I. — ÉLONGATION DU NERF OPTIQUE
Après avoir écarté les paupières, de Wecker conseille d'inciser la conjonctive le long du bord interne de la cornée sur une longueur de 2 centimètres, de dégager et de charger sur le crochet le tendon du muscle droit interne d'y passer un fil avant de le sectionner ; puis, décollant la capsule de Tenon avec une spatule mousse recourbée, il va sentir le nerf optique, autour duquel il passe successivement les deux branches de son double crochet de façon à le saisir dans un anneau véritable, qui permet une traction en avant très énergique. On n'a pas à craindre l'arrachement du tronc nerveux à son attache orbitaire, pas plus que sa rupture, mais il convient d'éviter que le crochet ne prenne point d'appui sur le nerf tout contre le globe, ce qui exposerait à sa rupture au niveau de la papille. Une fois la traction exercée, le double crochet retiré, le tendon et la plaie conjonctivale sont suturés et un pansement compressif et occlusif placé sur l'œil.
Certains préféreront agir par l'angle externe de l'œil, qui permet d'aborder plus facilement le tronc nerveux après incision de la conjonctive, section et décollement du muscle droit externe.
Bien que, d'après de Wecker, l'élongation du nerf optique soit le seul traitement, qui lui ait donné une amélioration parfois assez marquée et un arrêt dans la marche rapide de l'atrophie tabétique, cette opération en réalité est rarement pratiquée.