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artériel près des deux circonférences iriennes; des veines qui contribuent à former les plexus veineux des procès ciliaires. La face postérieure est tapissée par .une couche pigmentaire, Yuvée.
La sensibilité de l'iris n'est pas très développée. Les patients éprouvent toutefois de vives douleurs du fait des tractions exercées pour rompre
Fig. 86.
Schéma de l'innervation de l'iris et du parcours des fibres optiques.
OcJU. noyau de l'oculo-moteur commun; — Ac, fibres du muscle accoromodateur; — P, fibres du sphincter irien; — C, fibres du muscle de la convergence; — A\o/>, nerf optique; — CA, chiasma; — B. op, bandelette optique; — L.occ, lobe occipital; — F, point de fixation; — D, champ visuel droit; — G, champ visuel gauche.
des synéchies anciennes ou attirer l'iris lors de l'iridectomie. Plus intéressante pour le clinicien est l'étude des mouvements de la pupille qui se contracte et se dilate sous des influences multiples dont les principales, celles de la lumière et de l'accommodation pour les objets rapprochés, amènent la contraction pupillaire.
Les auteurs discutent encore le mécanisme physiologique des mouve-
ments de l'iris et, si Ton veut résumer les diverses opinions émises à ce sujet, Ton peut dire que : 1° le rétrécissement pupillaire est produit ou par l'action du sphincter de l'iris ou par la dilatation des ramuscules vasculaires qui irriguent la membrane ; V la dilatation de la pupille résulte ou de la contraction du muscle dilatateur ou du rétrécissement des vaisseaux, ou encore de l'élasticité du tissu propre de la membrane réagissant après Faction du sphincter. (Voir Troubles fonctionnels de F iris.)
Gomme l'oculo-moteur innerve par l'intermédiaire du ganglion ophtalmique et des nerfs ciliaires le sphincter irien, l'irritation du nerf rétrécit la pupille et sa paralysie en provoque la dilatation. D'autre part, la dilatation pupillaire résulte encore de l'excitalion du centre ciliospinal de la moelle cervicale ou du sympathique cervical qui en conduit à l'iris les filets efférents. La paralysie de ce centre médullaire s'accompagne de rétrécissement de la pupille.
La réaction de la pupille n'est pas perçue et échappe à l'action de la volonté; tantôt elle est à' ordre réflexe, c'est-à-dire que l'excitation qui la provoque, l'excitation lumineuse par exemple, passe des nerfs centripètes aux centres et aux nerfs de l'iris ; tantôt elle est associée, c'està-dire que les fibres iriennes du moteur oculaire commun transmettent l'incitation nerveuse en même temps que les fibres du môme nerf qui président à la convergence et à l'accommodation. Sous l'influence de la lumière encore, la pupille se contracte; la rétine impressionnée a réagi jusque sur le noyau du moteur oculaire commun, et même si un seul œil a été éclairé, en raison des connexions des noyaux oculo-moteurs, les deux pupilles se contractent, il y a réaction consensuelle. (Voir plus loin Physiologie de V appareil nerveux optique.) C'est encore par suite des connexions qui existent dans le noyau de l'oculo-moteur commun entre les divers groupes cellulaires, dont émanent les faisceaux de fibres destinés à l'iris, au muscle ciliaire et au muscle droit interne, que l'on peut expliquer la contraction pupillaire qui accompagne les efforts d'accommodation et les mouvements de convergence. (Voir plus loin Appareil moteur de l'œil.)
Enfin, sous une influence purement mécanique, la pupille peut encore se contracter ; c'est ce qui arrive au moment où la chambre antérieure se vide pendant l'opération de la cataracte et, la preuve qu'il s'agit bien ici d'un phénomène purement mécanique, c'est que le myosis survient même sur le cadavre dont on évacue l'humeur aqueuse.
NIMIER ET DESPAGNET. 15