‹ Traité élémentaire d'ophtalmologieChapitre 38 sur 443 · SYPHILIS DE LÀ PAUPIÈRE · texte numérisé non relu

SYPHILIS DE LÀ PAUPIÈRE

Enfin les gommes syphilitiques peuvent se développer dans les paupières. G* est dans la région tarsienne qu'elles élisent domicile, de sorte qu'il est facile de les prendre pour des chalazions, leur volume étant à peu près le même. Quelques signes cependant aident à les différencier. C'est presque toujours dans la paupière inférieure qu'elles se développent près du bord orbitaire du tarse. Le chalazion, au contraire, se trouve près du bord ciliaire, les glandes de Meibomius ne descendant guère plus bas que la région moyenne du tarse. Le chalazion est plus ou moins arrondi, la gomme ovoïde. Le premier n'a que des mouvements très limités sous le doigt, la seconde, au contraire, jouit d'une mobilité extrême dans le tissu cellulaire et est difficile à fixer. Enfin la gomme a une tendance très grande à s'ulcérer, et la réparation est très longue à se produire.

Le traitement général est celui de la période syphilitique à laquelle appartient la lésion que l'on soigne.

Localement, dans le cas d'ulcère, on fera des applications de compresses trempées dans une solution de sublimé à 1/1000. On pourra aussi saupoudrer l'ulcère de calomel, ou l'enduire de pommade au précipité rouge à 1/20°. S'il a une trop grande tendance à se propager, on le cautérisera au nitrate d'argent.

Page 1