TROUBLES DE NUTRITION. ÉPANCHEMENTS
reste possible, mais alors avec des scotômes, des mouches volantes. Enfin, dans les cas les plus malheureux, le sang parait agir comme corps étranger et provoquer une irido-cyclite torpide qui aboutit à des synéchies postérieures, à la rétraction inflammatoire de la zone ciliaire, au décollement de la rétine, au ramollissement et à la phtisie de l'œil. Cette terminaison, plus particulièrement observée chez les personnes
Néomembranes du corps vitré et de la rétine (Strawbridge).
qui ont dépassé la cinquantaine, expose aux accidents d'irritation sympathique. Le traitement comporte comme indications de favoriser la résorption du sang extravasé et de s'opposer au retour de l'hémorragie.
A cette dernière on obéira suivant la cause morbide reconnue dans chaque cas particulier; trop souvent il est vrai cette base thérapeutique échappe et l'on en est réduit au seul traitement symptomatique. Ce dernier comporte pour agir sur la vascularisation de l'œil les instillations alternatives d'atropine et d'ésérine, les fomentations chaudes, les frictions excitantes sur le front et la tempe, les vésicatoires promenés
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autour de l'orbite, enfln l'emploi des courants continus. Dans le but également de favoriser la résorption du sang épanché, on a prescrit les frictions mercurielles associées à l'iodure de potassium à doses de 4 à
Fig. 125.
Néoinembranes du corps vitré et de la rétine (Leber).
6 grammes par jour, et, ce qui doit être considéré comme une arme à deux tranchants, les injections sous-culanées de pilocarpine (S milligrammes à 1 centigramme). Contre les poussées nouvelles, on aura recours aux injections sous-cutanées d'ergotine.
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