DE LA. COURSE
I en ce que toute l’organisation est agitée par I de violens ébranlemens qui se succèdent I avec d’autant plus de rapidité que la course ji est plus accélérée. Dans ce cas , non-seule- 3 ment les membres abdominaux participent
Iau mouvement total, mais encore les muscles de l’épaule, du bras, de l’avant-bras,
| sont dans une contraction permanente. Cet exercice se lie principalement à l’acte de la respiration ; ainsi celui qui aurait les muscles des membres abdominaux très-déve- I loppés et la poitrine étroite, ne pourrait soutenir une course un peu prolongée qu’avec beaucoup plus de difficulté que celui qui se trouverait dans des conditions opposées. Cet exercice convient surtout aux enfans et aux jeunes gens des deux sexes, en ce qu’il facilite le développement de la cavité thoracique et des organes qui y sont contenus ; il convient à ceux qui sont affligés d’un tempérament lymphatique ; mais on ne doit .jamais s’y livrer immédiatement après le repas. Ceux qui sont sujets aux hémoptysies , qui redoutent le développement d’une maladie organique du cœur, doivent s’en abstenir complètement.
De la chasse. Si elle n’est pas portée à l’excès, elle est infiniment avantageuse. Car, outre la marche et les différentes positions du corps qu’elle nécessite, elle habitue à supporter les variations de la température , le froid, le soleil, la pluie. Le chasseur a ordinairement le corps robuste, l’appétit vif, tous les sens exquis, et cette observation n’est pas une des moindres preuves à donner en faveur de l’utilité de l’exercice. Il faut pourtant que le chasseur évite de respirer trop long-temps l’air des marais et d’autres lieux infects. L’antiquité nous a peint Diane rebelle aux plaisirs de l’amour. L’allégorie est généralement vraie ; le chasseur n’aime que ses armes et ses chiens; il semble que toutes les autres passions de l’homme civilisé doivent céder à l’attrait que lui offre la chasse.
Du saut. Il a les propriétés de la marche au suprême degré ; pour détacher le corps du sol, les différentes articulations des membres et le tronc lui-même se fléchissent ; par une contraction brusque des muscles , elles se redressent , les pieds frappent le sol , le corps est projeté en haut, et les jambes se