DE LA VISION. I
Îeil ou d’un foyer incandescent quelconque.
1 n’est donc rien qui altère davantage la jl vue qu’un travail fait à une lumière trop vive, «auprès d’un feu trop ardent, ou sur des mé- I taux incandescens. L’exercice trop soutenu 4 Je l’appareil de la vision à une lumière ordi- ! naire , produit des effets analogues à ceux |i qui résultent d’une lumière trop vive.
I Si, au contraire, on se soumet habituelle- 4 ment à une lumière trop faible, l’œil devient H très-impressionnable; la rétine se fatigue, et an arrive au même résultat que si on eût été i appé par une lumière très-intense. L’obs- ^curité complète, outre qu’elle repose l’œil et lui permet de recouvrer sa sensibilité qu’un trop long exercice avait épuisée , favorise le sommeil, si les autres organes de elation sont fatigués, tandis que si l’excitailité cérébrale n’est pas épuisée, les facultés intellectuelles acquièrent plus d’énergie , l’bomme devient plus susceptible déconcentrer son attention sur les objets qui l’occupent.
Lorsque la vue s’exerce sur des corps trop petits ou trop rapprochés, et cependant un certain temps, ou à des intervalles très-rapprocliés, l’œil acquiert la faculté de
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distinguer les plus petites parties des corps, mais il ne voit plus aussi bien ceux qui sont éloignés: le contraire a lieu lorsqu’on se livre à l’exercice opposé.
Toutes les fois qu’un rayon lumineux est réfracté par un prisme, il se décompose en sept couleurs primitives, que tout le monde connaît. Les couleurs sont pour l’œil un ex-.citant d’autant plus énergique qu’elles sont: plus éclatantes, et que l’œil est moins habitué aux rayons réfléchis. C’est ainsi que lé blanc, qui, résultant delà réunion de toutees les couleurs, est, de toutes, celle qui fatiguée le plus la vue, amène le plus promptementt la rougeur des yeux, et à la longue la cécité. . Les habitans des pôles sont la preuve la plus éclatante de ce fait. Après le blanc vient le rouge. Le violet, l’indigo, le vert et le jaune, sont, au contraire, les couleurs qui concourent le plus à l’entretien de la vue. C’est donc elles qu’il convient de rechercher.
La lumière naturelle ne suffit pas aux besoins de l’homme, puisque pendant une grande partie de l’année l’obscurité se prolonge au-delà du temps nécessaire au repos des organes ; on y supplée par diverses subs-