GENERALES
Bien que sur les divers points que nous avons à traiter dans ces prolégomènes, nous ne voulions pas répéter ce qui a été dit dans le Résumé de Physiologie (i), nous serons néanmoins dans la nécessité de donner une idée de ce que l’on doit entendre par les mots âges, tempéramens, etc. Ces diverses conditions physiologiques, que certains médecins ont regardées comme unpre mier pas vers la maladie, prédisposent en effet évidemment à certaines affections pathologiques, et exigent l’observance de certaines règles qu’il convient d’indiquer.
§ 1er. — Des âges.
On donne le nom d’âge aux mutations diverses que présentent les corps vivans pendant le temps qui sépare l’époque de la
(i) U CSU me r/<î Physiologie par M. le docteur Laurcncel, i vol. 5 IV. 5o cent
2 2 NOTIONS GÉNÉBALES.
naissance de celle de la mort naturelle. Ces changemens ou métamorphoses de la vie, comme les appelle Linné, progressivement amenés par le Lemps, partagent la durée de l’existence en plusieurs périodes distinctes,' faciles à apprécier. Ces phases sont au nombre de quatre, l 'enfance , la jeunesse ,
■ Yâge adulte et la 'vieillesse.
Dans t enfance, les fonctions qui jouissent de plus d’activité, et qui par conséquent; sont le plus susceptibles d’étre troublées par les modificateurs externes, sont les fonctions digestives et cérébrales. Aussi est-ce à cet âge que l’on rencontre une très - grande quantité de maladies inflammatoires de ces organes, surtout à l’état aigu. L’accroissement du corps étant la principale fonction de l’enfant, il ne faut pas s’étonner qu’il en soit ainsi ; et le travail de la dentition explique comment le cerveau devient si souvent alors un centre permanent de fluxions, et le siège de maladies nombreuses et souvent meurtrières. Et comme les sympathies sont d autant plus actives que l’individu est moins avancé en âge, du moment où, chez l’enfant, l’un des organes importans à la vie