‹ Traité élémentaire d'ophtalmologieChapitre 80 sur 443 · XII. -EPITHELIOMA · texte numérisé non relu

XII. -EPITHELIOMA

En général, Vépithélioma de la conjonctive résulte de l'extension d'un cancroïde palpébral ; toutefois, il peut se développer d'emblée sur la muqueuse bulbaire au niveau du limbe cornéen. Ace niveau, le cancroïde au début se présente comme un petit bouton couvert par la conjonctive vascularisée, qui en impose pour un bouton de conjonctivite pustuleuse. Plus tard c'est une petite tumeur rougeàtre, bosselée, à surface papillaire, excoriée, sécrétant à peine un peu de liquide purulent. Le reste de la conjonctive jae présente aucun changement, sauf une légère hyperhémie. Plus tard encore, plusieurs petits boutons ulcérés se réunissent, se tuméfient, deviennent pâles et présentent une ulcération à bords irréguliers, à fond bosselé, comme infiltré par une masse pultacée rouge pâle. Tantôt leur marche est lente, tantôt plus rapide ; bientôt la cornée est envahie et finit par se perforer, tandis que la sclérotique est bien plus résistante. Le mal enfin peut détruire les paupières, tout le contenu de l'orbite et envahir le squelette.

Si le cancroïde a débuté par la paupière, on se conduira comme il a été indiqué précédemment. Quand la tumeur n'intéresse que la conjonctive, on excisera la membrane, dont on fermera la brèche après cautérisation au fer rouge, soit par une suture, soit par une greffe. Enfin, en présence d'un cancroïde qui a envahi l'œil, il ne faut pas hésiter à enlever cet organe, voire même à pratiquer le curage de l'orbite.

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