‹ Traité élémentaire d'ophtalmologieChapitre 42 sur 443 · MILLET DE LA CONJONCTIVE · texte numérisé non relu

MILLET DE LA CONJONCTIVE

On peut trouver la conjonctive, surtout à la paupière inférieure, parsemée de petits points blanchâtres, opaques, faisant même légèrement saillie et qui, si on les presse ou si on les pique, parfois même

spontanément, donnent issue à une matière sébacée plus ou moins concrétée. C'est le millet de la conjonctive analogue à celui que nous avons décrit sur la peau. On donne aussi à cette petite tumeur le nom de comédon. Nous le décrivons au chapitre Paupière, parce qu'il est la conséquence d'une anomalie de sécrétion des glandes tarsiennes dont le contenu mélangé de cellules épithéliales et graisseuses s'accumule à l'intérieur de la glande.

Ces comédons, parfois disséminés en assez grand nombre, n'amènent que peu ou pas de réaction conjonctivale. Ils ne deviennent gênants qu'au moment, où prêts à sortir de la glande, ils font une légère saillie sur la muqueuse.

3° LITHIASE

Les glandes de Meibomius ne font pas parfois qu'agglomérer dans leurs poches les produits de leur sécrétion, il s'y mélange des dépôts de sels calcaires qui constituent la lithiase des paupières. Ce sont des petites concrétions blanches, transparentes, anguleuses, qui, tendant à se frayer un passage à travers le canalicule excréteur, viennent parfois faire saillie sur la muqueuse congestionnée tout au pourtour, et irriter le bulbe contre lequel elles frottent à la manière de corps étrangers.

Plus fréquente chez les personnes âgées qui ont eu plusieurs attaques de conjonctivite, la lithiase se rencontre spécialement chez les arthritiques.

Ces concrétions s'éliminent spontanément. Quand elles causent une trop grande irritation du globe, un coup d'aiguille sur la muqueuse, que l'on voit distendue et transparente à leur niveau, suffit pour les énucléer.

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