‹ Traité élémentaire d'ophtalmologieChapitre 173 sur 443 · EXAMEN DU CORPS VITRÉ · texte numérisé non relu

EXAMEN DU CORPS VITRÉ

miroir plan sur un ophtalmoscope à réfraction et à examiner les détails en utilisant comme une loupe les verres les plus forts de la roue des lentilles convexes. Ainsi avec le verre de 10 dioptries, s'il se tient à 4 ou 5 centimètres de l'œil, s'en rapprochant ou s'en éloignant de 1 ou 2 centimètres suivant le siège du flocon ou du corps étranger qu'il examine, l'observateur se trouve avoir ce flocon ou ce corps étranger entre sa lentille et le foyer de celle-ci, c'est-à-dire qu'il l'examine à la loupe. D'ailleurs pour procéder avec méthode dans l'examen du corps vitré il faut, par la pensée, le diviser en trois segments : antérieur, moyen et postérieur. On examine séparément chacun d'eux de face el dans toutes les parties cquatoriales, et si Ton se sert, avec le miroir plan, d'une lentille convexe forte, on se rapproche plus ou moins d l'œil, suivant la profondeur du segment examiné, de façon que toujours le foyer de la lentille située derrière le miroir, se trouve au delà du point qu'on explore.

Enfin pour affirmer le siège des opacités vues à l'éclairage direct, il suffit, si elles sont fixes, de faire mouvoir l'œil observé. Ces mouvements s'exécutent autour d'un centre de rotation, correspondant au quart postérieur de la lentille cristaliinienne. Les opacités placées en avant de < centre marchent dans le même sens que le pôle antérieur du globe ; les opacités placées en arrière se déplacent dans le sens opposé. Mais il importe de ne pas confondre ce déplacement avec le mouvement apparent des images quand se meut latéralement la tête de l'observateur. Dans ce dernier cas, les opacités placées derrière le cristallin et vues en image droite semblent fuir dans le même sens que la tête de celui qui examine.

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