sécréteurs.
Bien qu’on ignore presque complètement le mécanisme des différentes sécrétions qui s’opèrent dans le corps humain, on sait néanmoins que les organes chargés de ces fonctions ont pour dernier résultat la production de certains fluides, dont les usages varient, et dont les matériaux sont empruntés tantôt à la masse du sang artériel, tantôt au sang veineux. Ces organes, malgré leur grande diversité, peuvent être ramenés à
trois ordres différons : i° les exhalans , 2° les folliculaires, 3° les glanduleux. Les fonctions de ces trois ordres d’organes peuvent être partagées en deux grandes classes, qui donnent une idée de leur destination La* première comprend les sécrétions excrémentitielles, dont les produits doivent être rejetés hors de l’économie , et n’y peuvent être conservés pendant un certain temps, sans que la santé générale ne soit altérée; dans la seconde se trouvent les sécrétions récrémentitielles , dont les produits sont repris par l’absorption interne, rentrent dans le torrent de la circulation , et concourent ainsi à l’entretien de l’individu. ( Voj. pour plus de détails le Résumé de fhysiologie.)
Toutes les fois qu’un organe sécréteur entre en action, il a pour premier effet d’appeler près de lui le sang en plus grande quantité que dans les autres momens de l’existence; si cet exercice est trop prolongé, alors il s’irrite, s’enflamme, donne un produit altéré : si, au contraire, il reste trop longtemps dans l’inaction, il s’affaiblit, reçoit une moindre quantité de sang, qui se trouve départie sur les autres organes, et ceux-ci
HYGIÈNE UES ORGANES SECRÉTEURS. Il3 alors acquièrent un surcroît d’activité qui est en raison directe de la trop longue inertie de l’organe sécréteur; d’où résultent une pléthore générale, et quelquefois des con- , gestions vers des organes plus ou moins iniportans à la vie, congestions qui souvent menacent l’existence.
Il importe donc beaucoup au maintien de la santé que l’état des sécrétions soit complètement harmonique avec les autres fonctions; et ce juste équilibre ne peut sj obtenir qu’autant qu’on maintient dans une stricte mesure l’action des organes sécréteurs à l’aide d’un emploi bien ordonné de leurs modificateurs naturels. Nous allons faire connaître dans ce chapitre l’action des modificateurs de tous les organes chargés d’une sécrétion quelconque, et nous procéderons dans l’ordre suivant : i° les modificateurs des sécrétions cutanées ; 2° ceux de la perspiration pulmonaire ; 3° ceux des exhalations graisseuses et synoviales; 4° ceux des sécrétions séreuses ; 5° ceux des sécrétions muqueuses ; renvoyant les sécrétions spermatiques et. l’exhalation menstruelle à la troisième partie, qui est exclusivement ré- HYG1ÈNE. 8
Il4 PONCTIONS DE NUTRITION, servée à l’iiygîène des organes delà reproduction.