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L'efficacité de l'iridectomie, dans le traitement du glaucome, pour de Graefe, résulterait surtout d'une réduction de la surface sécrétante de l'humeur aqueuse ; pour Rowmann, de la mise en communication très large des chambres antérieure et postérieure, d'où l'évacuation plus facile de l'humeur aqueuse à travers la cornée ; pour Exner, d'une anastomose artificielle artério-veineuse au niveau du grand cercle irien, d'où une réduction de pression intraoculaire. Actuellement, en raison des résultats fournis par la sclérotomie, on tend à reconnaître que riridectomie agit par débridement de la coque scléroticale, ou mieux peut-être par l'établissement d'une cicatrice filtrante (de Wecker). La perméabilité plus grande au niveau du tissu cicatriciel en fait une véritable soupape de sûreté à l'égard de la pression intraoculaire : s'il présente trop peu de facilités pour l'écoulement des liquides, il se laisse distendre (cicatrice cystoide); si, à la longue, il devient imperméable, d'où la reproduction des accidents glaucomaleux, sa simple incision {cicatrisotomie ou ouïetomie), sans intervention directe sur l'iris, lui rend sa qualité première.
L'iridectomie, si elle est utile, peut parfois chez certains glaucomateux, être dangereuse ou insuffisante. Elle est dangereuse parce que son exécution présente des difficultés en rapport avec l'étroitesse ou l'absence de chambre antérieure, d'où le danger des blessures de la crislalloïde. Elle est dangereuse par la tendance au rapide écoulement de l'humeur aqueuse, d'où une détente brusque de la tension oculaire et des hémorrhagies dans la rétine et le vitré ou la luxation du cristallin. De là l'indication de recourir à une sclérotomie préalable pour rétablir une chambre antérieure, pour diminuer la tension oculaire, et de là aussi la nécessité d'une correction très grande dans la technique opératoire.
Tandis que dans le glaucome aigu non hémorrhagique, riridectomie est sûrement et définitivement curative, dans les formes chroniques, principalement dans le glaucome simple, un certain nombre de cas échappent à son action salutaire, ou celle-ci ne persiste pas longtemps. De là donc l'utilité de recourir parfois à la sclérotomie, non plus comme opération préparatoire de l'iridectomie, mais à la place de celte dernière. La sclérotomie remplacera l'iridectomie : 1° dans le glaucome chronique simple avec peu d'exagération de tension, large chambre antérieure, et bonne action des myo tiques, surtout dans les cas anciens avec grande réduction du champ visuel ; 2° dans le glaucome hémorragique ; 3° après une première iridectomie restée ou devenue inefficace (alors cicatrisotomie) ; 3° pour faire disparaître les symptômes du glaucome intermittent et les douleurs du glaucome absolu. Enfin, dans certains cas, on pourra, comme dernière ressource, avoir recours à la ponction équatoriale. (Voir Chirurgie du globe oculaire.)