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ECCHYMOSE

Les extravasations sanguines de la paupière sont le plus communément d'ordre traumatique direct. Elles ne présentent alors que peu d'importance et n'offrent aucune gravité. Comme toutes les ecchymoses elles passent par les trois phases caractéristiques au point de vue de la coloration de l'épanchement : rouge noir, rouge violacé, jaune.

Parfois elles se produisent à la suite de blessures profondes de l'orbite. Elles sont beaucoup plus accusées. Le sang épanché forme sous la conjonctive des bourrelets recouvrant le bulbe. Il faut, dans aces cas, bien examiner le globe oculaire, s'assurer que ses mouvements sont possibles en partie. Un débridement sera nécessaire si on juge l'épanchement trop intense et que l'on craigne un désordre oculaire par compression.

Les ecchymoses peuvent aussi, mais rarement, être spontanées. On les observe en même temps sous la peau et la conjonctive, à la suite d'un effort violent (toux, éternuement, moucher).

Enfin on a, de tout temps, fait jouer un rôle capital aux ecchymoses palpébrales dans les cas de fracture de la base du crâne. On les qualifie de sy?nptomatiques. Nous pensons que si l'épanchement sanguin commence par la paupière, il perd énormément de sa valeur diagnostique, car il peut, dans ce cas, résulter d'une simple contusion directe. Pour avoir l'importance pathognomonique qu'on lui accorde dans la fracture de la base du crâne, il faut que l'ecchymose apparaisse d'abord sous la conjonctive. C'est là une condition que Maslieurat-Lagemard a bien mise en évidence.

Dans des cas exceptionnels, l'ecchymose très abondante donne lieu à un hématome, véritable kyste à paroi très fine formé par le tissu cellulaire condensé et offrant le caractère spécial de souvent guérir spontanément par résorption.

Le traitement des ecchymoses se réduit presque à l'expectation, car c'est spontanément ou à peu près qu'elles se résorbent. Toutefois comme

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elles donnent, par leur aspect, du souci aux malades on pourra, pour leur tranquillité, leur prescrire des lotions astringentes. Les ablutions chaudes en congestionnant la région amènent une suractivité circulatoire qui sera d'un bon effet. Enfin la compression pourra être avantageusement employée. Mais nous répétons que tous ces moyens ne sont que de faibles adjuvants, le temps seul fait œuvre utile.

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