PARALYSIE DU PATHÉTIQUE OU DU GRAND OBLIQUE
Congénère du droit inférieur en lant qu'abaisseur, le grand oblique devient son antagoniste comme abducteur et rotateur en dedans. Les paralysies de ces deux muscles présentent des rapports analogues à ceux déjà signalés à propos des paralysies des droit supérieur et petit oblique.
La suppression d'action du grand oblique doit produire un strabisme supérieur, un peu convergent avec rotation en dehors, mais, en réalité, ce déplacement ainsi que la gêne apportée à la mobilité de l'œil sont peu prononcés.
L'attention est surtout attirée par l'attitude du malade qui, pour éviter la diplopie, porte la tête inclinée en bas et du côté du muscle paralysé, c'est-à-dire vers le côté sain ; autrement le malade place quelquefois les objets qu'il veut voir en haut et en dehors.
La diplopie, absente dans la.partie supérieure du champ visuel, s'accuse dans le regard en bas et en dehors du côté de l'œil malade, d'où une gêne très grande éprouvée par le patient, pour la marche par exemple. L'image fausse est la plus basse et l'écarté ment en hauteur augmente dans les mêmes conditions que l'écartement latéral. Les deux images sont homonymes, puisqu'il y a strabisme convergent, en plus l'image fausse converge vers la vraie par son extrémité supérieure; cette inclinaison latérale, comme l'écartement latéral, s'accentue dans l'abduction et diminue dans l'adduction (Gg. 396).
Enfin l'image fausse parait plus rapprochée, tout comme dans la paralysie du droit inférieur.
Le tableau suivant résume le diagnostic des paralysies :
Du grand oblique :
1 . Strabisme supérieur, mais convergent avec rotation en dehors.