‹ Traité élémentaire d'hygiène privée ... précédé d'une introduction historique, et suivi d'une biographie, d'une bibliographie, etcChapitre 50 sur 57 · DE L\ GROSSESSE. 24 I · texte numérisé non relu

DE L\ GROSSESSE. 24 I

pendant il est quelques préceptes que nous croyons utile de rappeler sommairement.

Nous avons déjà indiqué, en parlant des vêtemens, les précautions que doit prendre la femme enceinte, et pour elle et pour son enfant. Nous allons compléter ce qui nous reste à dire pour le maintien de la santé de ces deux individus.

La gestation, avons -nous dit, rend la femme plus impressionnable: elle doit donc éviter avec soin tout ce qui peut émouvoir sa sensibilité ; elle devra n’user qu’avec modération des plaisirs de l'amour, tant pour elle que pour son enfant, quoiqu’elle s’y sente portée avec plus d’entraînement qu’aux autres momens de son existence. Son régime sera doux et nourrissant. Elle pourra satisfaire les appétits bizarres qui quelquefois accompagnent la grossesse, tant qu’ils seront compatibles avec le libre exercice de la santé, quoique l’on n’ait rien à craindre pour les formes de l’enfant, des désirs contrariés : opinion qui jouit cependant encore d’un ridicule crédit. Les bains tièdes pourront être pris sans craindre l’avortement , pourvu qu’ils ne soient pas trop répétés ; hygiène. 16

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l’exercice , les travaux mécaniques et intellectuels , les distractions, s’ils ne sont pas portés à l’excès , seront utiles.

§ III. — Des couches.

Parvenue au neuvième mois de la grossesse, la femme se débarrasse du produit de la conception. L’accotichement n’est pas une maladie, mais peut être regardé comme un état intermédiaire entre celle-ci et la santé. Un bouleversement trop grand s’opère dans son économie pour qu’on n’ait pas à redouter des maux graves; aussi la plus légère cause peut donner lieu à des dérangemens fâcheux. La femme nouvellement accouchée doit garder le lit de huit à quinze jours, selon son état et sa constitution; elle observera une diète sévère, et prendra seulement quelques tasses d’infusion légère de fleur de tilleul, ou toute autre boisson délayante jusqu’après le cinquième jour, époque à laquelle cesse l’exacerbation à laquelle on donne communément le nom de fièvre de lait. Si la femme allaite son enfant, on pourra être moins sévère sur la

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