DE LA VISION
tances mises en combustion, qui toutes agissent de la même manière que la lumière sidérale, mais offrent des inconvéniens dont cette dernière est exempte. Au nombre dç ces inconvéniens se trouvent la vacillation du corps lumineux, l’inégalité dans la projection des faisceaux lumineux, son peu d’abondance, l’odeur que répand le combustible, et la fumée qu’il produit. Lorsqu’on travaille souvent et long-temps à une lumière artificielle, dans le choix que l’on fait du combustible, on doit s’arrêter à celui qui fournit une lumière abondante, égale, immobile, et dégage le moins de fumée possisible. L’huile remplit assez bien toutes ces conditions lorsqu’elle est épurée, et que la lampe qui la contient est bien confectionnée. Après l’éclairage par l’huile vient la bougie, qui fournit une lumière douce, égale, et dont la combustion n’exhale pas, comme celle du suif et de l’huile mal purifiée, une odeur qui ! irrite les membranes muqueuses. Le gaz liy-
Idrogène, par la pureté et l’éclat de la lumière qu’il fournit , convient aux grands appartemens, aux rues, aux lieux publics ; mais >4 l’oscillation qui l’accompagne fatiguerait la
IcSo FONCTIONS UE IlELATION.
vue si on l’employait dans de petites pièces.-
Tout homme qui ne peut apercevoir les objets qu’à une distance de moins de six pouces est myope, et on appelle presbyte celui qui, au contraire, ne peut distinguer les objets qu’à la distance de deux pieds et demi. On pense que la myopie dépend d’une trop grande force réfringente de l’œil, et on rapporte lai presbytie à une cause toute contraire.
Si la myopie dépend de l’habitude contractée de fixer son attention sur de trop i petits objets , on y remédie en s’habituant graduellement à voir des objets éloignés. Outre l’exercice de la vue, on remédie à la myopie à l’aide d’instrumens analogues à ceux dont nous avons parlé pour l’ouïe : ces instrumens sont les lunettes. On n’en doit faire usage que lorsque le besoin est urgent. Les lunettes à verres concaves sont celles qui conviennent aux myopes, et celles qui ont des verres convexes sont bonnes pour les presbytes. Du reste, il est impossisible de rien indiquer de positif sur le degré de concavité et de convexité que doivent avoir les verres; ceci varie selon les individus. Quant aux lunettes vertes et bleues.
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elles ne conviennent qu’à ceux dont l’œil ouit d’une trop grande sensibilité.
L’action de loucher, ou le strabisme, exige des soins particuliers. Si cette infirmité dépend d’un vice du globe de l’œil, ou de la perte du mouvement d’un de ses muscles droits, le mal est irrémédiable; mais fi, comme cela arrive chez les enfans, le strabisme dépend de ce qu’on a soumis un des muscles droits à un exercice trop répété, il est possible de le guérir. On y parvient en faisant changer la position du berceau de l’enfant, et si les deux yeux sont ou convergens ou divergens, il convient d’avoir recours à un instrument appelé louchette, qui consiste en deux coquilles percées d’un trou au milieu, seul endroit par lequel la vision puisse s’opérer.