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V. - DILATATION DU CANAL NASAL

Le cathétérisme du canal nasal, pratiqué de bas en haut en introduisant une sonde de Gensoul par son orifice inférieur, est tout à fait

Fig. 420.

Stylet bi conique de Weber.

abandonné. On agit en faisant pénétrer la plus fine des six sondes de Bowmann (diamètre variant de 1/6 à 1 millimètre environ) comme il

Fig. 421.

Cathétérisme du canal nasal.

a été dit, dans le canal lacrymal supérieur ou inférieur. Lorsque son extrémité est arrivée dans le sac tout contre la paroi interne, on donne

à sa tige métallique la direction du canal nasal, c'est-à-dire que son pavillon est amené en regard de la tête du sourcil, puis une légère pression suivant la direction indiquée suffit pour faire arriver la sonde dans la fosse nasale, ce qu'indique souvent la sortie d'une goutte de sang, lorsque le malade se mouche. Si Ton juge à propos de dilater le canal, d'y introduire les plus grosses des sondes de Bowmann,il est d'ordinaire indispensable d'inciser le canal lacrymal. De même Ton doit fendre le canal lacrymal supérieur et débrider largement son orifice dans le sac si l'on se propose de pousser dans le canal nasal le stylet biconique de Weber, dont la résistance permet de pratiquer la dilatation forcée. Galezowski pratique également cette dilatation forcée avec son dilatateur qu'il introduit dans le canal nasal à la façon d'une sonde ordinaire, puis il en ouvre fortement les valves en le retirant.

Dans certains cas, il paraît indiqué de fendre les replis muqueux du canal nasal et d'inciser la couche caverneuse sous-muqueuse. A cet effet on se sert du couteau de Stilling, dont la lame longue de 15 millimètres,

QQUIN

Fig. 422.

Couteau de Stilling.

triangulaire, mesure à sa base 3 millimètres et à son sommet mousse 3/4 de millimètre. Après avoir incisé le conduit lacrymal, l'opérateur enfonce la lame du couteau jusqu'au talon, puis la retirant, il la repousse à quatre ou cinq reprises pratiquant chaque fois une nouvelle incision des tissus. Le passage d'une grosse sonde permet ensuite de constater la perméabilité du canal.

La dilatation permanente ne constitue plus qu'un procédé de traitement exceptionnel. Au clou en plomb à grosse tète de Scarpa, à la canule de Dupuytren, au clou à tête découpée de Richet, Galezowski préfère de petites sondes de différentes dimensions en forme de crosse destinées à être laissées en place dans le canal nasal. Leur crosse, comme la tête des anciens clous, empêche leur chute dans la fosse nasale.

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