DU SAUT
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ployant de nouveau , les pieds se détachent entièrement du support. Les bras ne restent pas inactifs dans le saut, ils servent à donner l’élan. Ils sont dans une action encore plus marquée dans le saut à la corde, presque tous les muscles du corps agissent alors à la fois : aussi cet exercice est un des plus salutaires , un des plus propres à fortifier la constitution. On ne pouvait mieux faire que de l’adopter pour les jeunes filles. Cependant on ne doit pas s’y livrer immédiatement après le repas ; car alors il trouble la digestion. Si, dans l’action du saut, on n’a pas la précaution de fléchir toutes les articulations en retombant sur le sol, la commotion qu’on éprouve peut amener de funestes altérations du cerveau- et de la moelle ( épinière.
De la danse. Les mouvemens de la danse fl sont avantageux ; mais cet exercice, quoique bon en lui-même, n’est pas sans inconvénient ; car, outre que la danse sert souvent d’aliment aux passions, elle est encore condamnable par les circonstances dans lesquelles on s’y livre. C’est ordinairement la nuit, dans une atmosphère viciée par une grande
quantité de personnes et la fumée des lampes. De même que tous les autres exercices, on ne devra point s’y livrer aussitôt après le repas, ni prolonger cet exercice trop avant dans ia nuit ; car le corps étant déjà épuisé par les fatigues du jour, ne peut être soumis impunément à un exercice violent et long-temps soutenu. Les réunions qu’on appelle bals, soirées, offrent en outre un grand nombre d’inconvéniens, tels que ceux qui résultent de l’accumulation d’un grand nombre de personnes dans un lieu toujours trop étroit ; de l’usage que l’on y fait de boissons et d’alimens en général peu réparateurs et de difficile digestion ; de ce qu’on est souvent vêtu trop légèrement pour la saison, et par là exposé à tous les accidens provenant du passage du chaud au froid. Mais tous ces points ont déjà été traités, et n’ont qu’un rapport indirect avec la danse.
De l'escrime. Par les nombreuses positions qu’elle nécessite, elle donne de la vigueur au corps, et de la grâce, de la noblesse dans les attitudes et les mouvemens; elle convient surtout pour développer les muscles de la poitrine; mais on lui a reproché avec raison
DE D’ESCRIME, d’exercer une moitié du corps plus que l’autre. Locke, dans son traité d’éducation, la condamne comme inspirant un esprit querelleur.
Des autres exercices. J’aurais encore à parler d’un grand nombre d’autres exercices actifs , tels que le cerceau , les quilles , les boules, le palet, le mail, la paume, la balle , le volant , le billard , le saut à la perche, la lutte , l’action de grimper , etc., qui tous ont des avantages incontestables; mais les bornes de cet ouvrage ne me permettent pas de donner à cet article tous les développemens dont il serait susceptible; je laisse aux médecins judicieux à déterminer le choix de ces différens exercices selon les indications qu’ils auront à remplir. Je regrette surtout de ne pouvoir parler en détail des gymnases modernes et des pratiques merveilleusement combinées pour exercer tous les muscles du corps, que j’ai vu mettre en usage par un habile gymnasiarque, M. Amoros. Les extrémités, le tronc, le larynx, sont successivement et à la fois mis en action* et l’on fait ainsi servir les amusemens à la consolidation de la santé, cc qui est sanï
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doute bien préférable aux anti-scorbutiques et aux autres médicamensdégoutans dont on abreuvait les enfans.
Delà natation. La pesanteur spécifique du corps, presque égale à celle de l’eau, fait qu’il peut flotter sur celle-ci au moyen de légers mouvemens ; quelques personnes grasses, munies de vastes poumons, se soutiennent même sur l’eau par leur seule pesanteur spécifique.
La natation est la progression dans l’eau. Presque tous les muscles du corps sont alors en action; la meilleure méthode de nager est défaire la coupe; c’est-à-dire de sortir alternativement et entièrement les bras de l’eau à la partie postérieure du tronc, et par un mouvement de rotation de la tête de l’humerus les ramener à la partie antérieure, et s’en servir ainsi comme de rames. Cette manière de nager a l’avantage d’exercer fortement les muscles de la poitrine et ceux du tronc, parce que l’on est obligé de se coucher alternativement sur un côté et sur l’autre; de plus, comme la progression est plus rapide , on établit , même en eau dormante , un courant assez fort qui frappe tous les