‹ Traité élémentaire d'ophtalmologieChapitre 355 sur 443 · VI. - OPHTALMOPLÉGIE ORBITAIRE · texte numérisé non relu

VI. - OPHTALMOPLÉGIE ORBITAIRE

L'on peut admettre qu'un phlegmon non suppuré du tissu cellulaire rétro-bulbaire se propage aux gaines musculaires et aux muscles euxmêmes et par suite entrave les mouvements du globe. Alors sa musculature intérieure est restée intacte et, de plus, le petit oblique, en raison de sa situation dans la partie extérieure de l'orbite, peut échapper à la lésion, d'où l'intégrité de ses fonctions. C'est, croyons-nous, donner trop d'extension au mot ophtalmoplégie que de s'en servir pour désigner cette affection qui cliniquement se caractérise par une légère exophtalmie, l'immobilité du globe (sauf le petit oblique), l'intégrité des mouvements de l'iris et de l'accommodation, sou vent l'amblyopie ou la cécité, et enfin une douleur très vive quand on repousse l'œil dans l'orbite.

L'on peut encore discuter la valeur du terme ophtalmoplégie orbitaire appliqué aux paralysies simultanées des trois nerfs moteurs d'un œil, causées par une lésion in tra-orbi taire. Il semble plus logique d'admettre qu'il s'agit de paralysies multiples, qui en général sont causées par la

compression ou l'envahissement des nerfs par un néoplasme voisin de la fente sphénoïdale. Le globe de l'œil est en exophtalmie directe ou latérale; ses mouvements sont plus ou moins gênés, et comme le néoplasme comprime les vaisseaux et les nerfs sensitifs de l'orbite, on note de l'œdème de la paupière supérieure, du chémosis, et le patient accuse des douleurs orbitaires profondes et de la céphalée.

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