CHAPITRE LX EXPLORATION DE L'IRIS
Grâce à sa situation, l'iris est facilement examiné, tant que la transparence de la cornée et de l'humeur aqueuse ne se trouve pas altérée. L'examen à l'œil nu, au besoin avec l'aide d'une loupe, suffît d'ordinaire pour rendre compte des lésions que cette membrane peut présenter. Parfois encore l'observateur trouvera avantage à se placer latéralement par rapport à l'œil examiné, afin de constater une saillie générale ou locale du plan irien dans la chambre antérieure, ses adhérences à la cornée. Dans certains cas aussi, la distance de l'iris à la cornée paraîtra exagérée. De plus, toujours par comparaison avec le congénère, si un seul œil est malade, on cherchera à reconnaître les modifications survenues dans la coloration et le degré de poli de sa surface. On notera les plaies, les solutions de continuité du diaphragme, lésions qui seront également reconnues par l'examen au miroir, quand elles laisseront apercevoir la teinte rouge du fond de l'œil.
En utilisant l'éclairage oblique combiné avec l'examen à la loupe ou encore l'ophtalmoscope à réfraction, on étudiera les détails des tumeurs, des corps étrangers implantés sur l'iris. Enfin l'éclairage oblique permettra de reconnaître, outre les synéchies antérieures, les adhérences au cristallin et les déformations de la pupille.
L'orifice du diaphragme irien mérite un examen attentif ; tout d'abord il convient de constater l'intégrité de sa forme et de sa position, autrement dit de rechercher l'existence des synéchies postérieures ou antérieures, des hernies de la membrane, etc. En second lieu les dimensions de la pupille doivent être relevées ; et alors, en se reportant à la pupille de l'autre œil, quand il est sain, on constatera l'égalité ou l'inégalité des deux disques. Si les deux yeux sont malades, il convient de juger par comparaison avec l'état des pupilles chez un homme bien portant, placé dans les mêmes conditions d'éclairage et de direction du regard.
Il importe, de plus, de s'assurer que la pupille est mobile, que l'iris réagit à la lumière et à la convergence. En raison de la synergie des mouvements iriens, il convient de maintenir fermés les deux yeux, puis d'ouvrir seulement l'œil à examiner, en y projetant au besoin avec une lentille un cône lumineux. Si l'iris ne réagit pas à