‹ Traité élémentaire d'ophtalmologieChapitre 174 sur 443 · I. — PERSISTANCE DE L'ARTÈRE HYALOÏDE · texte numérisé non relu

I. — PERSISTANCE DE L'ARTÈRE HYALOÏDE

Tandis que normalement dans les périodes de la vie intra-utérine l'artère hyaloïde s'oblitère, puis disparaît sans laisser de traces, chez certains individus elle persiste sans causer aucun trouble fonctionnel ou en provoquant la sensation d'un vers qui se déplacerait sans cesse devant l'œil. A l'éclairage oblique on reconnaît parfois son insertion sur la cristalloïde postérieure; et, à l'ophtalmoscope on arrive à la suivre dans toute sa longueur. Elle se présente alors comme un cordon tendu entre la papille et le pôle postérieur du cristallin, serpentant sous l'influence des mouvements de l'œil. De couleur rougeâtre, si l'artère est restée perméable, ce cordon en général est opaque et muni parfois d'une sorte d'enveloppe grisâtre. Souvent détaché de son insertion antérieure, rarement il se rompt dans sa longueur; quelquefois il n'en persiste que l'extrémité postérieure fixée à la papille comme un doigt de gant; dans d'autres cas, c'est le bout antérieur qui persiste adhérent à une cataracte polaire postérieure. A titre exceptionnel on a cité la coexistence de plusieurs vaisseaux; par contre, fréquemment, la persistance de l'artère hyaloïde accompagne d'autres anomalies de développement de l'œil (colobome, microphtalmie) ; de beaucoup la plus ordinaire est la cataracte 'polaire postérieure, qui peut évoluer comme toute cataracte congénitale, de capsulaire devenir lenticulaire, puis généralisée, et de liquide aboutir à la forme siliqueuse. On a encore signalé l'ectopie du cristallin attribuée à une périvasculite des divisions de l'artère hyaloïde, à une iritis plastique consécutive avec synéchie totale, d'où des troubles nutritifs du cristallin, sa liquéfaction, son augmentation de volume, la rupture de la cristalloïde postérieure et le

déplacement de la lentille, que favorise encore larétraction cicatricielle de la zone ciliaire.

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